Augustin Jordan, né à Paris le et mort à Saint-Léger-sous-Beuvray le Relevé des fichiers de l'Insee, est un résistant français, compagnon de la Libération et diplomate. Il a notamment été ambassadeur de France en Pologne, puis en Autriche.

Biographie

Jeunesse et études Augustin Jordan est titulaire d'une licencié ès lettres et d'une licence de droit. Il est diplômé de l'École libre des sciences politiques.

Parcours militaire et professionnel Augustin Jordan devient le collaborateur de Louis Joxe au Centre d'études de politique étrangère et de Pierre Brossolette à L'Europe nouvelle de 1934 à 1937. Fin 1937, il part pour le Maroc pour assumer les fonctions de secrétaire général du Comité central des industriels. Mobilisé en 1939, il participe à la campagne des Ardennes. Démobilisé, il retourne au Maroc d'où il rejoint, via Tanger et Gibraltar, les Forces françaises libres à Londres en . Il travaille aux services civils de Carlton Gardens. En , il est affecté à la brigade FFL et participe à la campagne de Syrie en . En , il fait partie d'une unité qui est intégrée au Special Air Service (SAS) britannique. Les SAS français deviennent le French Squadron et ils se distinguent par des raids importants sur les arrières ennemis et sur les aérodromes allemands en Crète et en Libye. En , après la capture de leur commandant Georges Bergé, c'est sous les ordres d'Augustin Jordan que les SAS français opèrent en Cyrénaïque, détruisant au sol de nombreux appareils allemands et des dépôts de munitions. Commandant de la CIA, il est fait prisonnier le au cours d'un raid en Tunisie et est emprisonné dans le château de Colditz, où il retrouve Bergé. Il sera fait compagnon de la Libération par décret du .

Libéré en , il entre au Quai d'Orsay en . Après deux premiers postes à Athènes et à Bonn, il est nommé en 1954 directeur de cabinet de Christian Fouchet, ministre des Affaires tunisiennes et marocaines dans le gouvernement Mendès France. L'année suivante, il accède au poste de directeur de l'administration centrale du ministère des Affaires étrangères.

Il devient par la suite ambassadeur de France à Varsovie (1970-1973) puis à Vienne (1973-1975)..

Engagements politiques Membre du Cercle Renaissance et membre du comité d'honneur de La Voix des Français (une association anti-immigrationniste), il est aussi dans les années 1990 membre du Front national« Médaillés de la Résistance, de la France libre, compagnons de la Libération… Abécédaire, non exhaustif, des principaux anciens résistants ayant fondé ou rejoint le Front national, durant la présidence de Jean-Marie Le Pen » in Valeurs Actuelles, Hors-Série, n° 38, 7 mars 2024, p. 103. et membre du comité de soutien à Jean-Marie Le PenRevue bimensuelle du Front national, « Un héros français : Augustin Jordan. Des SAS à Le Pen », in Français d'abord !, 1ère quinzaine de mai 1997, n°257, p. 17.. Il déclare notamment, en vue des élections régionales de 1998 : « Comme en 1940, c’est la survie de la France qui est actuellement en jeu. Le Front national est le seul parti qui ait pris des positions fermes contre l’abandon de notre destin aux étrangers de Bruxelles et de Francfort, contre la paupérisation des familles françaises, contre l’immigration qui menace de nous submerger. C’est pourquoi je vous appelle instamment à voter pour les listes du Front national. »Cité par Jean-Claude Valla, in L'extrême droite dans la Résistance, éditions Dualpha,

collection « Les Cahiers Libres d’Histoire », 2000, 1ère partie, p. 13. Il déclare également dans le Figaro que « l'invasion de populations allogènes inassimilables condamnent inéluctablement la France et l'Europe à mort »Augustin Jordan, « Vers la disparition de la France », Le Figaro, 1er août 1997, Opinions, p. 9.. Après 1995, considérant que le président Jacques Chirac « trahit la France », il refuse systématiquement d'assister aux cérémonies commémorant l'Appel du 18 juin auxquelles il est invité en tant que compagnon de la LibérationRevue mensuelle du Front national, « Disparition d'Augustin Jordan », in Français d'abord !, mai 2004, n°390, p. 41..

Décorations

par décret du (4 citations) par décret du 3 aout 1946 (GB) (Allemagne) (1954).

Ouvrage Une lignée de huguenots dauphinois et ses avatars. Les Jordan de Lesche-en-Diois du - Éditeur Soprep - 1983.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Forces françaises libres de parachutistes d'infanterie de marine Special Air Service (SAS) Ordre de la Libération

Liens externes

Biographie sur le site de l'ordre de la Libération Archive vidéo de l'INA, 2002

Catégorie:Naissance en décembre 1910 Catégorie:Naissance dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Élève du collège Stanislas de Paris Catégorie:Élève de l'École libre des sciences politiques Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Personnalité de la France libre Catégorie:Ambassadeur de France en Pologne Catégorie:Ambassadeur de France en Autriche Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette Catégorie:Grand officier de l'ordre du Ouissam alaouite Catégorie:Décès en mars 2004 Catégorie:Décès en Saône-et-Loire Catégorie:Décès à 93 ans