Andreas Krieger, né Heidi Krieger le à Berlin, est un ancien sportif allemand, athlète spécialiste du lancer du poids qui a remporté les championnats d'Europe d'athlétisme 1986 dans l'équipe féminine du SC Dynamo Berlin avant sa transition à la suite d'un dopage intensif.
Carrière sportive Andreas Krieger, né femme et alors connu sous le nom de Heidi Krieger (son nom de naissance), commence l'athlétisme à l'âge de , en s'inscrivant à l’École sportive des enfants et de la jeunesse de Berlin, en RDA, affiliée au puissant club sportif du Dynamo, patronné par la STASI. À partir de ses 17 ans, l'athlète est traité à son insu avec des anabolisants (Oral-Turinabol) par des responsables et médecins sportifs est-allemands..
La médaille d'or lui est attribuée aux championnats d'Europe féminins de 1986. avec un jet de . Cette médaille a été rendue mais le nom de Heidi Krieger figure encore dans les bilans officiels de l'athlétisme européen.
Conséquences du dopage subi À la suite de l'apparition de caractères sexuels secondaires masculins — une taille de et une masse de — résultant de la prise de stéroïdes anabolisants, l'athlète prend la décision de changer officiellement de genre en 1997, et effectue une chirurgie de réattribution sexuelle.
Avec d'autres victimes du système sportif mis en place en RDA, Andreas Krieger a poursuivi le président des Fédérations sportives de RDA, Manfred Ewald, pour dommages corporels.. Les victimes réclament un dédommagement de chacune. Manfred Ewald a été condamné à une peine de prison avec sursis.
Carrière dans l'entreprenariat Andreas Krieger est entrepreneur à Magdebourg. En 2002, il a épousé l'ex-nageuse Ute Krause qui avait été contrainte au dopage par ses entraîneurs. Il a des problèmes de santé depuis son retrait du sport. Un film documentaire ukrainien réalisé en 2008, Dopage, la fabrique des champions (Допинг. Фабрика чемпионов), retrace l'histoire d'Andreas Krieger, son épouse et leur fille.
Dans le cadre de la Course de la flamme pour les droits de l'homme Andreas Krieger et sa femme se sont prononcés contre le déroulement des Jeux olympiques à Pékin en 2008 si la Chine ne changeait pas significativement sa politique contraire aux droits de l'homme.
Krieger se bat encore pour que ses records, surtout ceux établis dans la catégorie junior, soient effacés des listes officielles Dopingopfer gegen Leichtathletikverband: Schummel-Rekorde bleiben, Thomas Purschke, taz.de, 13 septembre 2012. Consulté le 2 février 2015..
Depuis 2000, la médaille Heidi Krieger est attribuée par l'association d'aide aux victimes du dopage de Weinheim à des personnes qui se sont illustrées dans le combat contre le dopage dans le sport.
Notes et références
Liens externes
Article dans le Journal des médecins TimesOnline - How blue pills turned Heidi Krieger into a man Oliver Brown, The person who pays for everything is the athlete sur The Daily Telegraph, le . Luke Harding, Forgotten victims of East German doping take their battle to court sur The Guardian, le . Jere Longman, Drug testing; East German Steroids' Toll: 'They Killed Heidi’ sur The New York Times, le . .
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