Le mont Tmole (en grec : ; en latin : Tmolus) Tmolos, Tmolus ou TimolusTimolus cité dans , V, 30, La Lydie. est une montagne de Lydie, dans l'Ouest de la Turquie, à la limite des provinces turques actuelles de Manisa et d'İzmir, séparant les bassins des fleuves Küçük Menderes (Caÿstre) au sud et Gediz (Hermos) au nord.

Cette chaîne de montagnes s'appelle actuellement Boz Dağlar en turc (« montagnes argentées/grises »). Elle s'étend sur environ du golfe d'İzmir à la plaine d'Alaşehir. Ce massif est célèbre en raison de la rivière Pactole qui y prend sa source, tout comme un autre cours d'eau connu depuis l'Antiquité : le fleuve Caystre dont la source se situe sur la face orientale de son point culminant. Théophraste, dans son Traité des pierres, rapporte que chez les Lydiens, le mot bašan désignait des pierres que l'on trouvait dans le lit du Tmolos et qui servaient à établir le titre de l'or.

Mythologie D'après Plutarque, le mont Tmole s'appelait Carmanorion (en grec ancien : ), du nom d'un fils de Dionysos, qui mourut de la blessure que lui fit un sanglier à la chasse. Son nom de Tmolos lui vient d'un roi de Lydie appelé Tmolos, fils d'Arès tombé amoureux d'une nymphe, Arrhipé, qu'il viole dans un temple d'Artémis. La nymphe se suicide et la déesse Artémis punit le coupable qui s'empale sur des pieux acérés. Le fils du roi donne le nom de son père à la montagne pour l'honorer.

Richesses du mont Tmole vignette|Vue du mont Bozdağ, dans la province d’İzmir.

Dans l'Antiquité Minéraux Les auteurs grecs et latins ont célébré les richesses du mont Tmole. La richesse en or, ou plus précisément en électrum a fait la réputation de la montagne et du Pactole, mais dès le cette ressource était épuisée, XIII, 4, La Mysie et la Lydie, §5.. La région fournissait un autre minerai que Strabon (-avant 25 ) appelle pseudargyrePseudargyre, en grec moderne le mot désigne le zinc (Zn) (c.f. ψευδάργυρος), mais on discute de savoir s'il s'agit de zinc ou de cuivre arsénié (moins de 5 % d'arsenic qui rend le cuivre blanc). Voir . (en grec : , pseudo-argent) à l'état natif|, XIII, 1, La Troade §56.. Plutarque de Chéronée fait aussi état d'un minéral merveilleux qu'il appelle arurophylax (en grec : arouraphylax, , « gardien de la terre (labourée) » ?) :

Un autre produit merveilleux du mont Tmole, au dire de Plutarque, est la plante dont les fleurs sont couleur de pourpre, appelée chrysopole (en grec : χρυσοπόλη) qui aurait permis aux Lydiens de reconnaître l'or des alliages :

Produits agricoles La montagne était réputée pour être giboyeuse. C'est au cours d'une partie de chasse que le roi Tmolos a eu son aventure.

D'après le poète latin Virgile, le mont Tmole était aussi une source de safran : « Ne vois-tu pas comme le Tmolus nous envoie ses crocus odorantsCrocus odorants : le safran provient des trois stigmates du pistil du Crocus sativus. », et de vins réputés.

Notes et références

Annexes Articles connexes Liste des sommets ultra-proéminents d'Asie Tmolos Pactole Caïque Caystre

Bibliographie 414

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