La rue Riquet est une rue longue de située en grande partie dans le  arrondissement de Paris et qui se prolonge dans le  arrondissement en enjambant les rails de chemins de fer arrivant de la gare de l'Est grâce au pont de la rue Riquet.

Situation et accès C’est une rue étroite et à sens unique sur la quasi-totalité de sa longueur, elle n’est plantée que d’une dizaine d’arbres entre les numéros 50 et 58.

Elle est desservie par les stations de métro Riquet de la ligne 7 (l'entrée se situe dans le arrondissement à l'angle entre la rue Riquet et l'avenue de Flandre) et Marx Dormoy de la ligne 12 (l'entrée se situe dans le à l'angle de la rue de la Chapelle et de la rue Riquet).

Voies croisées

Origine du nom

La rue porte ce nom en hommage à Pierre-Paul Riquet, baron de Bonrepos, ingénieur français qui a permis la réalisation du canal du Midi dans le Sud de la France entre la Garonne et la mer Méditerranée.

Historique

Cette voie des anciennes communes de la Villette et de la Chapelle se nommait précédemment « rue de la Tournelle » et par la suite « rue des Tournelles, . ».

Elle est indiquée sur le plan de Charles Inselin en 1707 et sur celui de plan de Roussel de 1730, comme un lieu-dit à l'angle du chemin d'Aubervilliers.

La Chapelle avait gardé son identité villageoise pendant des siècles, centrée autour de Saint-Denys de la Chapelle et l'ancêtre du marché de La Chapelle. Lors du rattachement de la commune à Paris en 1860, le quartier est complètement transformé: de nouvelles rues sont créées et des édifices hausmanniens sont bâtis. La « rue des Tournelles », qui était un chemin le long du marché aux bestiaux, disparaît.

Avec les transformations de Paris sous le Second Empire, la rue Riquet résulte de la réunion, en 1865 : de la « rue du Havre », anciennement « rue Notre-Dame » (en 1758), comprise entre le quai de la Seine et l'avenue de Flandre ; de la « rue de la Chapelle », anciennement « rue de la Religion » (en raison de la présence du couvent de Sainte-Périne), comprise entre l'avenue de Flandre et la rue d'Aubervilliers ; de la « rue de la Tournelle », comprise entre la rue d'Aubervilliers et la rue de la Chapelle.

Le , durant la première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose aux rue Riquet.

Le , un commando de cinq malfaiteurs prenait d'assaut un convoi de transport de fonds à l'angle de la rue Pajol. Deux policiers du commissariat du et un convoyeur décédaient sur place..

Un garage-concessionnaire qui était situé au a pris feu en . Cet incendie dévastateur, qui a entièrement détruit la structure, a entraîné la mort de deux pompiers en reconnaissance lorsque le bâtiment s'est effondré sur eux. Un immeuble d'habitation et une crèche ont été construits à sa place, tous deux ouverts au quatrième trimestre 2012.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Un commissariat UPQ (unité de police de quartier), installé au 3, rue Riquet. Angle rue Riquet et avenue de Flandre : emplacement du couvent Sainte-Périne. À ce même endroit se situait le moulin à vent Brier (nom du propriétaire au XVII siècle), à proximité de la croix Mouton. Sur un acte de 1674, il est appelé « moulin Fannet ». Il existait un marché couvert : le marché Riquet situé au 40-42 de la rue et faisant l'angle avec la rue Archereau (qui malgré les efforts n'a cessé de péricliter pendant plusieurs années. Il a fermé en 2010). Depuis , le bric-à-brac d'Emmaüs Défi a pris sa place. Restent dans la rue plusieurs petits commerces (librairie, pharmacies, magasins d'alimentation, restaurants, boulangerie, marchands de journaux…) en majorité situés du côté du , ainsi que deux synagogues près de l'avenue de Flandre. On trouve, depuis 2007, un espace vert appelé « jardins d'Éole », inauguré le , et délimité au nord par la rue Riquet, à l'est par la rue d'Aubervilliers, au sud par la rue du Département, et à l'ouest par les rails de chemins de fer. Un espace culturel, le Cent Quatre ouvert le , au 104 de la rue d'Aubervilliers, situé dans les anciens locaux de la compagnie des pompes funèbres de Paris. Les Orgues de Flandre (aussi appelées « cité des Flamants »), un ensemble de bâtiments d'habitation, construit entre 1973 et 1980 par l'architecte allemand Martin Schulz van Treeck.

Références

Voir aussi Articles connexes Liste des voies de Paris Liste des voies du arrondissement de Paris

Catégorie:Rue dans le 19e arrondissement de Paris Catégorie:Voie de l'ancienne commune de La Chapelle Catégorie:Voie à Paris s'étendant sur deux arrondissements Catégorie:Voie de Paris se référant à un nom d'homme