Jean-Paul Laurens, né le à Fourquevaux et mort le à Paris, est un peintre, graveur et sculpteur français. Il est réputé pour ses scènes historiques.
Biographie vignette|redresse|Jean-Paul Laurens en 1914, agence de presse Meurisse. Élève à l’École supérieure des beaux-arts de Toulouse, Jean-Paul Laurens entre à l’École des beaux-arts de Paris où il est l’élève de Léon Cogniet et d’Alexandre Bida. Sa peinture est représentative de la peinture d'histoire à la fin du . Par ailleurs, les prises de position politiques que constituent ses peintures le différencient d'autres collègues.
Il habite rue Taranne à Paris en , à la naissance de son fils aîné.
De convictions républicaines et d’un anticléricalisme affiché, Laurens a collaboré en au Philosophe de Charles Gilbert-Martin, journal satirique condamné par la justice du Second Empire. Dans ses tableaux, il traite essentiellement des sujets à la fois historiques et religieux, mis en scène de manière dramatique et servis par une technique d’un grand réalisme. Il maîtrise parfaitement la représentation des espaces vides, ce qui donne à nombre de ses tableaux une forte puissance suggestive : ainsi dans l'Excommunication de Robert le Pieux, peut-on imaginer le vide qui se fait autour de Robert le Pieux de par le premier plan créant une béance entre le spectateur et le sujet comme sur une scène de théâtre, ou préfigurant un cadrage cinématographique.
Laurens est aussi l’auteur de grands chantiers publics : la Voûte d'acier à l'hôtel de ville de Paris, La Mort de sainte Geneviève au Panthéon de Paris, François et Marguerite de Navarre, sa sœur, visitent l'imprimerie de Robert Estienne en 1899 à la bibliothèque de la Sorbonne, le plafond du théâtre de l'Odéon en 1888 (il a été remplacé en 1965 par celui d'André Masson), la salle des Illustres au Capitole de Toulouse, la coupole et le foyer du théâtre municipal de Castres. Dessinateur hors pair, il illustre notamment les Récits des temps mérovingiens d'Augustin Thierry.
Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en .
C'est un enseignant apprécié de ses élèves à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, et à l’Académie Julian où il enseigne aux femmes peintresFemina n° 50 du 15 février 1903..
Il a deux fils peintres, Paul Albert Laurens (1870-1934) et Jean-Pierre Laurens (1875-1932), nés de son union en à Paris avec Madeleine Villemsens, et qui seront tous deux également enseignants à l’académie Julian.
Il entretient des liens d'amitié avec la famille d'André Gide, avec Charles Péguy et Auguste Rodin, qui réalisa en , en remerciement de son appui lors de la polémique du prétendu surmoulage de sa statue L'Âge d'airain, un buste du peintre, dont une épreuve en bronze est conservée au musée des Augustins de Toulouse. L'écrivain Ferdinand Fabre a écrit une biographie de son ami Jean-Paul : Le Roman d'un peintre.
En 1872, il fait bâtir un manoir de style éclectique à Yport en Seine-Maritime, le manoir Laurens, par l'architecte Georges Diéterle, et en 1903, son hôtel particulier au 5, rue Cassini dans le Centre d’archives d’architecture du à la Cité de l’architecture et du patrimoine, Institut français d’architecture : Fonds Louis Süe, 30 IFA, Fonds Louis Süe, 30 IFA, n° d'inv : 30/08, 30/09 et 30/12. par l'architecte Louis SüeCondisciple architecte décorateur de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris., où il résida jusqu’à sa mort en Archives de Paris , acte de décès , année 1921 (page 3/31).
Hommages Le collège d’Ayguesvives, ainsi qu’une place d’Yport, village où il avait fait construire une vaste maison à partir de , portent son nom.
Œuvres
Peinture