Le service du train dans l'armée napoléonienne est un corps militaire constitué d'unités chargées du transport logistique des approvisionnements, équipements et munitions - train des équipages et du génie - et du convoyage des pièces et du charroi d'artillerie - train d'artillerie - qui servirent au sein de l'armée française sous le Premier Empire, tant dans la Garde impériale que dans l'armée de ligne. D'autres composantes de la « Grande Armée » disposaient également d'un charroi qu'elles géraient toutefois par elles-mêmes sans l'appui d'un service du train, tel le service sanitaire et la maison militaire de l'Empereur (équipages impériaux).

Le service du train ne forme pas un corps unique à l'époque napoléonienne mais est en fait constitué de plusieurs « branches », tant dans la Ligne que dans la Garde Impériale : service « général » du train (train des équipages), train d'artillerie et train du génie. Le train d'artillerie est créé en 1800, celui du génie en 1806 et le « train des équipages » (logistique générale) en 1807. Dans la Garde, le train d'artillerie est l'héritier du service créé en 1800, le train d'équipage de la Garde n'étant constitué qu'en 1811.

Origine Pensée militaire napoléonienne et intendance militaire

Le 17 ventôse an X (), une réorganisation administrative détache la gestion de l'intendance et de la logistique des armées des compétences du ministre de la Guerre pour la confier à un ministère de l'Administration de la Guerre. À ce nouveau ministère seront adjoints un intendant général de la Grande Armée et un directeur général des revues et de la conscription, auxquels seront subordonnés des « commissaires de guerre » et des « inspecteurs aux revues ».

Création des unités de train

Col. H.C.B. Rogers, Napoleon's Army, cité in Charles S. Grant, Wagons roll, Military Modelling, May 1986 issue, ..

Napoléon en donne ainsi l'organisation qu'il lui souhaite : Correspondance dd 06 mars 1807, citée in: Fondation Napoléon: 1807 : Tous les événements qui ont fait l'année.

Un décret impérial signé le au quartier général d'Osterode en province de Prusse-Orientale sanctionna cette décision. Il est à noter cependant que Bonaparte, après avoir expérimenté lors de la campagne d'Égypte de 1798 la militarisation des transports, avait dès 1800 en sa qualité de Premier Consul créé un premier « train d'artillerie », constatant déjà l'insuffisance des soumissionnaires civils dans le domaine du charroi militaire pour ce qui concernait le convoyage des pièces d'artillerie.

Armée de ligne Train d'artillerie

Uniformes .

Train du génie Un premier bataillon du train du génie est créé dès 1806. En 1810, le train du génie compte six compagniesL'Almanach impérial pour l'année 1810, chapitre VIII, section III. Uniformes

Train des équipages Ce paragraphe est extrait de l'article consacré au train dans l'armée française, section « Historique ».

Uniformes

Garde impériale Train d'artillerie

Un « train d’artillerie de la garde des consuls », placé sous les ordres du capitaine Devarenne, existait déjà avant la création de la Garde impérialeL'armée française en 1803-1804.. Le train d'artillerie de la Garde, héritier de ce dernier, comprenait six compagnies formant un bataillon en 1806. L'effectif passe à huit compagnies en 1812. Pendant les Cent-Jours, le train est réorganisé en un escadron de huit compagnies.

Uniformes

Train des équipages Uniformes

Génie Le Génie de la Garde impériale gérait lui-même son charroi et ne disposait donc pas d'un service du train qui lui fut attaché.

Chevaux et équipements Chevaux

Matériels

Les pièces d'artillerie étaient en général tractées par quatre chevaux menés par les hommes du train montés « en postillons » sur les chevaux de la gauche de l'attelage. Les munitions étaient transportées dans des caissons contenant de à boulets et de à mitraille, ceux-ci étant au nombre de selon le calibre de la pièce.

Équipages impériaux

Service sanitaire

Les services du train en campagne Comme déjà évoqué supra, l'on sait que Napoléon s'intéressa personnellement aux questions de logistique et d'« économie militaire » dès l'époque du Consulat et l'on retrouve trace de son attention et de son intérêt quant aux approvisionnements adéquats en équipements et en munitions de ses armées en campagne au travers des nombreuses instructions relatives à ces aspects des opérations militaires données dans sa volumineuse correspondance publiée plus tard dans le siècle sur ordre de Napoléon III, de nombreux décrets impériaux attestant également de ce souci des questions d'intendance militaire. Campagne de Russie (1812)

La logistique revêt un caractère primordial lors de la campagne de Russie de 1812. Sept mille conducteurs du Train de la Grande Armée partent de Prusse, constituant 16 bataillons à 6 compagnies, ainsi que le bataillon du Train de la Garde. Pour mener à bien cette entreprise, ls emportent avec eux une très grande quantité de matériel, avec pas moins de . Lors de l'arrivée à Moscou, seuls 7 bataillons parviennent au complet, accompagnés de 800 voitures.

Lorsque Napoléon décide de quitter Moscou et d'engager la retraite, les conducteurs du Train vont partager le triste sort des soldats. Au retour en Prusse, ont été tués lors d'affrontements, de maladie ou disparus. Seuls 100 chevaux repassent le Niemen, pas une seule voiture ne revient. Le Train de la Grande Armée cesse alors d'exister. Sur les 17 bataillons engagés, 12 bataillons ont complètement disparu.

Cent Jours (1815)

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie

.

. (extraits)

Articles connexes Aspects économiques et logistiques des guerres napoléoniennes Logistique militaire

Liens externes

Uniformes Train des équipages Train des équipages pendant les Cent-Jours

Catégorie:Armée napoléonienne Catégorie:Unité de logistique française Catégorie:Unité de soutien française