Le réseau du Vivarais de la compagnie de chemins de fer départementaux (CFD), était un réseau de chemin de fer à voie métrique qui desservait les départements de l'Ardèche et de la Haute-Loire.

Ce réseau a été concédé au titre de l'intérêt général.

L'ensemble du réseau mesurait .

Les gares de Tournon, La Voulte-sur-Rhône, Dunières et Lavoûte-sur-Loire étaient communes avec le PLM. Le chemin de fer assurait un important trafic de transbordement avec le grand réseau.

Les locomotives tractaient des trains mixtes, c'est-à-dire transportant à la fois des voyageurs, des marchandises (essentiellement du bois) et le courrier postal.

vignette|350x350px|Plan du réseau des CFD du Vivarais.

Histoire

Le premier réseau

Un ensemble de trois lignes est déclaré d'utilité publique le dans le cadre d'une convention entre les CFD, le département de l'Ardèche et celui de la Haute-Loire et forme le premier réseau.

ligneslongueurdate d'ouverturefermetureLavoûte-sur-Loire - Yssingeaux 22,1 km9 novembre 189028 février 1952Tournon - Lamastre 32,6 km12 juillet 189131 octobre 1968La Voulte-sur-Rhône- Le Cheylard 47,5 km13 septembre 189131 octobre 1968

Le second réseau

Une convention a été signée le . entre le département de l'Ardèche, celui de la Haute-Loire et les CFD pour la constitution d'un deuxième réseau. Le suivant étaient déclarées d'utilité publique les trois lignes suivantes : ligneslongueurdate d'ouverturefermetureLe Cheylard - Yssingeaux, via Saint-Agrève64,9 km 1902 et 190328 février 1952 31 octobre 1968Lamastre - Le Cheylard19,6 km 11 juillet 190331 octobre 1968Raucoules-Brossettes à Dunières9,9 km21 septembre 190231 octobre 1968 Le second réseau reliait entre elles les trois lignes isolées du premier réseau. Ces lignes étant situées dans des régions d'altitudes différentes et à la topographie difficile, il fallait s'affranchir d'importants obstacles géographiques naturels. De nombreux ouvrages d'art durent être construits.

La ligne Le Cheylard - Yssingeaux, sera ouverte en trois étapes ligneslongueurdate d'ouverturefermetureYssingeaux - Saint-Agrève43,9 km 21 septembre 190228 février 1952 31 octobre 1968 Le Cheylard - Saint-Julien-Boutières12,7 km 7 décembre 190231 octobre 1968Saint-Julien-Boutières - Saint-Agrève10,7 km 29 mai 190331 octobre 1968

En outre, la création d'une ligne du Cheylard à Aubenas par Le Chambon, Mézilhac, Laviolle, Entraigues, Vals et La Bégude est concédée par l'État à la Compagnie de chemins de fer départementaux par une convention signée entre le ministre des Travaux Publics et la compagnie le . Cette convention est approuvée par une loi le qui déclare la ligne d'utilité publique à titre d'intérêt général.. Cette ligne n'a jamais été réalisée.

Fermeture du réseau

Le réseau a été fermé en deux étapes : le pour la ligne Raucoules - Yssingeaux - Lavoûte-sur-Loire le pour les lignes Cheylard - Dunières, Cheylard - Tournon et Cheylard - La Voulte-sur-Rhône.

Lignes vignette|La gare d'échange de Dunières au début du Lavoûte-sur-Loire - Yssingeaux - Raucoules Brossettes () La Voulte-sur-Rhône - Le Cheylard () Tournon - Lamastre - Le Cheylard () Dunières - Saint-Agrève - Le Cheylard ()

Infrastructure

Le tracé des lignes vignette|Le viaduc de Bonpas, sur la ligne du Cheylard à Saint-Agrève. vignette|La gare de Lapte, sur la ligne Raucoules_Brossettes - Lavoûte-sur-Loire L'ensemble des lignes comportait 57 viaducs et 8 tunnels. Le réseau du Vivarais est le premier des CFD, pour le nombre d'ouvrages d'art. La ligne Tournon - Lamastre empruntait la vallée du Doux La ligne La Voulte sur Rhône - Le Cheylard empruntait la vallée de l'Eyrieux La ligne Le Cheylard - Saint Agrève empruntait également cette vallée, puis remontait sur les contreforts de la vallée de l'Aiguenerre, un des affluents de l'Eyrieux. La ligne Lamastre - Le Cheylard empruntait la vallée de la Sumène et redescendait dans le bassin de l'Eyrieux, après avoir franchi le tunnel des Nonières à 760m d'altitude.

Dépôt et ateliers Les ateliers principaux se trouvaient au Cheylard, centre du réseau. Ils comprenaient un bâtiment de trois voies avec atelier complet et une remise pour voitures. Avec l'arrivée des autorails, diverses modifications sont faites pour agrandir la surface couverte. Un atelier et un dépôt réservé aux autorails sont installés dans l'ancienne remise pour voitures.

Il existait des dépôts à Tournon, Yssingeaux et La Voulte-sur-Rhône, correspondant à chaque ligne du premier réseau et constitués d'une remise à deux voies. Il existait à tous les terminus des remises à une voie. La gare de Tence, considérée comme terminus en cas d'enneigement, possédait également une remise.

Matériel roulant

vignette|Locomotive Mallet 020-020 N°63 vignette|droite|Locomotive Mallet n°401 vignette|Locomotive Mallet N° 403 vignette|Locomotive série 321 à 325 construite par la SACM à Belfort vignette|Locomotive Mallet 030-030 N°414 du CFD-Vivarais, sur une plaque tournante de la ligne Tournon-Lamastre

Le matériel du premier réseau Pour la construction du réseau, 3 locomotives ont été commandées et réceptionnées. Elles ont également tractées les premiers trains :

• type 030t Pinguely, n°81 à 83.

À l'ouverture du premier réseau, la traction des trains est confiée à des locomotives de type: type 130 construites par Fives Lille, n° 57 à 62machines identiques au type Charentes Mallet 020-020, construites par la SACM, n° 45 à 48 et 63 à 64, dont c'est l'une des premières apparitions en France. Dans la tradition CFD, les voitures voyageurs sont à portières latérales.

Le matériel du second réseau Pour le second réseau, et devant le succès des Mallet 020 020, les CFD essaient un prototype une Mallet 030-030, à six essieux moteurs, n° 401 construites par SLM Winterthur, en 1902. Le succès de ces essais entraineront la réalisation d'une série de quatre machines complémentaires. quatre Mallet 030-030, n° 402 à 405, construites par SLM Winterthur, en 1903

Le matériel complémentaire vignette|Locomotive 406 à Lamastre Le matériel moteur complémentaire se constitue de

locomotives à vapeur (livrées par suite de l'augmentation du trafic), Mallet 030-030, n° 406 à 408, construites par SLM Winterthur, en 1905 Mallet 120-020, n° 321 à 325, construites par la SACM, en 1909 autorails à partir de 1935 De Dion 201 à 207 Billard A 150 D, numéros 211 à 214 Billard, numéros 221 à 224 locotracteurs diésels à partir de 1948. tracteur X, construction CFD-Montmirail tracteur Y, construction CFD-Montmirail tracteur 13, construction CFD-Montmirail Le matériel remorqué complémentaire se compose de voitures voyageurs modernes, voitures à bogies et plates-formes extrêmes fermées AAB 1609-1612, CCC 1658-1662, Fourgons à bagages DDif 2601-2612, DDif 2626-2627 wagons de marchandisesCe matériel était rendu nécessaire par une augmentation de trafic.

Ambulant postal vignette|droite|Timbre à date crénelé d'ambulant postal sur la partie de Saint-Agrève à La Voulte daté du 8 août 1908. Un service d' ambulant postal a fonctionné sur cette ligne avant la guerre 14. Les lettres étaient déposées dans les gares et, dans le train, un employé oblitérait la lettre avec un timbre à date rond à créneaux, typique des cachets d'ambulants postaux français du début du XXè siècle. Réouverture de deux sections Deux sections ont été conservées : La ligne Tournon - Lamastre, remise en service dès 1969 par la Société des Chemins de Fer Touristiques et de Montagne (CFTM) issue d'un groupe d'amateurs lyonnais. Elle est exploitée par le chemin de fer du Vivarais.

La section Dunières - Saint-Agrève, rouverte le et exploitée par l'association Voies ferrées du Velay.

Voies vertes Une partie de l'ancien réseau est aménagé en voies vertes, Via Fluvia et Dolce Via (lignes Le Cheylard-Saint-Agrève, Le Cheylard-Lamastre et La Voulte-Les Ollières-sur-Eyrieux) Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Jean-Claude Riffaud, "le réseau du Vivarais",1980, MTVS N°13 Henri Domengie, Les petits trains de jadis - Sud-est de la France, Les éditions du Cabri, 1985 Jean Arrivetz, Pascal Bejui, Les Chemins de fer du Vivarais, Grenoble, Presses et Editions ferroviaires, 1986 Jean Arrivetz, Le Chemin de fer du Vivarais, article paru dans la revue Chemin de fer régionaux et urbains N° 237 (1999-III) éditée par la FACS Pierre Virot, " Les cent ans de la mallet 403 du Vivarais ", article paru dans la revue Chemin de fer régionaux et urbains N° 297 (2003-III) « Haute-Loire. Les Voies ferrées du Velay », Les voies métriques de France en 2008, Connaissance du Rail, 324-325, 2008, 25-30. « Voies Ferrées du Velay : un parfum de CFD », par Nicolas Schou, Chemins de fer touristiques, Rail Passion, 127, , 84-85. « Retour sur le réseau du Vivarais », éditorial, Chemins de Fer régionaux et Tramways, , . Pascal Bejui, Christophe Etiévant, Vincent Piotti, Le réseau du Vivarais au temps des CFD, Editions La Régordane, 2008 (puis nouvelle édition en 2011)

François Collardeau, Pascal Bejui, Vivarais, Velay, les trains du renouveau, Editions La Régordane, 2011 Claude Wagner, Les chemins de fer du Vivarais et du Velay au fil du temps 1886 - 2015, Editions LR Presse, 2016 Il y a 50 ans : la fin du CFD Vivarais, Chemins de Fer régionaux et Tramways, bimestriel de la FACS , septembre/

Articles connexes Liste des chemins de fer à voie métrique de France lignes ferroviaires françaises disparues Chemin de fer du Vivarais (exploitation touristique de Tournon à Lamastre). Liens externes

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