In Flanders Fields, officiellement In Flanders Fields - from Middelkerke to Wevelgem (en ) et connu jusqu'en 2025 sous l’appellation Gand-Wevelgem "In Flanders Fields". Gent-Wevelgem. Flanders Classics., est une course cycliste d'un jour qui se déroule fin mars en Flandre en Belgique, le dernier dimanche avant le Tour des Flandres.
Bien que l'événement soit souvent considéré une classique pour sprinteurs en raison de son parcours plat, sa position de début de saison signifie que les coureurs sont souvent confrontés à des conditions caractéristiques des classiques flandriennes avec du vent et de la pluie, ainsi que plusieurs ascensions, dont le mont Kemmel, une côte pavée réputée pour sa dangerosité, escaladée à plusieurs reprises pendant l'épreuve. En conséquence, peu d'éditions de Gand-Wevelgem se finissent réellement par un sprint massif.
En 2005, la course intègre l'édition l'inaugurale de l'UCI ProTour et en 2011 son successeur, l'UCI World Tour. Depuis 2011, elle est organisée par Flanders Classics, qui organise également le Tour des Flandres. À partir de 2012, une épreuve féminine a lieu le même jour que la course masculine.
Les détenteurs de record de succès avec trois victoires sont les Belges Robert Van Eenaeme, Rik Van Looy, Eddy Merckx et Tom Boonen, l'Italien Mario Cipollini, le Slovaque Peter Sagan et le Danois Mads Pedersen. Sagan détient également le record du nombre de podiums sur cette course (6). Robert Van Eenaeme a obtenu deux de ses trois succès à l'époque où la course était disputée par des coureurs de catégorie indépendants.
Histoire Une course pour les amateurs vignette|gauche|La course est créée en l'honneur de Gaston Rebry, bien qu'il n'ait jamais participé. La course Gand-Wevelgem est créée en 1934 et dirigée à l'origine par le journal Gazet van Antwerpen. La ville d'arrivée de Wevelgem est choisie parce qu'elle est la ville natale du premier propriétaire de l'événement, le fabricant de textile local Georges Matthys. Son origine est un hommage à Gaston Rebry, originaire de Wevelgem, qui est l'une des stars du cyclisme en Belgique dans les années 1930.
La première édition a eu lieu le en tant que course amateur sur un parcours plat de . Les participants sont uniquement belges et elle remportée par Gustave Van Belle. La deuxième édition, en 1935, traverse les Ardennes flamandes et passe par le Kwaremont, le mont de l'Enclus, le Tiegemberg. Ces deux premières éditions sont réservées aux coureurs d'une catégorie dite « junior », correspondant aux actuels « élites sans contrat ».
Une classique de printemps En 1936, la distance de course est portée à . Jusqu'en 1939, la course est disputée par des coureurs de catégorie « indépendants ». De Gand, elle part directement à Courtrai puis effectue des tours de circuit en passant par le Lauwberg. L'épreuve connait ses seules interruptions pendant la Seconde Guerre mondiale, et est ensuite organisée à nouveau comme une course professionnelle en 1945. Gaston Rebry, alors président du club de vélo Het Vliegend Wiel, devient le nouveau directeur de la course. Robert Van Eenaeme est déclaré vainqueur de la première édition de l'après-guerre dix jours après la fin de la course, les officiels ayant eu besoin d'inspecter de près la photo-finish.
En 1947, Gent-Wevelgem est déplacé au printemps et gagne en prestige. L'organisateur Rebry parvient à faire venir les icônes du cyclisme italien Gino Bartali et Fausto Coppi, qui attirent un grand nombre de spectateurs sur la course. En 1954, le Suisse Rolf Graf devient le premier vainqueur non belge.
En 1957, la course devient une partie de l'éphémère Trophée des Flandres : le Circuit Het Volk et Gand-Wevelgem ont lieu le même week-end et sont l'occasion d'un prix commun, dans lequel Gent-Wevelgem est couru samedi et le Het Volk le dimanche. Dans les années 1960, la course acquiert un prestige international. Les légendes belges du cyclisme Rik Van Looy et Eddy Merckx remportent la course trois fois chacun. En 1962, Van Looy réalise un triplé inédit avec des victoires coup sur coup sur Gand-Wevelgem, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Le vainqueur du Tour de France, Jacques Anquetil devient le premier vainqueur français en 1964.
La course est alors dans une recherche constante de son identité et chercher à se réinventer, comme en témoigne les changements de position dans le calendrier et un parcours instable d'un année sur l'autre. En 1973, la course est placée le mercredi entre le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. En 1977, la distance est de , la plus longue édition de l'histoire, avec onze ascensions dans les Ardennes flamandes et une double ascension du mont Kemmel. L'édition, particulièrement difficile, est remportée par Bernard Hinault, vainqueur de son premier succès international.
In Flanders Fields Classic thumb|190px|right|Le star du sprint, L'Italien Mario Cipollini est l'un des coureurs à s'être imposé à trois reprises.
Depuis les années 1980, la course s'est construit une réputation de classique des sprinteurs. La star italienne du sprint Mario Cipollini s'impose à trois reprises, dont une fois au sein d'une échappée. D'autres routiers-sprinteurs, Sean Kelly, Guido Bontempi, Djamolidine Abdoujaparov et Tom Steels font partie du palmarès de la course.
En 2003, Gent-Wevelgem abandonne son lieu de départ originel de Gand et s'installe dans la banlieue de Deinze. Tom Boonen remporte sa première victoire dans une classique en 2004. Il égale le record de trois victoires lors d'une année 2012 où il réalise un quadruplé inédit sur les classiques flandriennes. Entretemps, en 2005, la course intègre l'UCI ProTour, le plus haut niveau pour une course professionnelle.
Pendant plusieurs décennies, la course se déroule en milieu de semaine entre le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. En 2011, la course fait partie de l'UCI World Tour et est à nouveau placée un dimanche, dans le week-end entre Milan-San Remo et le Tour des Flandres.
Depuis 2015, l'événement s'appelle officiellement Gent-Wevelgem-In Flanders Fields, d'après le célèbre poème de guerre de John McCrae. Les organisateurs souhaitent célébrer le anniversaire de la Première Guerre mondiale, car la région du Westhoek était au cœur de la guerre et abrite plusieurs tombes de guerre du Commonwealth. L'édition est remportée par Luca Paolini, mais reste particulièrement mémorable, car elle s'est déroulée dans des conditions dantesques, avec des vents très forts.
L'édition 2016 est marquée par la mort du coureur belge Antoine Demoitié, blessé mortellement lors d'une collision avec une moto.
À partir de 2020, la ville de départ change, avec le remplacement de Deinze par Ypres pour une période de six ansCyclisme. Départ inédit, passage dans les Hauts-de-France… Le parcours complet de Gand-Wevelgem 2020. Cette dernière accueille déjà les courses féminines, espoirs et juniorsUn nouveau départ pour Gand-Wevelgem. Cependant, l'édition 2020, initialement prévue en avril, est reportée au , en raison de la pandémie de maladie à coronavirusLe GP E3 et Gand-Wevelgem annulésL’UCI dévoile les calendriers UCI WorldTour & UCI Women’s WorldTour 2020 remaniés, sur uci.org, 5 mai 2020..
Parcours Contrairement à la plupart des classiques flamandes disputées au printemps, qui se concentrent autour d'Audenarde et des monts ardennais, Gent-Wevelgem se déplace vers l'ouest en Flandre occidentale et dans le nord de la France et compte moins de côtes, ce qui la rend plus adaptée aux sprinteurs. Ces dernières années, la distance totale de la course est d'environ .
Course actuelle vignette|340px|Carte de l'édition 2014 de Gand-Wevelgem. De 2004 à 2019, la course commence à Deinze, en Flandre orientale, à au sud de Gand. Depuis 2020, le départ est donné à Ypres. L'itinéraire se dirige vers l'ouest, faisant face à à travers les plaines balayées par le vent de la Flandre occidentale, jusqu'au long de la côte de la mer du Nord avant de se diriger vers le département français du Nord. Après , l'ascension pavée du Mont Cassel (Kasselberg) à Cassel est grimpée deux fois de façon très rapprochée. Après le Mont des Cats (Katsberg), la deuxième côte placée en France, la course revient en Belgique après sur les routes françaises et rentre dans la section clé de la course à Heuvelland.
La zone des monts, au sud de la Flandre occidentale, contient trois montées, le Baneberg, le Monteberg et le Mont Kemmel, à douze kilomètres l'une de l'autre. Cette succession d'ascensions est entrecoupée de descentes techniques le long des routes de campagne étroites, y compris la difficile descente du Kemmelberg. Le Kemmelberg est l'ascension la plus difficile et la plus emblématique de la course.
Après ces trois bergs, le parcours tourne en boucle et les coureurs franchissent une nouvelle fois la séquence de Baneberg-Monteberg-Kemmelberg, couvrant un total de neuf montées. Après le sommet de l'ultime ascension du Kemmelberg, à environ de l'arrivée, le parcours s'enchaîne invariablement sur un long parcours plat jusqu'à Wevelgem. L'arrivée se situe sur Vanackerestraat, l'avenue centrale de Wevelgem.
Caractéristiques de la course Les caractéristiques essentielles de Gand-Wevelgem sont restées les mêmes pendant des décennies. Les 100 premiers kilomètres à parcourir sont les premiers à faire des ravages dans le peloton. Les vents de travers et le temps souvent pluvieux sur ces routes plates et exposées à travers la plus grande plaine ouverte des Flandres entraînent une première sélection. Alors que les équipes tentent de protéger et de positionner leurs leaders dans cette partie de la course, les cassures et les bordures à ce stade voient fréquemment 40 à 60 coureurs distancés de la course.
thumb|left|Le redoutable Mont Kemmel (Kemmelberg), grimpé pour la première fois en 1955 est la difficulté principale de la course. Les pentes les plus raides atteignent 23% près du sommet. Par la suite, après des heures à travers les plaines flamandes et l'excursion occasionnelle dans le nord de la France, les coureurs approchent la zone des monts à Heuvelland, qui présente les ascensions les plus difficiles de la journée. Les côtes sont au cœur de l'action et généralement les sites où se forment les échappées. L'ascension la plus célèbre de la course est le Mont Kemmel, une route côtière entièrement pavée à Kemmel avec des dénivelés atteignant jusqu'à 23 %, mais également connue pour sa descente difficile et technique.
Le Mont Kemmel, le point culminant de la région, est l'ascension la plus difficile et la pièce maîtresse de la course. Nommé d'après Camulos, le dieu celte de la guerre, le sommet du Mont Kemmel se trouve au sommet d'une crête boisée qui fut le théâtre de la bataille de la Lys en , au cours de laquelle plus de soldats sont morts. La montée a été controversée dans le passé en raison de plusieurs accidents graves dans sa descente. En 2007, le coureur français Jimmy Casper chute lourdement, souffrant de nombreuses fractures faciales et autres. En 2016, la montée est abordée par sa route la plus raide pour la première fois en plus de 20 ans.
Après le Mont Kemmel, la bataille finale entre les échappées formées sur les bergs et le peloton se déroule sur des routes plates de jusqu'à l'arrivée. Malgré sa réputation de classique des sprinteurs, la nature du parcours permet fréquemment aux échappées de s'imposer.
thumb|right|Le Mont Kemmel est l'un des seuls sites pavés de la course.
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