Noël Burdeyron fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent secret français du Special Operations Executive.
Identités Pseudo : Norman F. Burley Comme agent du SOE, section F : Nom de guerre (field name) : « Gaston » Nom de code opérationnel : AUTOGIRODavid Harrison donne le nom de code opérationnel AUTOGIRO à Roger Cottin et à Noël Burdeyron, alors que c'est le nom du réseau de Pierre de Vomécourt. À élucider. Alias : Cavali Parcours militaire : SOE, section F ; grade : captain.
Éléments biographiques Noël Burdeyron naît le à St Pancras (Londres). Fils de Fernand Guillaume natif de Beuzeville, établi à Londres, et de Sabine Nanzer suisse du Valais.
Il exerce la profession de second maître d'hôtel au Dorchester Hotel.
En 1930, il épouse à Beuzeville Jeanne Rose Emma Marcelle Rioult et le couple a une fille Estelle née à Londres en 1931.
Après cinq tentatives infructueuses d’infiltration par mer, et deux de parachutage le 11 et , Noël Burdeyron est finalement largué le avec son radio, le lieutenant Ernest Bernard « Xavier », près de Mortain (Manche)Gérard Fournier et André Heintz, p. 199. Selon Foot, p. 258, le parachutage a lieu « à l'est d'Avranches ».. Il doit organiser un réseau dans la région de Caen-Avranches. Malheureusement, « Xavier » est reconnu quelques jours plus tard par un policier, qui l'arrête pour qu'il finisse de purger une peine d'avant-guerre pour viol, interrompue par sa fuite à l'arrivée des Allemands. Privé de communication, Noël Burdeyron se replie à Trouville-sur-Mer où la veuve de son oncle, mort pour la France en 1940, tient alors une épicerie "Alimentation du Pays d'Auge", place du pont.
Empruntant sa tenue de travail à un sympathisant qui travaille comme manœuvre à la base aérienne de Carpiquet, il réussit, pendant deux jours, à observer la base de l'intérieur. Un jour, à Caen, il rencontre par hasard Pierre de Vomécourt, qu'il avait connu à l'entraînement à et grâce à lui, les informations qu'il a glanées à Carpiquet peuvent parvenir à Londres.
Pierre de Vomécourt le recrute dans son réseau AUTOGIRO. Avec l’aide de cheminots, Burdeyron organise une série de petits sabotages, ainsi que, début 1942, le déraillement d’un train de soldats allemands permissionnairesDossier Carré Lucas KV 2/932-1, page 70 sur la ligne Paris-Cherbourg, près de Mézidon.
Noël Burdeyron est arrêté le . Il est interné à Fresnes puis envoyé au château de Colditz le Fiche S.O.E 2 photos en uniforme, où il reste détenu jusqu’à la libération du camp, le .
Reconnaissance Décoration reçue par Noël Burdeyron : Royaume-Uni : Mentioned in Despatches.
Notes, sources et liens externes Notes
Sources et liens externes Arbre généalogique sur geneanet Michael R. D. Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Tallandier, 2008, / . Traduction en français par Rachel Bouyssou de SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004. Gérard Fournier et André Heintz, Opération AQUATINT 12-, coll. Des Souvenirs et des Hommes, éditions OREP, 2005, Renaud Leblond, Les Âmes combattantes, L’Archipel, 2026 ;
Catégorie:Naissance en décembre 1906 Catégorie:Naissance à Londres au XXe siècle Catégorie:Special Operations Executive Catégorie:Décès en mars 1977 Catégorie:Décès à 70 ans Catégorie:Décès au pays de Galles