Louis Martin-Bret, né à Marseille le , est un militant socialiste et résistant affilié au mouvement "Combat" et chef des Mouvements unis de la Résistance (MUR) du département des Basses-Alpes (actuelles Alpes-de-Haute-Provence). Il est arrêté le . Il est fusillé le , le jour de ses 46 ans à Signes dans le Var avec les autres membres du Comité départemental de Libération des Basses-Alpes.
Jeunesse et premier conflit mondial
Il passe son enfance et sa jeunesse à Marseille. En 1916, il s'engage dans l’armée à 18 ans, lors de la Première Guerre mondiale. Il s’installe ensuite à Manosque.
Engagement politique local
Militant socialiste à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), il devient en 1926 secrétaire du Comité départemental du Secours Rouge International (S.R.I)MARTIN-BRET (BRET Paul, Louis, Martin. Pseudonyme dans la Résistance : Michel), dans Le Maitron, par Thérèse Dumont, Jean-Marie Guillon, Roland Andréani, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 7 octobre 2024.. Il dirige ensuite la fédération socialiste des Basses-Alpes. Il est « l’un des artisans du mouvement antifasciste dans le département ». Il fonde en 1936 une coopérative agricole départementale dans les Basses-Alpes. Candidat de la SFIO, il est élu en 1937 conseiller général du canton de Manosque et se consacre à soutenir le monde agricole.
Seconde Guerre mondiale
Avec l'occupation de la France et l'instauration de l'État de Vichy, il devient l'un des premiers résistants de la région des Alpes du Sud et de la région provençale, propice à l'installation de maquis. Il est nommé responsable de l’organisation des maquis pour les Basses-Alpes et Hautes-Alpes par le général Chevance-Bertin. .
Louis Martin-Bret prend part aux côtés du colonel Jean Vial, chef départemental des Groupes francs de l'Armée secrète, à des ravitaillements, des attaques sur l'ennemi ainsi que sur des collaborateurs de Vichy. Le groupe procède à des attaques et des sabotages d'usines vitales au fonctionnement de l'industrie militaire allemande comme celle de Gardanne. Martin-Bret est également membre du mouvement Combat à partir de 1942.
Il est capturé une première fois par l’armée d’occupation italienne le , mais réussit à s'évader dès le de sa prison, boulevard de la Plaine à Manosque. Il se réfugie alors à Villeneuve.
Devenu chef départemental de la résistance des Basses-Alpes à travers le Comité départemental de Libération qu'il préside, il multiplie les réunions afin de préparer le soutien au débarquement de Provence. Il tombe dans une souricière tendue par la Gestapo et la Milice à Oraison, le . . Les onze camarades sont emmenés à Marseille et torturés au 425 de la rue Paradis. Aucun ne cède et personne ne trahit la cause. Le , ils sont conduits dans le vallon de Signes, dans le Var où ils sont passés par les armes.
Décorations
à titre posthume ()
Hommages
Une stèle, à l'entrée d’Oraison, commémore la fin de Louis Martin-Bret. Sur la stèle sont gravés les noms suivants : André Marcel, Chaudon Roger, Cuzin François, le docteur Daumas André, Dulcy Léon, Favier Maurice, Latil Emile, Martin-Bret Louis, Piquemal Jean, Rossi Terce et Salmo Robert.
Timbres
Un timbre à son effigie est édité dans une série de cinq timbres, émis le et retirés de la vente le suivant. Cette série honore cinq résistants en même temps : les Cinq Martyrs du lycée Buffon (Jean Arthus, Jacques Baudry, Pierre Benoit, Pierre Grelot et Lucien Legros), organisateurs d'un groupe patriotique dans leur lycée ; Yvonne Le Roux : membre du réseau Johnny de Brest, déporté à Ravensbrück ; Gilbert Médéric-Védy : résistant de Cherbourg ; Gaston Moutardier : organisateur d'un réseau au sein des PTT de la Somme.
Odonymie
(Liste non exhaustive)
Voir aussi
Guet-apens d'Oraison Massacres de Signes Héros de la Résistance
Notes
Liens externes
MARTIN-BRET (BRET Paul, Louis, Martin. Pseudonyme dans la Résistance : Michel), dans Le Maitron
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