José Germain, né le à Paris et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un enseignant et écrivain français.
Biographie De son vrai nom Germain Joseph Drouilly, il naît le dans le arrondissement de Paris de Charles-Alexandre Drouilly, représentant de commerce, et Eugénie Charlotte GraindorgeActe (vue 26/31), registre des naissances de l'année 1884 pour le arrondissement sur Paris-Archives (avec mentions marginales des mariage et décès).. Le à Saint-Pierre-le-Moûtier (Nièvre), il épouse Charlotte Rose Lucie Ratheau, veuve de guerre d’Albert Pierrain. De ce mariage naissent deux filles, dont l’une est portraiturée enfant par le peintre d'origine autrichienne Eugen de Blaas (1843-1931).
Il est dreyfusard militant dans sa jeunesse. Il choisit une carrière dans l'enseignement. D'abord instituteur puis professeur des écoles normales.
Il se consacre ensuite à sa carrière littéraire et devient homme de lettres. Il fait son service militaire et est sergent d'infanterie de réserve à partir de 1906.
Lors de la Première Guerre mondiale, il est mobilisé en au régiment d'infanterie et d'emblée promu adjudant, puis sous-lieutenant en et lieutenant en . Il se bat courageusement, étant blessé le par éclats d'obus et intoxiqué au gaz (il reste onze mois à l'hôpital). Pour sa bravoure, il obtient trois citations (deux en 1915 et une en 1917)Archives de Paris, registres matricules du recrutement, cote D4R1 1278..
Peu de temps après l'armistice en , il fonde l’Association des écrivains combattants dont il devient président. Fait chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire en 1920, il est promu au titre du ministère de l'Instruction publique en 1924 officier et décoré le par son ami Henry Malherbe, président honoraire de l'Association des écrivains combattants et Prix Goncourt 1917Informations par son dossier de Légion d'honneur consultable en ligne dans la Base Léonore (cote 19800035/588/66665).. En 1927, Drouilly (José Germain) est promu capitaine d'infanterie de réserve, avant d'être rayé des cadres en 1933.
Il écrit en 1934 dans le journal de la LICA qu'il ne nourrissait qu'une haine : la « haine de la haine ». Il est aussi président du Syndicat des auteurs dramatiques, de la Société nationale des conférences populaires, de la Société des amis du livre populaire, de la Fédération des œuvres post-scolaires
À la fin des années 1930, il fait état à plusieurs reprises de la nécessité pour la France de s'allier au Royaume-Uni et à l'Italie contre la menace allemande dans Héros d'un jour, Spes, Paris, 1939..
Lors de la Seconde Guerre mondiale, il est à bord du paquebot Bretagne torpillé le par un sous-marin allemandYves-Marie Evanno, « Le torpillage du Bretagne raconté par l’écrivain José Germain », En Envor, consulté le 20 novembre 2013..
Après l'armistice et la séparation de la France en zone occupée et zone libre, il devient un fervent admirateur du maréchal PétainIl reçoit la Francisque.. Il milite au Groupe Collaboration et glorifie Pierre Laval qu'il soutient après son éviction en Simon Epstein, Les Dreyfusards sous l'Occupation, éd. Albin Michel, 2001, p. 115.. Ses engagements lui valent d'être incarcéré après la libération de la France à la prison de Fresnes d' à . Jugé le par la cour de justice de la Seine, il est acquittéDossier Germain Drouilly, Z/6/482 n° 4577, Archives nationales..
Il raconte sa vie assez agitée (enterré vivant, sautant d’une maison en flammes, passager d’un bateau torpillé) dans son ouvrage Mes catastrophes.
Conférencier, il est aussi directeur de la collection « La Grande Légende de la mer » aux éditions La Renaissance du livre. Ami du neuropsychiatre et conférencier Paul Voivenel, il a été vice-président de l'Union des intellectuels indépendants.
Il meurt le à Neuilly-sur-Seine, à l'âge de 79 ans.
Hommages et décorations Il est lauréat du prix des sciences morales de l'Académie, du prix maréchal-Louis-Hubert-Lyautey, du prix Montyon, du prix Jules-Davaine, du prix François-Joseph Audiffred
Les distinctions suivantes lui ont été décernées : ; (avec 3 citations) ;
(Belgique).
Œuvres Plus de 200 notices sur la base Opale de la Bibliothèque nationale de Francebase Opale., certaines sous le nom de (Jean-)Germain Drouilly, d'autres sous celui de Lieutenant D., parmi lesquelles : À bas les calottes, Paris, A. Lesot, 1911. Notre guerre, Paris, Renaissance du livre, 1918. Notre France en guerre, Paris, Hachette, 1919. Nos marins en guerre, Paris, Berger-Levrault, 1919. Rosa Berghem, Paris, Albin Michel, 1921. Danseront-elles ? Enquête sur les danses modernes, Paris, Povolozki, 1921. Un fils de France, Paris, Plon, 1922. Le Général Laperrine, grand saharien, Paris, Plon, 1922. Le Sosie, Paris, Albin Michel, 1922. Pour Genièvre, Paris, Ferenczi, 1923. La Seconde Jeunesse, Paris, Ed. du Monde Nouveau, 1924. Le Nouveau Monde français, Paris, Plon, 1924. Le Roi des rosiers, Paris, Ferenczi, 1925. Oh! Qu'elle était belle (sous l'Empire), Paris, Les pamphlets du Capitole, 1926. À l'ombre des tombeaux, 1926. Coécrit avec Émile Guérinon et adapté au cinéma sous le titre La Vestale du Gange L'Étreinte des races, Paris, Baudinière, 1928. Le Syndicalisme de l'intelligence, Paris, Librairie Valois, 1928. La Touchante histoire de Geneviève de Brabant, ill. Guy Dollian, Elbeuf, 1928 (Coll. L'Adolescence catholique), rééd. Nelson, 1936. Femme, Paris, Baudinière, 1929. La Danse de folie, Paris, Ed. Cosmopolites, 1930. Une heure de musique avec les chansons de guerre, Paris, Ed. Cosmopolites, 1930. Les Yeux de l'âme, Monaco, Société de Conférences, 1930. Bretagne en France et l'union de 1532, Paris, Tallandier, 1931. La Cormorandière, Ed. des Portiques, 1932. Minuit. Histoire de vingt-sept nuits, illustré par Henry Gazan, Tallandier, 1932. L'Amour mathématique, Paris, Tallandier, 1932. Ma Poupette chérie, Paris, Ferenczi, 1933. Seule parmi les hommes, Paris, Tallandier, 1933. Les Enfants perdus, Paris, Albin Michel, 1936. Le Roman d'Anet ou les Amours de Diane de Poitiers, Paris, Les Éditions nationales, 1936. La Ville sous les bombes (anticipation introduisant le guide Face au péril aéro-chimique de Paul Bruère et Georges Vouloir), préface de le maréchal Joffre, Paris, éditions Médicis, 1936 Trésor des héros, Paris, Spes, 1937. Héros d'un jour, Paris, Spes, 1939. Notre chef Pétain, préface d'Abel Bonnard, Paris, Technique du livre, 1941. Héros de France, Paris, Éditions de France, 1942. Mes catastrophes, Paris, La Couronne littéraire, 1948, dédicacé au général René Chambe. La Première Leçon d'amour, Paris, La Couronne littéraire, 1948. Sappho de Lesbos, Paris, Deux rives, 1954. Richemont, compagnon de Jeanne d'Arc, Paris, Pierre Amiot, 1957. Le Théâtre des familles, Paris, Albin Michel, 1961. L'Amour aux étapes, Paris, Renaissance du Livre, s.d. La Flotte rouge, Paris, Baudinière, s.d.
Distinctions 1919 : prix Montyon pour Notre guerre 1921 : prix Montyon pour Les Chefs-d’œuvre de la propagande allemande 1922 : prix Montyon pour Pour l’amour de Geneviève 1929 : prix Jules-Davaine pour L’Étreinte des races 1937 : prix d'Académie pour Les Enfants perdus 1941 : prix Lange pour Notre chef Pétain
Hommages Son buste est exécuté par le sculpteur Gaston BroquetTony Ricou, La Rampe, p.37, 15 mai 1931. et exposé au musée du LuxembourgPaul Vitry, Bulletin des Musées de France, p. 104, ed. Musées nationaux, juillet 1933..
Liens externes
Notes
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