Les , abrégés en TUB, sont un service de transport en commun organisé par Saint-Brieuc Armor Agglomération desservant l'ensemble de son territoire. Exploité principalement par la société publique locale Baie d'Armor Transports, le réseau se compose de 29 lignes de bus. Le service propose également le TUB'Express (lignes assurent la desserte des établissements scolaires et ouvertes à tous les voyageurs), le ProxiTUB (desservent les hameaux et lieux à faible densité), les MobiTUB (service de transport pour les personnes handicapées), les DomiTUB (service de transport pour les seniors) et enfin les services scolaires de l'agglomération briochine.
Historique
Premiers projets et dessertes
vignette|gauche|Une voiture des Chemins de fer des Côtes-du-Nord.
Le premier projet de création d'un service de transport en commun à Saint-Brieuc remonte à 1895 où la création d'un tramway entre Le Légué et Saint-Laurent est proposé, mais fut abandonné en raison de la concurrence avec les chemins de fer des Côtes-du-Nord... Ce réseau a été déclaré d'utilité publique le et a vu sa première ligne ouvrir le Laurent Goulhen, L’Album du Petit Train des Côtes-du-Nord, (« et réseaux des chemins de fer départementaux »). Saint-Brieuc était le point de départ de trois lignes (Saint-Brieuc - Plouha, Saint-Brieuc - Le Phare et Saint-Brieuc - Moncontour), tandis qu'une ligne partait d'Yffiniac (Yffiniac - Matignon). Progressivement fermé à partir de 1937, la dernière circulation commerciale eut lieu le entre Saint-Brieuc et PaimpolLaurent Goulhen, L’Album du Petit Train des Côtes-du-Nord, . Ce réseau a profondément marqué le paysage briochin et de nombreux vestiges sont encore visibles de nos jours : la gare de Saint-Brieuc-Centrale, le viaduc de Toupin, le pont des Courses, le viaduc du Vau-Hervé, le pont de la Cage, et les boulevards de Sévigné, tous de l'ingénieur Louis Harel de la Noë.
En 1933, une ligne d'autocar est mise en place par M. Boulaire entre la gare de l'État et Cesson-Le Valais. Elle passait par la place Du Guesclin, la rue de Gouédic, la rue Lafayette et la Croix Blanche. L'autocar utilisé était un Delahaye Type 8359 de 20 places et faisant 18 CV. La ligne sera reprise en 1938 par M. Ricard jusqu'en 1961. Durant la seconde Guerre mondiale, les services ne sont effectués qu'en partie en raison du manque de carburant. En 1946, M. Ricard remplaça le Delahaye par un Isobloc muni d'un moteur arrière.
Création des TUB Le , les directeurs du réseau de transport de Laval (TUL) proposent aux élus de la ville de Saint-Brieuc de créer un réseau de transports urbains. La municipalité accepte et mais aucun transporteur local ne souhaite assurer l'entière exploitation. Deux lignes seront lancés.
Deux ans après, le , la Compagnie française de transport (CFT) sera choisie et l'exploitation débutera avec un réseau de quatre lignes. Cinq fourgons Renault Goélette (type R2065) aménagés par le carrossier Gruau et faisant 18 places assises seront utilisés ; le dépôt est construit l'année suivante, rue Abbé Garnier.
vignette|gauche|Image d'illustration d'un Renault Goélette non aménagé.
En 1961, M. Ricard perd la ligne Gare-Cesson qu'il exploitait depuis 1938.
En 1963, le dépôt est transféré à Douvenant, devenu plus tard celui de la CAT 22, tandis que la CFT connaît d'importantes difficultés dues à la fois à l'accroissement du trafic automobile et à l'ouverture du pont d'Armor de Saint-Brieuc qui relie le quartier de Cesson au centre-ville. Ces difficultés continuèrent jusqu'en 1967 où l'augmentation brutale de 25 % des tarifs provoquent une chute de la fréquentation qui entraîne la cessation d'activité de la CFT l'année suivante, le .
À la suite de la cessation d'activité de la CFT en 1968, la municipalité engage rapidement des négociations avec la Compagnie armoricaine de transports (CAT), filiale du groupe Verney, qui reprend l'exploitation avec une convention à risques et périls.. Le réseau est réorganisé en 1969 et s'étend à la commune de Ploufragan puis à Trégueux en 1973, dix nouveaux autobus de 82 places Verney TCU-2 sont affectés.
En 1979, un service de transport de personnes à mobilité réduite est créé.
En 1980, la CAT achète un CBM TDU 850 au réseau de Saint-Malo, puis un LMB 12 du même constructeur. En 1982, deux LMB 11 sont mis en service.
En 1983 est créé le Syndicat des transports urbains briochins (STUB) entre les communes de Saint-Brieuc, Ploufragan et Trégueux et instaure le versement transport. La même année, un service du dimanche est créé sur les lignes 1, 2bis, 3 et 5 entre et et 3 CBM LMB 11 SR sont mis en service.
Le parc est alors composé de 26 véhicules : 4 Verney TCU ; 2 Verney TC 2 ; 11 CBM TDU 11 ; 2 CBM LMB 11 ; 2 CBM LMB 12 ; 2 CBM LMB 11 SR ; 1 CBM TDU 850 S et 1 minibus PMR.
En 1984, achat de trois CBM TDU 850 SR.
Déploiement progressif du réseau vignette|Renault PR 100.2 avec la livrée de 1985.|236x236px Le , création de la SETAB (filiale du groupe Verney comme la CAT) pour l'exploitation du réseau qui adopte une nouvelle identité visuelle rouge et jaune et le réseau est restructuré (fin des lignes "bis"...) ; ce nouveau réseau restera, dans ses grandes lignes, en place jusqu'aux années 2010.. De nouveaux poteaux d'arrêts sont mis en place et sont, en 2015, toujours utilisés. 13 nouveaux bus sont achetés : 12 Renault PR 100.2 et 1 CBM 220B.
En 1986 le STUB s'étend aux communes de Langueux et Plédran. En 1987, le service Minitel 3614 TUB22 est créé, le réseau se compose de 13 lignes.
En 1989 est mis en place le système d'aide à l'exploitation (SAE), permettant une information en temps réel et une liaison radio avec le dépôt.. Le , un incendie détruit onze bus dans le dépôt de la CAT, remplacés par huit Berliet PR 100.MI venant des réseaux de Nantes, Avignon et Orléans et un Heuliez GX 17 d'occasion ; Ouverture le de l'agence commerciale « Point TUB » située place Duguesclin.
Le , la SETAB laisse place à Via-Transexel (devenu VIA-GTI puis Keolis en 2001) pour l'exploitation du réseau..
L'année 1990 est aussi marquée par la création du point central sur la place du Champ de Mars à la suite de la refonte du plan de la circulation dans le centre-ville de Saint-Brieuc et création du service « TaxiTUB », composé de 16 lignes, qui permet de desservir les zones peu denses de l'agglomération. Mise en service des premiers articulés du réseau, les Heuliez GX 187 pour les lignes 5 et 8 et acquisition de deux PR 100.2 supplémentaires.
Mise en place de bandeaux de lignes sur le côté des véhicules, et d'un plan de la ligne à l'intérieur.
Le , le réseau est étendu à la commune d'Yffiniac. :
Le de la même année est créé un guide bus unique pour tout le réseau, création de la carte d'abonnement « Fréquence » et achat de trois autobus : un Heuliez GX 107 et un Renault PR 100.2. Enfin, le , le nouveau dépôt de la zone d'activités de la Beauchée est inauguré et regroupe les services administratifs, comptables, exploitation & marketing, le parcage des autobus et un atelier intégré.
Le , le District du Pays de Saint-Brieuc est créé et reprend la compétence transport, provoquant la disparition du STUB.
Le , le réseau s'étend sur les communes de Trémuson, Saint-Julien et La Méaugon..
En septembre de la même année, acquisition d'un GX 107 et d'un PR 100.2 supplémentaires, et début d'une campagne de rénovation du parc existant.
vignette|gauche|Van Hool A500 - Rue Combat des Trente.
En , achat de quatre nouveaux véhicules. : un Heuliez GX 77H et 3 Van Hool A500, les premiers autobus standards à trois portes du réseau. La campagne de rénovation du réseau se poursuit et certains CBM et un PR 100 MI sont réformés. La CAT achète quant à elle deux PR 100 MI au réseau de Belfort.
Le , le réseau est modifié et voit la création de deux nouveaux services. : les lignes scolaires « Tub'Express » et des lignes de soirée « Noc'Tub ».
Acquisition d'un Gruau MG 36 et réforme du Gruau P 70 U et d'un PR 100 MI. Acquisition de deux Renault PR 180.2 ex-RATP. Suppression du service Minitel.
En , extension des services « Noc'Tub » aux lundis et mardis soir.. En octobre, acquisition de 4 Van Hool A500 supplémentaires, ces bus sont les premiers à remplacés la girouette à film et les bandeaux latéraux au profit de girouettes à pastilles (avant, latérale et arrière) couplées au Système d'aide à l'exploitation (SAE). En février la CAT acquiert un Renault PR 112 et renumérote ses 4 PR 100 MI et son PR 100.2 dans la série 4xx. En octobre, ce sont trois PR 100 MI et les CBM LMB 11 SR du délégataire qui sont réformés.
Le , le réseau s'étend sur les communes de Hillion, Pordic, Saint-Donan et Tréméloir et la desserte de Langueux et Yffiniac est revue..
Les afficheurs du prochain arrêt dans les bus sont renouvelés. Acquisition d'un Gruau MG 50 et de trois Van Hool A500 d'occasion. Rouillard acquiert un Heuliez O 305 d'occasion.
Le , la ligne de bus interne à la commune de Plérin est intégrée au réseau, en même temps que cette dernière rejoint le District..
vignette|L'ancien Renault PR 100.2 réformé, roulant en Pologne près de Varsovie, en 2014.
Achat de quatre A 500 supplémentaires et quatre PR 100.2 sont rénovés. La CAT achète quant à elle trois PR 100 MI et un PR 112 d'occasion et un R 312 neuf.
En 1998, le quartier de Saint-Hervé à Ploufragan est desservi de façon régulière tandis que l'ancien guide bus imprimé en noir et jaune est remplacé par deux guides tout en couleurs, un pour les lignes régulières et un pour Taxi'Tub.. La TAE (Transport Armor Express), un des exploitants des lignes 18 et 19, affecte deux Renault S 105 R aux lignes. Le délégataire achète ses deux premiers autobus surbaissés, deux Van Hool A300.
L'année 1999 marque les 50 ans d'existence du réseau.. Cet anniversaire est fêté du 28 au via des expositions sur l'histoire du réseau, des jeux et des visites du dépôt. Acquisition de trois Van Hool A 300, un d'occasion et deux neufs.
Depuis les années 2000 Le District est remplacé par la communauté d'agglomération de Saint-Brieuc (CABRI) à partir du . Le logo change en et le , la nouvelle livrée est présentée sur la place de l'hôtel de ville avec trois nouveaux bus, des Van Hool A330 () équipés de girouettes « Iris » combinant pastilles et diodes électroluminescentes pour une meilleure lisibilité.. Cette livrée est composée de trois couleurs, celles de la CABRI, le blanc, le bleu et le vert. LA CAT réforme 3 PR 100 MI et acquiert un PR 112 et 3 PR 100.2 d'occasion, tandis que Rouillard acquiert un Setra S 215 SL et un Van Hool A 600 d'occasion.
En 2001, le service TPMR est confiée à un GIHP ; en novembre, mise en service des Heuliez GX 317, premiers bus du réseau aux normes Euro 3, la CAT acquiert 2 PR 100.2 d'occasion et Rouillard achète 4 S 215 SL d'occasion pour pallier le retrait de la TAE des lignes 18 et 19..
En avec l'arrivée de l'Euro, la gamme tarifaire évolue et de nouveaux titres pour les personnes âgées et les scolaires utilisant le service TaxiTUB sont créés et la possibilité de payer par Monéo au Point TUB est instaurée. La CABRI achète un Agora L, le , et la CAT achète un R 312, le , tous deux d'occasion..
vignette|Van Hool NewA330.
Le , la montée par la porte avant entre en application.. La CABRI achète deux Van Hool NewA330 (), avec des girouettes à diodes et deux Agora L supplémentaires (). Rouillard achète un Setra S 315 NF neuf, le .
En , la CAT achète d'occasion 3 PR 100.2 ().. La CAT réceptionne un PR 112 d'occasion, le . En novembre, la CABRI acquiert trois newA330 .
Le , la société Keolis passe le flambeau à Transdev pour exploiter le réseau des Transports urbains briochins pour une durée de six ans via la société Saint-Brieuc Mobilités qui remplace Keolis Saint-Brieuc..
Le , le réseau est intégralement restructuré autour de quatre lignes principales avec des fréquences allant de 12 à 15 minutes...
L'été 2011 voit la mise en place d'un nouveau site internet.