La rue Amyot est une voie située dans le quartier du Val-de-Grâce dans le de Paris.
Situation et accès La rue Amyot est desservie par la ligne 7 à la station Place Monge.
Origine du nom vignette|redresse|gauche|Jacques Amyot. Elle porte, depuis 1867, le nom de Jacques Amyot (1513-1593), écrivain et évêque d'Auxerre.
Historique Ancien chemin au , cette rue est déjà présente sur les plans de Paris en 1588, sous le nom de « rue du Puits-qui-parle ». Dans Notre-Dame de Paris, Victor Hugo explique l'origine de ce nom par le passage suivant« La légende du puits qui parle de la rue Amyot ». :
Une explication toute différente y voit la trace d'un puits qui faisait échoFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, fac-similé de l'édition de 1844, .. En 1978, des fouilles archéologiques effectuées au niveau du révèlent entre autres l'existence d'une vingtaine de puits votifs d'époque gallo-romaine, d'une profondeur de cinq à six mètres« Vestiges gallo-romains du 3 de la rue Amyot », in Instrumentum laboris, en ligne..
Elle prend son nom actuel par un décret du .
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire La rue débouche sur le derrière des laboratoires de physique de l'École normale supérieure. Au 3 se trouve le gymnase municipal Amyot. Sur cette même parcelle et à ce niveau furent découverts d'importants vestiges d'époque gallo-romaine dont une salle et des puits votifs, des tombes et des peintures murales qui firent l'objet de restaurationPatrick Blanc, « Les techniques de restauration des peintures murales romaines de la rue Amyot », Cahiers de la Rotonde, 8, Paris, 1985, ., dont un décor datant du , archéologiquement complet provenant d'une pièce en sous-sol découverte en 1978 au cours d'une fouille de sauvetage sur l'ancien domaine des BénédictinesHélène Eristov et Solange Vaugiraud, « Les peintures murales de la rue Amyot », Cahiers de la Rotonde, 8, Paris, 1985, .. Au 5 est située la Maison des lycéennes et l'Union des anciens et anciennes élèves des lycées et collèges français. Au 8 se trouvait un ancien cimetière dit « cimetière de la rue des Poules ». Situé à l'angle oriental de la rue Laromiguière (ex-rue des Poules) et de la rue Amyot, son entrée était sur cette dernière voie et son enclos comportait, en plus de la maison du fossoyeur, une maison pour les malades protestants. La première inhumation fut faite le , et parmi les personnes qui y furent inhumées se trouvent des membres de la famille Gobelin. Il fut désaffecté en 1685, lors de la révocation de l'édit de Nantes et fut attribué aux Nouveaux-Convertis qui était installé, depuis 1656, rue Seine-Saint-Victor (actuelle rue Cuvier). En 1695, ils le cédèrent aux Génovéfains qui, eux-mêmes, le revendirent au sculpteur Robert Goret et à son épouse, Marie Le SotCollectif, État civil d'artistes français, Éditions Slatkine, 1972.Gustave Pessard, Nouveau dictionnaire historique de Paris, Paris, Eugène Rey, 1904.Jacques Hillairet, Les Deux Cents Cimetières du Vieux Paris, Éditions de Minuit, Paris, 1958.Bulletin de la Société d'histoire du protestantisme, Paris, 1717.. Au 8 bis, l'archéologue Charles Magne entreprit des fouilles en 1895 et trouva un antéfixe de type B, conservé au musée Carnavalet. C'est ici qu'habitaient les parents de Jeanne Hébuterne (1898-1920) qui se défenestra le de leur appartement du , à la suite de la mort de son amant, Amedeo Modigliani, décédé la veilleValérie Duponchelle, « Modigliani, héritier de la Renaissance en art moderne », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », 19-20 décembre 2020, p. 39..
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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