Kate McGarrigle, C.M. (avec le résumé officiel des motivations justifiant cet honneur qui lui est accordé, ainsi qu'à sa sœur ., B.Sc.A. (McGill, 1970). (née Catherine Frances McGarrigle à Montréal, le – morte à Montréal, le ) est une musicienne, duettiste et auteur-compositeur-interprète québécoise..
Biographie Jeunesse Elle nait à Montréal d'un père anglophone et d'une mère francophone bilingue (Frank McGarrigle (1899-1965) et Gabrielle Latrémouille (1904-1994), mariés le Gardencourt.). Elle est benjamine de trois filles (Jane, Anna et Kate). Elle vit son enfance dans un milieu bilingue français-anglais à Saint-Sauveur-des-Monts dans les Laurentides., où la famille s'installe en 1946. Elle va à Marie-Rose, l'école primaire publique catholique francophone du village.
De même que partout dans leur parenté tant maternelle que paternelle, la maisonnée prend souvent plaisir à se rassembler autour du piano pour chanter ensemble. La mère leur apprend tôt plein de chansons variées, tant en français qu'en anglais. Le père les incite à chanter à deux voix harmonisées en les accompagnant au piano. Il les initie à cet instrument puis leur paie des cours chez les nonnes enseignantes du village. C'est ainsi que chacune devient musicienne en goûtant autant aux œuvres de Stephen Foster (1826-1864), de Wade Hemsworth (1916-2002), auteur-compositeur-interprète, des Gershwin, qu'à l'interprétation et le répertoire novateur d'Édith PiafLanken (2007), Kate and Anna McGarrigle - Songs & Stories, Penumbra Press, Ontario. — Dane Lanken est journaliste du domaine des arts et l'époux d'Anna McGarrigle. Voir aussi : , court article publié le samedi , pour présenter la venue de cette biographie récemment lancée, signée Dane Lanken — Article republié le , lendemain du décès de Kate. et aux chants folkloriques ou populaires du Canada français ou anglais.
La famille revient à Montréal pour les études de leurs jeunes. Alors qu'Anna va aux Beaux-arts, Kate se dirige en mathématiques et en ingénierie, où elle obtient en 1970. un baccalauréat en sciences appliquées à l'Université McGill, après ses études secondaires et collégiales au Town of Mount Royal Catholic High School (collège public catholique et de langue anglaise à Ville Mont-Royal). Leur père les encourage à se spécialiser mais tenta de les dissuader de se diriger vers les arts d'interprétation et le "Showbusiness", jugeant ce domaine trop risqué. En tant qu'autrices-compositrices-interprètes multi-instrumentistes bilingues, elles font entendre sur scène du chant populaire (ancien ou nouveau, en français ou en anglais) et du folk. En toute simplicité et sans prétention, extravagance ou course à la fortune, elles tentent de créer une ambiance de fête familiale détendue, humoristique et captivante, comme un happening où les voix finement harmonisées et en contrôle enchantent l'audience une musique très profonde en sentiments.
Durant leurs temps de loisir, elles chantent dans des boîtes montréalaises dans les années 1960, avec Le Trio Canadien, puis le Mountain City Four, de 1963 à 1967, un groupe folk à 4 participants, en s'adjoignant Jack Nissenson et Peter Weldon.
Elles feront la connaissance de Philippe Tatartcheff, qui deviendra l'auteur et le coauteur de plusieurs chansons dont la fameuse Complainte pour Sainte-Catherine, d'abord lancée sur 45 tours avant leur premier album (1975).
À New York, à Boston et ailleurs aux États-Unis Puis Kate se rend à New York, fréquenter dès 1970 le milieu musical folk, à partir de Greenwich Village. Elle y constate l'appréciation de ses talents d'interprète et, d'abord, de ses compositions musicales et de celles d'Anna. Kate et Anna s'échangent régulièrement par la poste leurs textes et bandes-pilotes, avec quelques nouvelles. Elles écrivent et composent des chansons pour les plus célèbres chanteuses de la relève artistique de l'époque : les Linda Ronstadt, Maria Muldaur, Judy Collins, Emmylou Harris. Puis, devant tout augure favorable, Kate, par téléphone à sa sœur Anna, se fait plus pressante, l'incitant encore davantage à former un groupe folk familial., leur permettant de gagner leur vie tout en poursuivant cette activité musicale de leur enfance, et d'associer un large public à cette atmosphère bilingue et familiale… partout à la bonne franquette et à couleur folk aussi irlandaise et québécoise que ses doubles et immuables racines opérant en duo harmonieux envoutantChez les McGarrigle, l'importance accordée à la simplicité volontaire et au bonheur familial l'emporte alors sur la quête effrénée de la richesse. Au Québec, c'est là, à l'époque, une attitude fondamentale typique des catholiques francophones, dont plusieurs ont même des ancêtres arrivés de l'Irlande catholique vers 1850, avec leurs chansons, leurs danses, d'intéressantes traditions..
Kate McGarrigle se marie en 1971 à Loudon Wainwright (auteur compositeur et interprète) et donne naissance à un fils, Rufus Wainwright, en 1973 et à une fille, Martha Wainwright, en 1976. Peu après la naissance de Martha, Loudon quitte Kate et elle revient au Québec, à Montréal, y élever ses deux enfants, près de ses parents et amis — Anna écrit alors la chanson , qu'elle lui dédie. Même les plus récents amis de Kate viendront l'y rencontrer. Son divorce sera prononcé deux ans après, en 1978. Ses enfants connaîtront aussi Saint-Sauveur-des-Monts et leur parenté maternelle, souvent, même en hiver.
Carrière C'est d'abord comme auteur-compositeur que la renommée de chacune, Kate et Anna McGarrigle, se crée, s'allume, dès avant 1975, car plusieurs jeunes interprètes obtiennent tout de suite un succès évident, sur disque et en spectacle, avec des œuvres toutes chaudes de qualité, que ces interprètes leur ont empruntées, tel le jeune groupe blues-folk-country "McKendree Spring" (Fran McKendree, Michael "Doc" Dreyfuss, Marty Slutsky) McKendree Spring (Fran McKendree, Michael "Doc" Dreyfuss, Marty Slutsky). en 1972 avec Heart Like a Wheel (d'Anna McGarrigle), et surtout Linda Ronstadt en 1974, avec son très populaire album, recevant deux nominations au Grammy Awards de 1975, et basé sur cette chanson, devenue chanson-titre, ainsi doublement honorée. Cela vaut à Kate et Anna McGarrigle de se voir offrir, dès lors, tout l'appui requis pour créer et lancer leur premier album, éponyme, qui bénéficiera d'une large diffusion et fera donc connaître aussi leur originalité et qualité comme interprètes.
En trois décennies, de 1975 à 2005, Kate et Anna McGarrigle auront lancé 10 albums, soit plus de 100 chansons (desquelles elles sont en majorité auteur-compositeur), encore en rediffusion (maintenant par l'InternetDiffusion actuelle par iTunes Store (sur 5 albums, 62 chansons) ou Amazon MP3 Store (4 albums, 68 chansons) de Kate et Anna McGarrigle, vérifié le 25 janvier 2010. aussi), qui suscitent encore l'intérêt d'un public large et varié. Deux de ces albums (Entre Lajeunesse et la sagesse et La vache qui pleure, respectivement lancés en 1980 et 2003) furent prévus particulièrement pour les francophones, mais reçoivent encore un accueil général non relié à la spécialisation langagière de l'auditoire, mais sans doute relié aux qualités de la communication sonore (vocale et musicale) et émotionnelle, des œuvres et de leur interprétationLire l'extrait dans la section Citations ci-haut. Kate McGarrigle, death of a matriarch, Neil McCormick (on his blog), London Telegraph, January , 2010.. Leur ami le parolier Philippe Tatartcheff constate : .
Durant plus de 40 ans, Kate McGarrigle et sa sœur aînée Anna McGarrigle écrivent, composent et, ensemble (jamais en carrière solo), chantent en duo folk. Les deux jouent aussi de plusieurs instruments : piano, accordéon, guitare, à quoi s'ajoutent surtout orgue et banjo pour Kate, basse pour Anna. Leur sœur « Janie », Jane, administratrice et créatrice dans le domaine télévisuel, était la gérante de leur duo (depuis la Californie).. Elle aussi est musicienne et chanteuse, à preuve sa participation au , « The McGarrigle Hour », en 1998, où on retrouve aussi les enfants de Kate (Rufus et Martha, de même que leur père, Loudon, chacun auteur-compositeur-interprète de profession) et ceux d'Anna (Lily et Sylvan, de même que leur père, Dane Lanken, tous habiles musiciens), de même que plein de collègues amis musiciens, tels Chaim Tannenbaum, Emmylou Harris, Linda Ronstadt…
En 2010, Kate McGarrigle était devenue grand-mère, depuis peu : Arcangelo, le premier enfant de Martha Wainwright, devait naître le , mais il est venu au monde deux mois avant terme (le ) à Londres, où sa mère travaillait. Au début de , Kate y avait fièrement enfin vu son petit-fils, dans « La Cité », où elle aura participé en public à son ultime et entier concert familial, le , à peine plus d'un mois avant de décéder, paisiblement entourée des siens, d'un cancer qui, de plus en plus depuis quelque 40 mois et malgré de bons soins, tendait à la diminuer et . Les funérailles furent tenues en l'église basilique Notre-Dame de Montréal.. Pour célébrer la mémoire de cette résidente d'Outremont, la ville a inauguré, en , la Place Kate-McGarrigle qui est située sur l'avenue Laurier, côté sud, entre les avenues Querbes et Durocher..
Discographie Les 10 premiers albums des sœurs McGarrigle (1975-2005)
1975, Warner BS-2862 ; 1994, Hannibal HNCD 4401, HNBC 4401 ; 2005, Warner Bros. ; 2008, Rhino Records 806668 Proclamé « le meilleur album rock de 1976 » par le magazine anglais Melody Maker, et parmi les "best of 1976" du New York Times. En 1986, cet album se classait en dans la liste des 100 meilleurs albums rock de tous les tempsPaul Gambaccini et al., The Top 100 Rock 'n' Roll Albums of All Time, New York, 1986.. Kiss and Say Goodbye (Kate McGarrigle) 2:47 My Town (Anna McGarrigle) 2:57 Blues in D (Kate McGarrigle) 2:43 Heart Like a Wheel (Anna McGarrigle) 3:08 Foolish You (Wade Hemsworth) 3:02 Talk to Me of Mendocino (Kate McGarrigle) 3:08 Complainte pour Sainte-Catherine (Anna McGarrigle / Philippe Tatartcheff) 2:48 — en français montréalais Tell My Sister (Kate McGarrigle) 3:37 Swimming Song (Loudon Wainwright III) 2:26 Jigsaw Puzzle of Life (Anna McGarrigle) 2:29 Go Leave (Kate McGarrigle) 3:19 Travellin' on for Jesus (Traditional) 2:42 Total : 36 min 6 s
1977, Warner BS-3014 ; 1994, Hannibal HNCD 4402 Dancer with Bruised Knees (Anna McGarrigle) 3:46 Southern Boys (Kate McGarrigle) 3:20 No Biscuit Blues (Galt MacDermot / William Dumaresq) 1:43 First Born (Kate McGarrigle) 3:55 Blanche comme la neige (traditionnel; harmonisation de Kate et Anna McGarrigle) 3:44 Perrine était servante (traditionnel; harmonisation : Kate et Anna McGarrigle) 3:14 Be My Baby (Anna McGarrigle) 3:11 Walking Song (Kate McGarrigle) 3:33 Naufragée du Tendre (Shipwrecked) (Anna McGarrigle / Philippe Tatartcheff) 3:46 Hommage à Grungie (Kate McGarrigle) 3:54 Kitty Come Home (Anna McGarrigle) 4:36 Come a Long Way (Kate McGarrigle) 2:17 Total : 40 min 59 s
1979, Warner BSK-1248 ; [ … ]Note : Le titre leur est venu d'une prononciation à la blague (pseudo-espagnole ou pseudo-italienne) de l'expression « Prends ton manteau [ Va-t-en ! ] ». Oh My Heart Side of Fries Just Another Broken Heart Na CL Pronto Monto Stella by Artois Bundle of Sorrow, Bundle of Joy Come Back Baby Tryin' to get to You Fixture in the Park Dead Weight Cover up my Head Total : xx min yy s
1981, Kébec-Disc KD-990 ; 2004, Polydor 513 554-2Note : Le titre contient un trait d'humour : Lajeunesse (d'un seul tenant) est un nom de famille, courant au Québec (et provenant du surnom militaire de l'ancêtre en droite ligne paternelle),et c'est le nom d'une artère de Montréal. Entre Lajeunesse et la sagesse (Kate McGarrigle / Philippe Tatartcheff, paroles) 4:28 Complainte pour Sainte-Catherine (Anna McGarrigle / Philippe Tatartcheff) 2:47 — en reprise du album; en français montréalais Mais quand tu danses (Anna McGarrigle / Philippe Tatartcheff) 3:50