Paul Augustin Delacou (1782-1870) avocat et homme politique du département de l'Indre.
Historique Il est le fils de Pierre Delacou dit Baulu (1746-1822), notaire, sous l'Ancien Régime garde général des Eaux et Forêts du roi en la maîtrise de Guéret, signataire des cahiers de doléances du tiers état en 1789, maire d'Éguzon sous le Premier Empire. La carrière de ce dernier servit de tremplin à celle de son fils Paul Augustin Delacou.
Après des études de droit à Paris, avocat, il est nommé, puis élu au suffrage censitaire maire d’Éguzon, mandat qu'il exerce de 1813 à 1840Notice monographique sur Eguzon, L. Blanchard, A.F. Patissier, Châteauroux, 1894. Paul Augustin Delacou se fait connaître par ses écrits De la science politique constitutionnelle (Paris - 1826 - Mongie ainé), De la nature du pouvoir municipal (Paris - 1829 - Mongie ainé) où il développe des conceptions favorables à l'autonomie et à la responsabilité des citoyens, des familles et des municipalités et surtout par sa brochure Comme le ministère Villèle a servi la France et le roi (Paris - 1827 - Mongie ainé), vive critique du gouvernement extrêmement conservateur de Joseph de Villèle, premier ministre de Charles X de 1826 à 1828. Candidat malheureux au Corps législatif dans le électoral de l'Indre en 1822 contre Pierre-Marie Taillepied de Bondy. Nommé conseiller général de l'Indre en 1816, il l'est toujours au suffrage censitaire sous la monarchie de JuilletAlmanach royal et national 1835, il y siège au côté du prince de Talleyrand qui ne partageant guère les conceptions politiques de PA Delacou ne manque pas de railler en 1836 « ce petit homme qui parle si longuement et en si méchants termes ». En 1840, ayant partagé ses biens entre ses enfants, il est privé de ses droits électoraux car il ne remplit plus les conditions du cens électoralCour Royale de Bourges - arrêt du 25 novembre 1840 (journal du Palais 1840).
En 1848, la seconde République établissant le suffrage universel lui permet d'être réélu maire d'Éguzon et conseiller général de l’IndreAlmanach national, 1851.
En 1851 le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte auquel il n'est pas favorablearchives municipales d'Éguzon - décembre 1851, le contraint à mettre fin à sa carrière politique. Réélu au Conseil général en 1852, son élection est invalidée par le préfet et le Conseil d’État confirme cette annulation par son arrêt du 22 aout 1853.
Notes et références Grands notables du Premier empire, vol. 21, G.Catherine-Joffrin, D. Bernard, J. Tournaire, CNRS éditions, Paris, 1994
Sources Grands notables du Premier empire, vol. 21, G.Catherine-Joffrin, D. Bernard, J. Tournaire, CNRS éditions, Paris, 1994 Notice monographique sur Eguzon, L. Blanchard, A.F. Patissier, Châteauroux, 1894 Almanach royal et national, 1835 Almanach national, 1851 Journal du Palais 1840 Archives de presse, 1839 et archives municipales Eguzon
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