Le d'artillerie coloniale était une unité de l’Armée française, issu des Troupes Coloniales.
Son actuel héritier est le régiment du service militaire volontaire.
Historique Création Créé le comme RALHC (régiment d'artillerie lourde hippomobile coloniale). Ses quatre groupes tiennent garnison à Toulon, Marseille, Saint-Raphaël et Nîmes .
Le devient d'artillerie coloniale par changement d'appellation.
Le , le RACP (régiment d'artillerie coloniale porté) est recréé par changement d'appellation du RACP à Rueil-Malmaison.
Le , il devient RACTT (régiment d'artillerie coloniale à tracteurs tous terrains) par changement d'appellation. Il est rattaché à la d'infanterie coloniale dont il forme l'artillerie avec le .
Seconde Guerre mondiale
Mobilisation et drôle de guerre À la mobilisation, met sur pied le et le .
Campagne de Norvège
Équipé de canons de 75, le est affecté pour former l'artillerie du corps expéditionnaire français en Scandinavie. Le chef de corps du régiment, le colonel Deverre, reçoit le commandant de l'artillerie du corps expéditionnaire. Son , devenu autonome d'artillerie coloniale () est rattaché à la , son () à la et son () à la .
Seul le participe alors à la campagne de Norvège. Il débarque à Skånland le . Une de ses batteries se distingue lors de la prise de Narvik ce même jour. À la suite de la décision de replier les forces alliées en Norvège, le groupe sabote ses pièces et rembarque entre le et le .
Campagne de France Le et , toujours à Brest en attente d'embarquement au moment de l'offensive allemande du , forment l'artillerie organique de la envoyée sur la Somme. Ils combattent dans la région de Ham à partir du jusqu'au repli sur l'Oise ordonné le . Avec leur division, les deux groupes retraitent ensuite vers la Marne le , puis la Loire, le Cher et la Gartempe. Ils sont en Haute-Vienne au moment de l'armistice du 22 juin 1940.
L'état-major et la batterie hors-rang du rejoignent l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie entre le et le . Ces éléments retraitent jusque dans le Lot, échappant à la capture.
Replié à Brest le , une partie du est capturée lors de l'entrée des Allemands dans la ville le . Le reste du groupe parvient à s'embarquer vers Southampton, puis rejoint Marrakech le .
Armée d'armistice Recréé le sous le nom de RAC, il tiendra garnison à Nîmes, Marseille et Draguignan. Il sera le seul régiment d'artillerie coloniale de l'Armée d'armistice. Il est dissous le .
Libération Le , recréation du RAC à Draguignan. Il est cité à l'ordre de la division et reçoit la croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent aux drapeaux, étendards et fanions, le pour sa participation aux opérations du front de l'Atlantique lors d'un combat exceptionnellement dur du 14 au à la Pointe de GraveGénéral de Larminat, Ordre Général N°102.. Il appartient ensuite à la d’infanterie d’Extrême-Orient, puis à la d’infanterie Coloniale.
Guerre d'Indochine Le il rejoint l'Indochine son groupe participe à la bataille de Dien-Bien-Phu.(III/10 RAC), Chef de bataillon Alliou, avec 12 obusiers de M2A1, où il est entièrement anéanti. Il est cité une première fois le à l’ordre de l’Armée avec attribution de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec palme.
Guerre d'Algérie Le il quitte l'Indochine pour arriver en Algérie il formera 4 groupe du régiment.
Le du 10 RAC devient le le du RAMa, il sera dissous le .
Le du 10 RAC devient le le du RAMa. Par décision ministérielle en date du le du RAMa prend la dénomination de d'artillerie de marine à compter du .
Le du 10 RAC devient le le du RAMa, il sera dissous le .
Le du 10 RAC devient le le du RAMa, il subsiste. Il prend la dénomination de groupe d’artillerie de marine ( GAMa) et tient garnison à Mers el-Kébir.
Dissolution Il est définitivement dissous à son retour en France le .
En 1976, le du service militaire adapté ( BSMA) prend la dénomination de régiment du service militaire adapté de la Guadeloupe (RSMA-Ga) et reçoit la garde de l’étendard du d’artillerie de marine. En 2013, le RSMA-Ga reçoit son propre drapeau. L'étendard du RAMa retourne dans la Salle des Emblèmes du Service historique de la Défense au château de Vincennes, où sont conservés les drapeaux et étendards des régiments dissous.
Depuis 2017, le régiment du service militaire volontaire de Brétigny-sur-Orge s'est vu confier la garde à l'étendard du RAMa.
Sources et bibliographie .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes
troupes de marine Troupes coloniales Régiments des colonies
Liens externes Site des troupes de marine le RSMA de la Guadeloupe Le Service Militaire Adapté
Catégorie:Unité des troupes de marine française dissoute Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Troupes coloniales (France) Catégorie:Guerre d'Indochine Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1919 Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1939-1945