Georges-Albert-Edouard de Traz, connu sous les pseudonymes de Peter Coram et François Fosca, né le dans le et mort le à Genève ou à Pregny-Chambésy (Suisse), est un romancier, essayiste et critique d'art suisse, ainsi que peintre et illustrateur (à ses débuts).

Biographie

Il est le fils d'Édouard de Traz (1831-1918), ingénieur civil d'origine genevoise et président de la Compagnie du chemin de fer de Dakar à Saint-Louis puis de la Compagnie des chemins de fer Bône-Guelma, et d'une mère française nommée Madeleine Gaume (1851-1919) ; son frère cadet est le romancier Robert de Traz (1884-1951). Dans leurs jeunes années, ils voyagent beaucoup avec leur père en Italie, Angleterre ou Belgique et parcourent également l'Afrique du Nord (Algérie et Tunisie).

Georges de Traz est à ses débuts peintre et illustrateur de formation autodidacte dans différents ateliers parisiens et en Italie. Il fait de nombreuses expositions en Suisse et à l'étranger entre 1910 et 1921.

Après avoir collaboré avec son frère à La Voile latine entre 1904 et 1910, il entame une carrière de romancier réaliste sous le pseudonyme de François Fosca : L'Amour forcé (1923), Monsieur Quatorze (1923), La Berlue (1925), Les Dames de Boisbrulon (1926), Derechef (1927). Il se lance ensuite dans le domaine du roman policier, dont il est l'un des premiers spécialistes, utilisant le pseudonyme de Peter Coram. Il publie ainsi La Femme décapitée (1937), Séquence de meurtres (1937) et L'Affaire Mercator (1938), de "faux" romans policiers anglaisLe texte en français était publié par l'éditeur qui ajoutait un nom de traducteur et un titre inventé en anglais pour faire illusion. pour la collection L'Empreinte, C'est au mort à parler (Simon, coll. Police-secours, 1939) et La Corde pour le pendre (Albin Michel, coll. Le Limier, 1948), sous la signature de Peter Coram, ainsi que Ces messieurs de la famille, Du côté de chez Fyt et L'Homme qui tua Napoléon (Editions Utiles, Genève, le premier signé Peter Coram en 1943, les suivants François Fosca, 1943 également). Toujours à Genève, il publie en 1943 une "version rajeunie" des Mystères de Paris d'Eugène Sue. Son essai fondateur sur le roman policier est Histoire et technique du roman policier (Nouvelle Revue Critique, 1937), signé François Fosca.

Il publie parallèlement, dès le début de l'entre-deux-guerres, de nombreuses monographies d'artistes incontournables, peintres ou sculpteurs, souvent sous le pseudonyme essayiste de François Fosca, parmi lesquels Maurice Denis en 1923, Albert Marquet et Antoine Bourdelle en 1924, Maurice Barraud en 1927, le peintre genevois Jean-Étienne Liotard en 1928 ou Simon Bussy en 1930.

L’Académie française lui décerne le prix Charles-Blanc en 1934 pour Daumier

Il se consacre ensuite à l'enseignement de l'histoire de l'art à l'école d'Architecture et à l'école des Beaux-Arts de Genève (1944-1953). Georges de Traz entreprend aussi des synthèses, comme son Histoire de la peinture suisse (1945) ou La Montagne et les peintres (1960). Hostile à l'art contemporain, il le traite sévèrement et sans nuances, notamment dans La Peinture, qu'est-ce que c'est ? (1947). Sous le pseudonyme de "François Fosca" mieux connu du public francophone, il prépare pendant cette active période d'enseignement de l'art, en association avec son ami Pierre d'Espezel (1893-1959), conservateur au Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France une Histoire de la peinture, sous-titrée "de Bysance à Picasso", qui n'est publié qu'en 1958Pierre d'Espezel, François Fosca, Histoire de la peinture, opus cité, première édition en 1958, réédition en 1967. L'ouvrage illustré en reliure rouge est réédité en 1974 et imprimé en Allemagne.. Polyglotte, il traduit, à partir des textes anglais et espagnol, l'ouvrage "Le déclin de l'empire espagnol d'Amérique" de l'historien Salvador de Madariaga qui paraît la même année.

Georges de Traz s'éteint le et est enterré au cimetière de Pregny.

Vie privée Georges de Traz s'est marié une première fois en 1910 avec Marie Lucie Gilbert (1885-1922). Veuf, il épouse en secondes noces, en 1923, Marie Lola Wagnière (1888-1960). Après son divorce de cette dernière, Georges de Traz épouse, en 1938, Georgette Chessex (1897-1990).

Œuvres Lire supra François Fosca pour ses principaux romans historiques ou d'aventure, Pierre ou Peter Coram pour ses romans policiers. François Fosca, auteur critique d'art dans la collection "Études critiques" aux éditions Gallimard, Simon Bussy en 1930, E-A Bourdelle en 1924, Maurice Denis en 1924, A. Marquet en 1923 François Fosca, Histoire et technique du roman policier, Éditions de la Nouvelle revue critique, 1937, 228 pages. Pierre d'Espezel et François Fosca, Histoire de la peinture, de Bysance à Picasso, édition aux éditions Aimery Somogy, Paris, 1958, réédition en 1967 et en 1974, 276 pagesPremières éditions sur le site des données de la BNF.

Notes et références

Bibliographie et sources Doris Jakubec, notice biographique de François Fosca, Dictionnaire historique de la Suisse. François Ouellet, "François Fosca", Nuit blanche, , hiver 2011, p. 50-55.

Liens externes

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