Dorénaz est une commune suisse du canton du Valais située dans le district de Saint-Maurice.
Géographie Situation La commune de Dorénaz s'étend sur . Lors du relevé de , les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient de sa superficie, les surfaces agricoles , les surfaces boisées et les surfaces improductives .
Dorénaz se trouve dans la vallée du Rhône et se situe entre Collonges et Vernayaz.
Activité minière L'anthracite de Dorénaz est un charbon avec une des meilleures qualités calorifiques du canton du Valais () malgré son taux de cendres élevés (10 à 28 %) ; l'anthracite est donc de qualité médiocre en comparaison à du charbon standard. Le principal gisement de Dorénaz, exploité dès 1855, se situe au lieu-dit « La Méreune », à d'altitude. Le site a connu trois exploitants différents : La Paccolat, Dorénaz SA et Dionisotti. Il est à l'abandon depuis 1953..
Toponymie La première mention connue de Dorénaz date du ou , sous la forme . Le z final ne sert qu'à marquer le paroxytonisme et ne devrait pas être prononcé ; dans sa langue d'origine, il s'écrit Dorena.
Histoire Au , Dorénaz appartient à une famille bourgeoise de Saint-Maurice, les Wychardy. Dès 1300, la localité devient possession de l'hôpital de Saint-Jacques, qui relève lui-même de l'abbaye de Saint-Maurice. Le sacristain de l'abbaye possède aussi des droits sur le bois de Rosel, qui sont abolis par la diète valaisanne de et sont passés à la commune. Dorénaz fait partie du gouvernement de Saint-Maurice de 1476 à 1798, puis du district de ce nom. De 1802 à 1816, Dorénaz forme avec Collonges et Alesse la commune d'Outre-Rhône. Dorénaz obtient définitivement le hameau d'Alesse en 1841. Au spirituel, Dorénaz relève de la paroisse Saint-Sigismond de Saint-Maurice ; en 1723, elle est incorporée avec Collonges à la nouvelle paroisse d'Outre-Rhône, dont l'église paroissiale se situe à Collonges. Au , Dorénaz exploite des ardoisières, dont l'exportation est facilitée par un funiculaire, et une mine de charbon. Dans les années 1880, un pont de fer relie Dorénaz à Vernayaz.
Population Gentilé et surnom Les habitants de la commune se nomment les Diablerains (variations : Diablérins, Diablerins) ou les Dorénards.
Ils sont surnommés lè Ginpa-Parây, soit ceux qui grimpent sur les parois (pour cueillir les prunes) en patois valaisan.
Les habitants de la localité d'Allesse se nomment les Allessards.
Démographie Évolution de la population
Pyramide des âges
Transports et énergie Un téléphérique construit en 1956 relie Dorénaz à Allesse et à Champex d'Alesse.
En 2008, une éolienne a été construite à la Cime de l'Est entre Collonges et Dorénaz.
Culture et patrimoine Personnalités liées à la commune Brigitte Balleys (1959-), mezzo-soprano, grandit à Dorénaz. Frédéric Favre (1979-), conseiller d'État valaisan de 2017 à 2025, grandit à Dorénaz. Claude Rouiller (1941-), président du Tribunal fédéral de 1995 à 1997, originaire de Dorénaz. David Rouiller (1972-), militant politique, originaire de Dorénaz.
Héraldique
Les armoiries de Dorénaz sont adoptées en 1934. La croix tréflée représente Saint-Maurice pour certaines possessions de son abbaye, le marteau représente Martigny pour le site d'Allesse et la coquille Saint-Jacques représente l'hospice Saint-Jacques de l'abbaye...
Voir aussi Fonds d'archives
Liens externes
Références
Catégorie:Commune du canton du Valais Catégorie:Commune située au bord du Rhône