Gravisca ou Graviscae (connue aussi comme Porto Clementino« Tarquinia » in Clotilde Vesco, Città e necropoli dell'Etruria antica, .) est une zone archéologique située dans la commune de Tarquinia en province de Viterbe, dans le Latium.
Gravisca a été le port de la ville étrusque de Tarquinia, situé à à l'ouest de son centre-ville.
Il est le lieu également de la découverte, à la fin des années 1970, du sanctuaire grec de l'emporion, en l'honneur d'HéraCahiers de l'archéologie, 322, 108-111. Les fouilles de Gravisca ont montré la présence des Grecs dans ce port au moins de 580 jusqu'au début du
Sur le site et sur les ruines étrusques, une colonie romaine a été créée en 181 av. J.-C.Tite-Live, Ab Urbe condita libri, XL, 29...
Histoire Gravisca est au ce que les archéologues désignent par le terme grec d'emporion, une espèce de port-franc, où des groupes d'étrangers, principalement des Grecs ioniens, viennent s'installer et pratiquent le culte de divinités de leur pays d'origine.
Un premier sanctuaire, fort modeste ( x ), est construit vers 580. Il est consacré à Aphrodite, qui est non seulement la déesse de l'amour mais également la protectrice des navigateurs. Les fouilleurs du site ont retrouvé un artefact dédié à la déesse étrusque Turan, indiquant que l'endroit est également fréquenté par des Étrusques, une cohabitation pacifique fort éloignée des relations conflictuelles que l'on décrit souvent entre les deux peuples. Héra, honorée par les Étrusques sous le nom de Uni, et Déméter assimilée à l'étrusque Vei, y sont également présentes. À la fin du siècle, lorsque les Ioniens sont soumis à la pression perse, des marchands originaires d'Égine prennent leur place, comme en témoignent des inscriptions dans leur alphabet. Apollon est également vénéré à Gravisca. Un des ex-voto les plus célèbres est une ancre en marbre portant l'inscription: «Je suis à l'Apollon d'Egine. C'est Sostratos qui m'a consacrée à lui». Ce Sostratos semble être le même individu mentionné par Hérodote à la fin du comme le plus riche marchand de l'époqueHérodote, Histoire, IV, 152.
Au début du , les inscriptions en grec se raréfient. Une perturbation des circuits commerciaux par des conflits entre Grecs et Étrusques, notamment la bataille de Cumes en 474 av. J.-C., pourrait constituer l'explication. Le sanctuaire, reconstruit et agrandi, n'est plus fréquenté que par des Étrusques, comme le montrent les inscriptions des dédicaces à Turan, Uni et Vei, uniquement en étrusque.
En 181 av. J.-C., les Romains fondent sur le site étrusque une colonie portant le nom, que, faute de mieux, on lui donne encore actuellement.
Bibliographie
Sabrina Boldrini e Concetta Masseria (a cura di), Gravisca. Le ceramiche attiche a figure rosse, Edipuglia, 1999 .
Lucio Fiorini, Gravisca. Scavi nel santuario greco. Topografia generale e storia del santuario, Edipuglia, 2005 . M. Moretti, M. Torelli, F. Boitani, « Gravisca. Scavi nellà città etrusca e romana », Notizie degli scavi, 1971, . Mario Torelli, « Il santuario di Hera a Gravisca », La Parola del Passato, 136, 1971, .
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Notes et références
Sources Fouilles de Gravisca Mario Torelli, Gravisca, 1970. Mario Torelli Il sanctuario di Hera à Gravisca, La Parola del passato, 44-67, 1971.
Liens externes
Gravisca sur le site spazioinwind.libero.it
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