L'attentat de la rue de Rennes est un attentat perpétré le mercredi dans le de Paris, au 140 de la rue de Rennes devant le magasin Tati (et le siège du magazine Le Point.). L'engin explosif éclate à dans une poubelle municipale fixée au sol sur le trottoir, à trois mètres des vitrines, et fait sept morts et cinquante-cinq blessés. L'attentat a été organisé par Fouad Ali Saleh, un membre du Hezbollah libanais, et commandité par l'Iran.

Contexte historique

vignette|gauche|redresse|Immeuble Félix Potin au 140 rue de Rennes, lieu de l'attentat. Il s'agit du dernier et du plus meurtrier des quatorze attentats revendiqués par le « Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient », fomenté par Fouad Ali Saleh pour le compte du Hezbollah libanais avec pour objectif de faire cesser le soutien apporté par la France à l'Irak dans le conflit qui l'oppose à l'Iran et d'obtenir les libérations de trois terroristes détenus en France : Anis Naccache (réseau iranien), Georges Ibrahim Abdallah (réseau libanais FARL) et Varoujan Garbidjian (réseau arménien ASALA).. Cette période est nommée « septembre noir »Camille Le Pomellec, « Attentats de : la guerre cachée », série documentaire La Case du siècle sur , .

Réactions politiques L'attentat fut d'abord attribué par le ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua, et par son ministre délégué à la sécurité, Robert Pandraud, aux Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), une organisation communiste à laquelle Georges Ibrahim Abdallah avait appartenu. Robert Pandraud reconnaitra ultérieurement : L'ensemble de la presse française reprit cette thèse, contribuant à alourdir la condamnation de Georges Ibrahim Abdallah (réclusion à perpétuité). Le juge antiterroriste Alain Marsaud soulignera dans ses mémoires intitulés Avant de tout oublier. : ..

Enquête Les policiers travaillent sur une première piste qui semble cohérente avec les cinq attentats précédents. Ceux-ci ont été revendiqués par une organisation baptisée CSPPA, le Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes. Néanmoins, les deux hommes suspects peuvent justifier de leur présence au Liban au moment des faitsThierry Sagardoytho, Attentat de la rue de Rennes : en 1986, l'enquête sur la bombe qui a tué deux jeunes des Pyrénées-Atlantiques, ici.fr, 7 septembre 2026.

Plusieurs mois passent avant que l'enquête ne change complètement de direction. Elle s'achève avec l'arrestation de Fouad Ali Saleh le par les policiers de la Direction de la Surveillance du territoire (DST) et la neutralisation de son réseau. Ce Tunisien était parti étudier la théologie chiite en Iran avant de rejoindre les rangs du Hezbollah libanais pro-iranien. Il est le coordinateur de la vague d'attentats qui a frappé Paris. Selon ses aveux, les attaques ont été commanditées depuis Téhéran, avec l'aval des autorités iraniennes. L'objectif étant de faire pression sur la France afin qu'elle cesse son soutien à l'Irak dans la guerre qui l'oppose à l'Iran.

Victimes de l'attentat Les sept victimes de l'attentat sont les suivantes. :

René Bastong Audrey Benghozi Claudie Béral Anil Mamadali Linda Medioni Lajus Michelle Peyrat Mouktar Tahirali

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . . .

Articles connexes Terrorisme Liste d'attentats meurtriers

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