Entre La Croix-Valmer et Cavalaire dans le Var, près de la plage du Débarquement, il a été trouvé quatre sites romains : Pardigon 1 (dépotoir romain annexe de Pardigon 3), Pardigon 2 (villa en cours de fouilles en bordure de la plage), Pardigon 3 (villa fouillée entre 1983 et 1986, actuellement enfouie sous le parking du théâtre en plein air Les Tragos), et une petite nécropole (derrière la supérette).

Histoire Sur le littoral varois, le site s’inscrit .

L'histoire du site remonte au Néolithique (silex trouvés) ; il a été trouvé aussi des traces de l'âge du fer (poteries), et de l'époque gauloise. Vers 40 : premières cabanes (murs en pierres sèches, toitures en roseaux, four à pain, alandier) Vers 30 : arasement des cabanes, et édification de la première villa et de son site de vinification (chais, fouloir, pressoir, etc.) en micaschiste, serpentinite, et quartz, liés à l'argile.

Vers 45 : villa arasée, et reconstruite, pour l'exhausser de 2 m. Vers 100 : villa agrandie vers l'ouest. Au , Pardigon 3 est rattachée à Pardigon 2. Fin /début : fin de l'Empire romain, et villa pillée par les Wisigoths. Moyen Âge : brûlage des marbres de Carrare de la villa, pour faire de la chaux (absente du massif des Maures). Abandon jusqu'au . Second Empire : construction, sur les ruines romaines, d'une caserne de Douanes, entourée de champs cultivés (vignes, vergers); les douaniers abîment profondément la villa (destruction d'une partie des thermes par exemple) 1943 : les Allemands font sauter la caserne (nouvelles destructions). Abandon jusqu'en 1983-1986 : débroussaillages et fouilles faits par le Centre Archéologique du Var. Abandon jusqu'en 2004 : débroussaillages et reprise des sondages, par les archéologues amateurs de l'Association Archéologique Aristide Fabre (basée à Sainte-Maxime); clôturage complet du site À cause de sa situation sur le littoral sud de la Baie de Saint-Tropez, ce site a été soumis à une intense pression d’urbanisation. Dès les années 1980, les associations locales de protection de l’environnement se mobilisèrent afin . Celle-ci a été finalisée en janvier 2013.

Description

La villa était un immense domaine viti-vinicole qui faisait commerce de l'Italie à l'Espagne; environ 50 personnes y vivaient; il y a été retrouvé : un port privé, une zone artisanale, une poterie, un tuilier; et aussi : vases, pichets, jattes, lampes, vaisselles de toutes sortes, fioles à parfum, tesselles de mosaïques de 2 couleurs, verreries, tuyaux de plomb et céramique, une soixantaine de pièces de monnaie romaine, et surtout une magnifique tête de femme en marbre de Carrare qui devait servir de mascaron, et actuellement dans le bureau du maire de La Croix Valmer.

Pardigon 1 Dépotoir romain annexe de la villa de Pardigon 3, et à l'origine de la découverte de l'ensemble des 4 sites

Pardigon 2 Pardigon 2 est .

Pardigon 3 thumb|Pressoir romain Cette nouvelle villa rustica fut . Son propriétaire gérait un domaine d’une centaine d’hectares de vignes. Il avait fait aménager des chais abritant les fouloirs, le pressoir, les cuves et plus d’une centaine de cuves, ainsi que des dolia, enterrées dans le sol. Il disposait ainsi d’une capacité de vinification de à hectolitres par anDe la romanisation de la Provence à la villa de Pardigon.

Le vin de Pardigon était commercialisé dans des amphores par le port de Fréjus. Cependant, la concurrence d’autres vins et la crise économique liée au déclin de l’Empire romain imposèrent un regroupement. La villa Pardigon 3 fut rattachée à Pardigon 2 au cours du . Sa vocation viticole continua jusqu'à la fin du , période où elle fut pillée par les Wisigoths.

La nécropole

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

Un riche passé à protéger Var Matin Site de l'Association Archéologique Aristide Fabre

Pardigon Catégorie:Monument dans le Var Pardigon Catégorie:Cavalaire-sur-Mer