Marche-en-Famenne (en wallon Måtche-e-Fåmene) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie dans la province de Luxembourg, chef-lieu de l'arrondissement administratif du même nom.
Toponymie
Géographie
Marche-en-Famenne est traversée par la Marchette, un affluent de l'Ourthe.
Comme son nom l'indique, la commune se trouve principalement dans la région géologique de la Famenne. Toutefois, elle est aussi traversée par la bande calcaire de la Calestienne (Verdenne, Fond des Vaulx). Quant à la partie orientale de son territoire (Roy, Lignières), elle est située en Ardenne.
La ville se situe à la croisée de plusieurs routes importantes, dont la route nationale 4 joignant le Sud du pays à la capitale, la route européenne 46 joignant Cherbourg (France) à Liège, la route nationale 86 allant d'Aywaille à Rochefort et la route nationale 63 menant à Liège.
Sections # Nom Superf.(km). Habitants(2025) Habitantspar km Code INS 1 Marche-en-Famenne 21,03 318 83034A 2 Waha 25,83 195 83034B 3 Aye 18,69 155 83034C 4 Hargimont 7,99 732 92 83034D 5 On 10,17 163 83034E 6 Humain 12,35 245 20 83034F 7 Roy 26,02 689 26 83034G
Autres villages Marloie, Grimbiémont, Lignières, Hollogne, Champlon-Famenne, Verdenne.
Communes limitrophes La commune est délimitée à l’ouest et au nord par la province de Namur.
Démographie
Démographie : avant la fusion des communes
Source : DGS, recensements population.
Démographie : commune fusionnée
En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :
Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source : DGS, de 1831 à 1981 = recensements population ; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK.
+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993101,01994101,41995102,91996103,01997104,31998104,91999105,72000106,22001107,32002107,72003108,22004108,92005108,72006110,12007110,62008110,12009111,72010111,32011112,72012112,82013113,02014112,62015113,02016112,82017112,72018113,12019113,12020114,02021114,42022115,02023115,92024116,42025116,32026116,7
Histoire Moyen Âge Au début du Moyen Âge, Marche n'était qu'un petit hameau, sur le ruisseau Marchette, l'une des dépendances à proximité de l'abbaye de Stavelot. Au , ce territoire a fait partie du comté de La Roche. Il est idéalement situé, sur la route principale entre Namur et Luxembourg, et s'est rapidement transformé en une ville commerciale qui obtint sa charte au .
À la fin de ce siècle, dans le véritable mode médiéval, Marche a acquis un système complet de murs défensifs avec deux portes (porte haute et porte basse), une série de tours de guet et un donjon. Ces remparts se dressaient à l'emplacement des rues actuelles suivantes : boulevard du Nord, avenue de France, boulevard du Midi, rue Porte Haute, rue des Armoiries, rue des Tanneurs et remparts des Jésuites où, au , subsiste la tour de la Juniesse, l'un des derniers vestiges de ces remparts.. Ces remparts avaient une longueur totale d'environ et la superficie intra muros de la ville couvrait approximativement calculé par Google Maps.
La place du marché et les organisations religieuses, telles que les Carmes, couvent fondé en 1473, peuvent prospérer dans la ville close.
Après 1500 Philippe II, successeur de Charles Quint à Tolède et Bruxelles, réduit considérablement les libertés des Dix-Sept-Provinces, suscitant ainsi la « Révolte des gueux » (aussi appelée « Guerre des Quatre-Vingts Ans »).
Au lendemain de la pacification de Gand, Don Juan d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas et demi-frère bâtard de Philippe II, accorde à la ville l'« édit perpétuel de 1577 ». Le décret permet le départ des troupes espagnoles et la reconnaissance des libertés de la ville. Mais la guerre reprend bientôt et Don Juan meurt un an plus tard, près de Namur.
Le château et ses murs défensifs sont démantelés à la fin du sur les ordres de Louis XIV de France. Un siècle plus tard, les troupes françaises révolutionnaires entrent dans la ville et ferment le couvent des Carmes.
Les combats de 1792
Pourchassées par les armées révolutionnaires françaises victorieuses, les troupes du duc de Bourbon , font halte au mois de à Marche-en-Famenne. Les soldats royalistes qui ont survécu aux combats souffrent du froid, de la pluie et surtout de la faim. Aussi, Marche-en-Famenne justifie-t-elle le surnom de Marche-en-Famine que lui ont donné les soldats de l'armée de BourbonHistoire de l'Émigration. Page 226, par Ghislain de Diesbach. Éditions Grasset Paris. Le Grand Livre du Mois. 1975.
Révolution industrielle
Le chemin de fer fait son apparition à Marche-en-Famenne en 1858 lorsque la Grande compagnie du Luxembourg inaugure une gare dans le village de Marloie sur l'actuelle ligne 162.
Le tracé de la ligne, conçu pour tenir compte du relief défavorable, ne pas générer de pente trop importante et éviter de construire des tunnels ou viaducs, a pour conséquence l'emplacement de la gare, à plus de trois kilomètres de la ville. Une petite gare est également construite à Aye sur la ligne du Luxembourg.
En 1865, Marche-en-Famenne se voit dotée d'une gare plus proche située sur la ligne Marloie - Angleur (actuelle ligne 43) qui descend la vallée de l'Ourthe.
Ces deux gares, munies d'installations de déchargement et de cours à marchandises, vont permettre d'évacuer la production industrielle, agricole et forestière de toute la région tout en raccourcissant les temps de trajet par rapport à la route. Cependant, la ligne 43 n'a jamais eu autant d'importance que la ligne 162 et a même perdu une bonne partie de son trafic à la fin du . Bien que située loin du centre, la gare de Marloie est resté la gare principale pour Marche et sa région.
Seconde Guerre mondiale Le , lors de la bataille de France, des Français de la légère de cavalerie affrontent à Marche des avant-gardes blindées allemandesYves Buffetaut, Ardennes 1940 : La percée allemande (Militaria Magazine HS ), 2010, de la 5. Panzer-Division de Max von Hartlieb-Walsporn. Le , le village de Marloie est victime d'une explosion de de TNT transportées par un train de munition allemand, détruit par un avion allié alors qu'il attendait son acceptation pour la gare de Marche. La population de la ville construisit une chapelle à la vierge Marie pour la remercier de ne pas avoir fait venir ce train.
En , lors de la Bataille des Ardennes, l'armée allemande ne se trouve qu'à moins de de la cité au sud à On et à Humain, au nord à Hotton et à l'est dans le village de Bande. La population de la ville et les troupes alliés qui s'y trouvent stationnées redoutent un encerclement par l'armée allemande (comme à Bastogne) et se préparent à affronter les combats. Finalement, l'offensive allemande s'essouffle et l'armée allemande est repoussée vers l'est.
Rénovation urbaine Les premiers travaux sont inaugurés par la création de son piétonnier dans le centre-ville et par la rénovation de la Place aux Foires.
Le commencent les travaux du projet de « boulevard urbain » au cœur de la ville. Ils se termineront deux ans plus tard avec l'installation des arbres au centre de la voirie.
Avec ses écoles, ses industries, le complexe militaire et ses attractions touristiques, Marche est un centre d’importance régionale.
Héraldique
Politique et administration
Conseil et collège communal 2024-2030 Collège communal Bourgmestre Nicolas Grégoire Les Engagés - LES ENGAGÉS-MAYEUR Échevin Christian Ngongang Les Engagés - LES ENGAGÉS-MAYEUR Échevine Carine Bonjean Les Engagés - LES ENGAGÉS-MAYEUR Échevin Jean-François Pierard Les Engagés - LES ENGAGÉS-MAYEUR Échevin Philippe-Michel Panza LES ENGAGÉS-MAYEUR Échevin Magali Coppe LES ENGAGÉS-MAYEUR Président du CPAS Gauthier Wery PS
Liste des bourgmestres
Les bourgmestres de 1830 à 1977
Sécurité et secours La ville fait partie de la zone de police Famenne-Ardenne pour les services de police, ainsi que de la zone de secours Luxembourg pour les services de pompiers. Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.
Patrimoine et culture
Patrimoine architectural et sites vignette|redresse=0.8|Église Saint-Remacle de Marche-en-Famenne. Le centre-ville compte quelques édifices intéressants, comme l'église Saint-Remacle, l'ancien couvent de Carmes et l'ancienne église jésuite. Autour de la place du Roi Albert, centre historique de la ville, plusieurs rues ont su conserver un riche patrimoine immobilier allant du au . Les rues où l'on peut observer le plus de maisons anciennes et typiques de la région sont les rues Dupont, du Commerce, du Manoir, des Dentellières, Rosette, des Savoyards et Saint-Laurent. Le Famenne & Art Museum, situé rue du Commerce dans la maison Jadot, propose dans le corps du logis du un parcours thématique sur l’œuvre du plasticien Remy Van den Abeele et dans l'aile du une découverte chronologique du patrimoine de la Famenne, via des collections multiples (bijoux, dentelles, sculptures, mobilier, photographies…). Le long de cette rue du Commerce, on peut aussi observer plusieurs bâtiments anciens et classés comme la maison Au Vieux Marché (1800) et la maison Laloux (1750). Le site naturel du Fond des Vaulx. Le parc Jadot. La Chapelle de la Sainte-Trinité () sur la butte de Cornimont, et le site environnant. La ville possède deux immeubles de style Art nouveau : la maison Lecomte et la pharmacie située rue du Commerce. Le patrimoine immobilier classé.
Bâtiments Sur la Nationale 4 se trouve la Tour de la Famenne, ancien restaurant des années 1970 et abandonnée dans les années 1990, puis rénovée et reconvertie en une tour d'observation et en bas en un casino.
Culture
Musées Le musée des Chasseurs ardennais.
Art public Thierry Bontridder, Voile, sculpture, 2002, rue Notre-Dame de Grâce. Serge Gangolf : De rond, point !, sculpture, 1999, au rond-point de la chaussée de Liège ; Point de rencontre, sculpture, 2013, au rond-point de la Porte-Basse. Roger Jacob, Christ en croix, sculpture, 1964, au cimetière de Marche-en-Famenne.
Gastronomie régionale Les Baisers de Marche. Le Matoufet. Les Pavés marchois, cubes de chocolat aux noisettes ou amandes. Le Wasté, un gâteau aux raisins secs en forme de couronne. Les liqueurs de la Maison Houillon à Marloie
Folklore Grand cortège carnavalesque La grosse biesse le dimanche qui précède Pâques de cinquante jours. Marché 1900, le . Statues en Marche. Festival de statues vivantes se déroulant chaque année au mois de Juillet.
Enseignement
Économie
Transport en commun vignette|Vue aérienne de la ville et de sa proche banlieue.
Bus La ville dispose de 2 lignes urbaines :
la ligne 91, au départ de la gare de Marloie, relie les villages de Marloie, Waha, Hollogne au centre-ville (Pirire-Carmel-…) ;
la ligne 92, elle, relie la gare de Marloie au centre-ville et à la gare de Marloie, elle dessert le zoning du Wex et la prison (SNCB). Ces deux lignes sont en correspondance avec les trains IC en gare de Marloie.
La ligne 424 relie le centre à Rochefort en passant par Marloie gare, Hargimont, On et Jemelle (SNCB).
Elle dispose de plus de nombreuses lignes du TEC Namur-Luxembourg passant en ville ou dans sa proche banlieue. (11/2, 1,15)
Train La gare de Marche-en-Famenne se trouve sur la ligne 43 Liège-Angleur–Marloie. Elle est desservie par un train par heure circulant de Liers et Liège à Marloie (un toutes les deux heures le week-end).