Le billet de 10 euros () est le deuxième billet en euros par ordre croissant de valeur, utilisé depuis l'introduction réelle de l'euro en 2002. Il est utilisé dans vingt-et-un États membres de l'Union européenne, quatre micro-États non-membres de l'UE mais disposant de conventions monétaires, ainsi que dans deux autres pays européens hors de l'Union qui l'ont adopté unilatéralement et sans convention monétaire.
Près de de personnes effectuent leurs paiements en espèces avec une seule monnaieNotre monnaie.
Il est le deuxième plus petit billet d'euro, mesurant 127 millimètres sur 67 et est de couleur rose. Il représente une arche d'architecture romane sur le recto et un pont d'architecture romane sur le verso (entre le ).
Le billet de possède de nombreuses caractéristiques de sécurité telles qu'un filigrane, de l'encre ultraviolette, un hologramme et des micro-impressions, qui certifient son authenticité.
Au , il y avait billets de en circulation dans le monde, pour une valeur totale de ..
Historique
Avant l'introduction L'euro a été mis en place le . Il devint alors la monnaie de plus de 300 millions de personnes en Europe. Pendant les trois premières années d'existence, l'euro était une monnaie « invisible », uniquement utilisée en comptabilité. L'euro liquide fut officiellement introduit le , il remplaça alors les pièces et les billets des monnaies nationales de la zone euro (12 membres à l'époque), à des taux fixes. Cette nouvelle monnaie remplaça alors des monnaies telles que le franc français, le Deutsche Mark, la livre irlandaise.
Après l'introduction La période de double-circulation, durant laquelle les billets et pièces des monnaies nationales et de l'euro étaient acceptés, dura deux mois, jusqu'au , date officielle à laquelle les monnaies nationales cessèrent d'avoir un cours légal. Cette date varia cependant de quelques semaines selon les pays : c'est en Allemagne où la monnaie nationale cessa la première d'avoir un cours légal, à la date du . La période de double-circulation y durera cependant également deux mois. Même une fois le cours des anciennes monnaies devenu illégal, ces dernières continuèrent d'être acceptées par les banques centrales durant une période minimale de 10 ans, voire sans limite dans le temps, selon les pays.
Différentes séries de billets de Première série Du , date de leur introduction, au , il y a eu une série de billets de gardant les mêmes signes de sécurité et portant trois signatures. Le tirage initial porte la signature du président de la Banque centrale européenne, Wim Duisenberg, remplacé par Jean-Claude Trichet le , lui-même remplacé par Mario Draghi le . Il y a donc trois billets différents de avec trois signatures différentes., en fonction de leur date d'impression. Toutefois, tous les billets sont estampillés 2002, date à laquelle la première série a été introduite. Après , les billets de de la première série continuent de circuler, mais ils ne sont plus imprimés et sont progressivement remplacés par ceux de la deuxième série.
Deuxième série Une seconde série dénommée « Europe » a commencé à être introduite avec le billet de 5 euros le , pourvue de signes de sécurité renforcés et plus complexes, qui rend la contrefaçon encore plus difficile. Elle comporte, comme la première série, les mêmes éléments graphiques inspirés du thème « Époques et styles architecturaux européens », ce qui permet aux utilisateurs de les reconnaître aisément.
Ce billet de la série « Europe » a été présenté à Francfort-sur-le-Main le et a été mis en circulation le « PHOTO. Le nouveau billet de est arrivé », Huffington Post, 2 mai 2013.. ; l'année du copyright qui apparaît ainsi sur ces nouveaux billets est 2014.
Comparaison visuelle
Signatures Signatures des présidents de la BCE
Design
thumb|left|Vue de près d'un billet de . On peut observer les micro-impressions, la constellation EURion et le code de l'imprimeur dans l'étoile.
Le billet de est la deuxième coupure en euro avec la valeur la plus faible, mesurant 127 sur et de couleur rouge. Ils représentent tous des ponts et des arches dans des styles historiques européens différents. Le billet de dépeint l'architecture romane (entre les ). Les dessins initiaux de Robert Kalina devaient représenter de vrais monuments existants, mais pour des raisons politiques, le pont et l'arche sont plus simplement des exemples hypothétiques de l'ère architecturale romane.
Comme sur tous les billets en euro, on peut observer la dénomination de la coupure (10 EURO/ΕΥΡΩ), le drapeau de l'UE, la signature du président de la BCE, les initiales de la BCE dans toutes les langues officielles de l'UE (BCE, ECB, EZB, EKT et EKP), une carte de l'Europe, une représentation des territoires d'outre-mer de l'UE (on peut observer, en bas au centre, les îles Canaries et des territoires français utilisant l'euro) et les étoiles du drapeau de l'UE.
Caractéristiques de sécurité
Les billets de sont protégés par une bande holographique, une bande de couleur dorée, une constellation EURion, un filigrane, des micro-impressions, de l'encre ultraviolette, une impression en relief, un fil de sécurité, des micro-perforations, un nombre incomplet (visible par transparence), et un numéro de série. Le numéro de série commence par une lettre. Cette lettre correspond à la banque centrale à laquelle les billets sont destinés. Par exemple, un numéro de série commençant par la lettre S, indique que le billet a été destiné et distribué par la banque centrale d'Italie, mais ce n'est pas forcément cette dernière qui l'a produit.
thumb|Comparaison d'un billet sous lumière infrarouge et sous lumière normale.
Identification des billets
Première série Chaque coupure de possède un numéro de série commençant par une lettre qui correspond à la banque centrale à laquelle il est destiné. L'imprimeur est signalé par une lettre dans l'étoile du recto. Cette lettre est suivie par une série de chiffres désignant la matrice utilisée à l'impression puis par un code (une lettre et un chiffre) correspondant à la position du billet sur la planche.
Deuxième série Chaque billet de la deuxième série possède un numéro de série qui commence par deux lettres. La première correspondant à l'imprimeur, dont les codes diffèrent des précédents, en partie inspirés par les anciens codes d'identification de la banque centrale destinataire des billets. La seconde varie séquentiellement en suivant l'alphabet, en parallèle avec la séquence numérique. La mention de la banque centrale destinataire disparaît donc.
Liste des codes Voir les codes d'identification pour la première série et pour la deuxième série.
Production et stockage des billets En , la BCE a décidé qu’après l'introduction de l’euro, la production des billets en euros serait décentralisée et mise en commun (pooling). Dès lors, depuis 2002, chaque banque centrale nationale de chaque État membre de la zone euro fournit une partie de la production annuelle totale de certains billets. La banque centrale concernée prend en charge les coûts de production au titre de la part qui lui a été indiquée.
En , la BCE a décidé de mettre en place un stock stratégique de l’Eurosystème (c’est-à-dire la Banque centrale européenne (BCE) et les dix‑sept banques centrales nationales (BCN) de la zone euro). Ce stock est utilisé dans des circonstances exceptionnelles, lorsque les stocks au sein de la zone euro sont insuffisants pour faire face à une hausse inattendue de la demande en billets ou en cas d’interruption inattendue de leur approvisionnement. Les stocks permettent aux banques centrales nationales de gérer à tout moment une variation de la demande de billets. Grâce aux stocks logistiques, il est possible de répondre à leur demande dans des circonstances normales. Ces stocks permettent également de remplacer les coupures impropres à la circulation, de faire face à une progression attendue de leur utilisation, de répondre aux fluctuations saisonnières de leur demande et d’optimiser leur transfert entre les succursales des banques centrales.
Émission du billet Légalement, la Banque centrale européenne et les banques nationales de chaque pays membre de la zone euro ont le droit d'émettre les sept coupures en euro différentes. En pratique, seules les banques nationales sont dans la capacité d'émettre ces dernières. La Banque centrale européenne ne possède pas de caisses et n'est impliquée dans aucune opération de trésorerie.
Circulation
Au , il y avait billets de en circulation dans le monde, pour une valeur totale de .
La Banque centrale européenne contrôle constamment la circulation et le stock de pièces et de billets en euro. C'est une tâche effectuée par l'Eurosystème (c’est-à-dire la Banque centrale européenne (BCE) et les vingt banques centrales nationales (BCN) de la zone euro) pour assurer un approvisionnement efficace et sans heurts de l'euro et pour en maintenir l'intégrité.
Statistiques
La Banque centrale européenne fournit chaque mois des statistiques sur le nombre de billets en circulation.
Il s’agit d’un nombre net, à savoir du nombre de billets émis, diminué de la somme des billets retirés ou rentrés et des billets en dépôt dans les banques nationales de la zone euro.
Les chiffres fournis sont les suivants :
Année Coupures Montant Année Coupures Montant Année Coupures Montant * 2005 2009 2002 2006 2010 2003 2007 2011 2004 2008 2012 : au lancement de l'euro fiduciaire (). 2013
Le , une nouvelle série « Europe » a été émise.
Les billets de la première série ont été émis concurremment durant quelques mois avec ceux de la série « Europe » jusqu’à épuisement des stocks existants, puis progressivement retirés de la circulation. Les deux séries circulent donc parallèlement mais la proportion tend inévitablement vers une forte diminution de la première série.
Année Coupures Montant Reliquat série Proportion Année Coupures Montant Reliquat série Proportion 2014 60,7 % 2018 12,1 % 2015 26,1 % 2019 11,1 % 2016 18,3 % 2020 10,1 % 2017 14,4 %
La publication des statistiques les plus significatives du nombre de billets en circulation relevées chaque année est celle du , ce nombre étant le plus élevé de l'année, sauf en 2002 lors du lancement de l'euro fiduciaire.
Les statistiques pour l'ensemble des billets et pour chaque valeur au sont disponibles à la page générale des billets de banque en euros.
Suivi des billets Il existe plusieurs sites web et communautés qui permettent de suivre les billets de banque en euro, de savoir où ils voyagent et où ils ont voyagé. Le site web le plus connu est EuroBillTracker. Le but est d'enregistrer le plus de billets possibles afin de connaître les détails de leur propagation, par exemple d'où et vers où ils se déplacent. Ou encore où un billet a été vu, pour générer des statistiques et des classements, par exemple, dans quels pays il y a le plus de billets. EuroBillTracker en a enregistré plus de 96 millions en , soit plus de 1,876 milliard d'euros.
Contrefaçon Selon la BCE, les billets en euro sont très difficiles à contrefaire en raison d'un nombre important de signes de sécurité. La coupure de est la troisième la moins contrefaite. Elle représentait 1 % des billets en euro contrefaits au semestre 2011, soit billets de contrefaits. La BCE et les banques centrales nationales recommandent d'être vigilant, et de reconnaître les faux-billets par la méthode simple de « Toucher-Regarder-Incliner ».