Mohamed Kacimi-El-HassaniNe doit pas être confondu avec Mohamed Kacimi (artiste peintre et poète marocain). (Muḥammad Qāsimī, en forme internationale système ISO) est un écrivain et dramaturge né en 1955, à la zaouïa d'El Hamel, une cité des Hauts plateaux d'Algérie.
Biographie Élevé dans une famille de théologiensVoir sur dzactiviste.info., Mohamed Kacimi fréquente très tôt l'école coranique, en plus de l'école publique. Il passe son enfance à Bou Saâda avant de parcourir l'Algérie avec son père, inspecteur de l’Éducation nationale dont les mutations sont fréquentes. Après des études en littérature française à l’École normale supérieure de Kouba, il effectue son service militaire à l'Académie inter-armes de Cherchell entre 1980 et 1982.
En 1982, il quitte l'Algérie pour s'installer à Paris. Il publie ses premiers textes dans la revue IztokVoir sur la-presse-anarchiste.net. revue libertaire consacrée aux dissidentsParole du Qarmate, traduit par Guillevic et Mohamed Kacimi, éditions Arfuyen, 1987, Ababyl, traduit par Mohamed Kacimi et Bernard Noël, PAP, 1995. des pays de l'Est. Il rencontre alors Adonis, ainsi que Guillevic et Bernard Noël avec qui il publie notamment des traductions du poète irakien Chawki Abdelamir. En 1987, il publie son premier roman, Le Mouchoir, aux éditions l'Harmattan. L'auteur est salué par le quotidien Le Monde comme « le fils de Kafka et de Courteline »« D'emblée cet Algérien, né en 1955 sur les Hauts-Plateaux et vivant en France depuis 1982, où il a traduit de la poésie arabe, s'affirme avec belle assurance comme un héritier à la fois de Courteline et de Kafka. », Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, « Un fils de Kafka et de Courteline », Le Monde, 5 juin 1987 lemonde.fr..
En 1990, et en collaboration avec Chantal Dagron, il publie aux Éditions Balland, Arabes ? vous avez dit Arabes, une anthologie des regards et opinions des auteurs européens sur le monde arabe et l'Islam, depuis Eschyle jusqu'au général de Gaulle. Deux années plus tard, il écrit, toujours avec Chantal Dagron, Naissance du désert, éditions Balland. C'est un essai consacré à la genèse du désert à travers les imaginaires de la Grèce antique, du judaïsme, du christianisme et de l'islam.
Il collabore au magazine Actuel, dirigé par Jean-François Bizot, pour lequel il effectue des reportages. Il est envoyé spécial à La Mecque pour couvrir la guerre d'Irak en 1990 et séjourne à Sanaa durant la guerre civile du Yémen en 1994. Par ailleurs, il signe un certain nombre d'articles avec Michel-Antoine Burnier.
Il devient producteur à France Culture, pour les émissions Les Chemins de la connaissance et L'Usage du monde.
Il écrit dans de nombreux journaux : Le Monde, Libération, Télérama, Le Matricule des anges, Rue89…
En 1990, il participe à l'animation de la Maison Rimbaud à Aden au Yémen, aux côtés du poète irakien Chawki Abdelamir. En 1995, il publie aux Éditions Stock, Le Jour dernier, un roman autour de l'exil et de la violence religieuse. Il participe au Théâtre du Soleil, à la relance de l'AIDA, Association internationale de défense des artistes, par Ariane Mnouchkine, aux côtés de Jacques Derrida, Hélène Cixous et de Patrice Chéreau. L'AIDA se proposait de venir en aide aux artistes algériens persécutés par les islamistes.
En 1995, il écrit son premier spectacle Le Vin, le Vent, la Vie qui sera mis en espace au lycée Saint-Joseph par Ariane Mnouchkine dans le cadre du festival d'Avignon. Il écrit ensuite 1962, pièce créée au festival de Limoges par Valérie Grail. Le spectacle tourne en France et à l'étranger, et il est accueilli au Théâtre du SoleilVoir sur festi.tv..
En 1999, Mohamed Kacimi, participe à une résidence d'auteurs à Byblos, au Liban où il fondeAvec Éric Durnez, Carole Fréchette, Robert Marignier, Yves Laplace, Jean-Yves Picq, et Koffi Kwahulé. l'association Écritures vagabondes qui se propose de faire intervenir les auteurs dramatiques dans les régions sensibles du monde et organise des résidences d’écritures internationalesAssociation Écritures vagabondes sur le site Chartreuse.org..
En 2000, il effectue un séjour à Jérusalem, Hébron et dans le Sinaï pour écrire La Confession d'Abraham. Le texte, créé au festival d'Avignon par Pierre Forest, est sélectionné par Jean-Michel Ribes pour faire l'ouverture du Théâtre du Rond-Point en 2002Voir sur theatre-video.net..
En 2001, il élabore L’Encyclopédie du monde arabe. En 2003, il conçoit pour la Comédie-Française, le spectacle Présences de Kateb, texte qui relate le parcours de l'écrivain algérien Kateb Yacine et qui est mis en scène par Marcel Bozonnet à la salle Richelieu. Il adapte, dans le même temps, le roman Nedjma de Kateb Yacine, qui sera mis en scène par Ziani Chérif Ayad au studio du Vieux Colombier en 2003.
Devenu président de l'association Écritures vagabondes, il parcourt le monde pour mettre en place des chantiers d'écriture. Il travaille à Toronto, Montréal, Anvers, Damas et Alep aux côtés d'Olivier Py ainsi qu'à Beyrouth.
En 2005, il est l'un des invités du Salon du livre de BeyrouthVoir sur dailymotion.com..
En 2006, il adapte pour le théâtre al Madina le roman de Rachid El-Daïf, Qu'elle aille au diable Méryl Streep, mis en scène par Nidal al Achkar. Le spectacle est accueilli un an plus tard au Théâtre du Rond-Point. En 2006, en résidence au Panta Théâtre de Caen, il écrit Terre Sainte. La pièce est traduite dans plusieurs langues et jouée à Paris, Kaiserslautern, Jérusalem, MilanVoir sur youtube.com., Rio de Janeiro, PragueVoir sur radio.cz., VienneVoir sur youtube.com., Stockholm et New York en 2014Voir sur 3rdkulturekids.com..
En 2008, il publie L'Orient après l'amour, un récit qui reprend ses périples à travers les villes du Maghreb et de l'Orient. Il poursuit l'action d’Écritures vagabondes, devenue Écritures du monde, en organisant des chantiers d'écriture à Prague, Budapest, Rabat, Londres, GenèveVoir sur saintgervais.ch., Ramallah et GazaVoir sur rue89.nouvelobs.com..
En 2012, il écrit Babylon City, mise en scène par Marjorie Nakache au Studio théâtre de StainsVoir sur studiotheatrestains.fr..
En , sa pièce Moi, la mort, je l’aime, comme vous aimez la vie suscite la polémique lors de sa création au festival d’Avignon. Pour écrire ce texte, Mohamed Kacimi a repris la retranscription de la conversation échangée entre Mohammed Merah, retranché dans son appartement, et les policiers. Certains voient dans cette pièce l’apologie de l’islamisme ou du terrorisme. Elle suscite de nombreuses controverses : une plainte est déposée contre son auteur par les avocats de proches des victimes de Merah. Puis, une pétition est lancée à l’attention de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, pour faire interdire la pièceElle recueille plus de signatures.. Le , Miri Regev, ministre de la Culture d’Israël écrit une lettre à Françoise Nyssen pour lui faire la même demande : En réponse à ces critiques, Mohamed Kacimi déclare : Pour lui, un autre élément bien particulier pose ici problème et justifie les vives réactions.
L'auteur accompagne Adel Hakim comme dramaturge dans la création de sa pièce Des roses et du jasmin avec les comédiens du Théâtre national palestinien à Jérusalem. La pièce est créée en et accueillie à la Manufacture des œillets, au Théâtre des Quartiers d'Ivry. À partir de cette expérience Kacimi écrit Jours tranquilles à Jérusalem. Une version théâtrale de ces chroniques est mise en scène par Jean-Claude Fall en 2019.
Prix 2005 : Prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques de la francophoniePrésentation sur le site Theatre-contemporain.net..
Œuvres Romans, publications Feu de Dieu, Actes Sud, 2026 - Sélection prix de la Grande Mosquée de Paris Dissidences, chroniques du Hirak, Frantz Fanon, 2019 Jours tranquilles à Jérusalem, Riveneuve, 2018 La Confession d'Abraham, Gallimard Folio, 2012 L’Orient après l’amour, Actes Sud, 2009 — Prix de littérature Armorice Beyrouth, , Pensée du Midi, Actes Sud, 2008 Terre Sainte, L’Avant-scène — Mention spéciale du jury du grand prix de littérature dramatique Cléopâtre, Reine d’Égypte, Milan, 2010 Le Monde arabe, encyclopédie jeunesse, Milan, 2001 1962, théâtre, Actes Sud Papiers, 1998 Enfance algérienne, collectif, Gallimard, 1997 Le Jour dernier, roman, Stock, 1995 Mémoire verticale, anthologie de la poésie yéménite, Aires, 1994 Enfances d’ailleurs, collectif, Belfond, 1993 Naissance du désert, avec Chantal Dagron, Balland, 1992 Arabe ? vous avez dit Arabe ? Vingt-cinq siècles de regards occidentaux, essai, avec Chantal Dagron, Balland, 1990 Le Mouchoir, roman, L’Harmattan, 1987
Traductions Ababyl de Chawki Abdelamir, traduction avec Bernard Noël, PAP, 1993 Parole du Qarmate de Chawki Abdelamir, traduction avec Guillevic, Arfuyen, 1988
Théâtre Ubu président, mise en scène d'Isabelle Starkier, Avignon, 2025 Congo Jazz band, mise en scène d'Hassane Kassi Kouyaté, Les Francophonies - Des écritures à la scène, 2020 Jours tranquilles à Jérusalem, mise en scène de Jean-Claude Fall, Théâtre des Quartiers d'Ivry, 2019 Tous mes rêves partent de Gare d'Austerlitz, mise en scène de Marjorie Nakache, Stains, 2018 Moi, la mort, je l’aime, comme vous aimez la vie, mise en scène Yohan Manca, festival off d'Avignon, 2017 Holy Land, mise en scène Tracy Cameron Francis, Broadway, New-York, 2014 La Table de l'éternité, mise en scène d'Isabelle Starkier, festival d'Avignon, 2014 Histoire des oiseaux qui voulaient connaître le bout du monde, mise en scène de Marja Njakänen, festival de Charleville-Mézières, 2013Voir sur dailymotion.com. C'est comment le bout du Monde ? Réalisation Justine Heymann, France Culture, 2013Voir sur franceculture.fr. La Confession d'Abraham, mis en scène par Moni Ovadia, Piccolo théâtre, Milan, 2009 Qu’elle aille au diable Meryl Streep, mise en scène de Nidal Al Achkar, Théâtre du Rond-Point, 2008 Babel-Taxi, mise en scène par Alain Timár, Clarence Brown Theatre, Knoxville (Tennessee), 2003 Présences de Kateb, mise en scène de Marcel Bozonnet, Comédie-Française, salle Richelieu, 2003 Nedjma, de Kateb Yacine, adaptation, mise en scène de Ziani Chérif, Comédie-Française, 2003 1962, mise en scène de Valérie Grail, Limoges, Théâtre du Soleil, 2003 Le Vin, le vent, la vie, joute poétique, mise en espace par Ariane Mnouchkine, Avignon, 1997
Documentaires 2002 : L’Emir Abdelkader guerrier ou mystique, Les Films d’ici, TV5 MondeVoir sur senscritique.com. 2003 : Écrivains d'Algérie, Metropolis, Arte — Prix du Sénat 2008 : Vivre et écrire au Liban, Metropolis, Arte
Notes et références
Liens externes
Biographie sur le site de la bibliothèque municipale de Limoges Présentation sur theatre-contemporain.net
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