Jean-Jacques Bréard, dit Jean-Jacques de Bréard-Duplessys, né le à Québec (Nouvelle-France, actuel Canada), mort le à Paris (ancien 5e arrondissement), est un homme politique de la Révolution française.

Biographie Jean-Jacques Bréard est le fils de Jacques-Michel Bréard, un contrôleur de la marine, qui avait pris part à la désastreuse administration (voir : Affaire du Canada) avec le dernier intendant de la colonie, François Bigot. Jean-Jacques Bréard quitta le Canada avec son père et arriva en France vers 1758.

Mandat à la Législative La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Jean-Jacques Bréard, alors vice-président du directoire de Charente-Inférieure, est élu député du département, le premier sur onze, à l'Assemblée nationale législative.

Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le , il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance. Le , il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette.

Mandat à la Convention La monarchie prend fin de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Jean-Jacques Bréard est réélu député de la Charente-Inférieure, le deuxième sur onze, à la Convention nationale.

Bréard occupe des fonctions dirigeantes au sein de la Convention montagnarde :

Le , il est élu membre du Comité de défense générale, aux côtés de Nicolas-Joseph Marey (député de la Côte-d'Or), d'Henri de Rochegude (député du Tarn), de Jean-Pascal Rouyer (député de l'Hérault) et de Jacques Taveau (député du Calvados), ses collègues membres du Comité de la marine. Le , il est élu président de la Convention et ses secrétaires sont René-Pierre Choudieu (député du Maine-et-Loire), François Lamarque (député de la Dordogne), Michel-Mathieu Lecointe-Puyraveau (député des Deux-Sèvres) et Pierre-Louis Prieur (député de la Marne). Le , il est élu membre de la Commission de Salut public. Le , il est élu, le troisième sur neuf par 278 voix, membre du Comité de Salut public. Le , il en démissionne et y est remplacé par Théophile Berlier (député de la Côte-d'Or).

Bréard siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze.

Le , aux côtés de Bernard Tréhouart (député d'Ille-et-Vilaine), Bréard est envoyé en mission à Brest et à Lorient « pour y rétablir l'ordre dans toutes les parties du service de la marine ».

Le 26 germinal an II (), il adhère au décret proposé par Louis-Antoine de Saint-Just (député de l'Aisne) et demande que le délai accordé aux anciens nobles soit réduit à huit jours. Il participe à la chute de Robespierre en s'opposant, le 8 thermidor (le ), à l'impression du discours de Maximilien de Robespierre.

Mandat aux Anciens Sous le Directoire, Jean-Jacques Bréard est réélu député et siège au Conseil des Anciens. Le frimaire an V (le ), il est élu président du Conseil et ses secrétaires sont Antoine-François Fourcroy (député de la Sarthe), Jean-Louis Girod (député de l'Ain), Jean Rousseau (député de la Seine) et Claude-Bonaventure Vigneron (député de Haute-Saône). Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI (le ).

À l'issue du coup d’État du 18 brumaire (), Jean-Jacques Bréard est nommé membre du Corps législatif. Le 16 nivôse an IX (le ), il en est élu président.

Durant les Cent-Jours, il signe l'Acte additionnel aux constitutions de l'EmpireJoyal, Serge (2013). Le mythe de Napoléon au Canada français, Montréal : Del Busso Éditeur.. Lors de la Restauration, il est frappé par la loi du 12 janvier 1816 qui bannit hors de France les régicides qui ont soutenu le retour de Napoléon Bonaparte. Bréard se réfugie en Belgique et rentre en France à l'issue de la Révolution de 1830.

Sources

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Références

Liens externes

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