La d'infanterie est une division d'infanterie de l'Armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale.

Créations et différentes dénominations

: création de la d'infanterie à la mobilisation : dissolution : création de d'infanterie à la mobilisation : capture de la division par les Allemands pendant les derniers jours de la bataille de France

Les chefs de la d'infanterie août - : général Chailley septembre - : : général Texier

Première Guerre mondiale Composition d'infanterie : d'infanterie d'infanterie d'infanterie

d'infanterie : d'infanterie d'infanterie d'infanterie

Cavalerie : 2 escadrons du de chasseurs à cheval

Artillerie : 1 groupe de 75 du d'artillerie de campagne 1 groupe de 75 du d'artillerie de campagne 1 groupe de 75 du d'artillerie de campagne Historique 1914 : mobilisée dans la militaire. 7 - : transport par vers Charny-sur-Meuse et occupation des Hauts-de-Meuse vers Damvillers et Ornes. À partir du , occupation de la région Ronvaux, Eix. 21 - : mouvement offensif vers le Nord-Est. Le , combats vers Spincourt et Gouraincourt. - : repli par Gremilly, vers le Sud de Verdun, puis à partir du mouvement vers la région Esnes-en-Argonne, Montzéville. Engagée, le vers Gercourt et le bois de Forges. Le , repli sur Nixéville. : dislocation, la est rattachée au d'armée, puis les et d'infanterie sont rattachés à la d'infanterie, le d'infanterie est rattaché à la d'infanterie. La est rattachée à la d'infanterie. : dissolution.

Rattachements Rattachée au de divisions de réserve, la division est à l'Intérieur du 2 au puis à la du au .

Seconde Guerre mondiale Composition

d'infanterie (prêté à la d'infanterie de forteresse d'avril à ) ; d'infanterie ; d'Infanterie ; d’infanterie de forteresse (prêté par la d'avril à puis en juin) ; d'artillerie mixte divisionnaire ; de reconnaissance de division d'infanterie (dissous en ) et tous les services (sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation)

Historique Après sa formation, le , la division part stationner dans le sud de Paris à Gif, Clamart, Bourg-la-Reine, avec PC à Sceaux. Elle demeure là jusqu'en pour son instruction, avec néanmoins deux missions opérationnelles : maintien de l'ordre dans son secteur et intervention en cas d'actions aéroportées ennemies.

Le , le GRDI est dissous pour former une partie du GRCA. L'autre partie est affectée à différentes unités en Normandie, Anjou et région parisienne.

Elle est déplacée autour de Rouffach au sud de Colmar entre le 20 et le pour renforcer la armée dont elle constitue la réserve comme élément du corps d'armée ( CA). Début , elle relève la DI qui stationnait en arrière du de Colmar, et détache auprès du secteur fortifié un bataillon par régiment. Le , la DI est rattachée au CA.

Le , le secteur fortifié de Ribeauvillé est créé à partir de la partie nord de l'ancien SF de Colmar, sur la zone de la . La division se trouve donc en première ligne entre la et DIF, de Sundhouse à la ligne Appenwihr - Vogelsheim. Le de la DIF lui est alors rattaché, en contrepartie du , prêté à la DIF pour accomplir des travaux. Le nouveau secteur de Ribeauvillé est divisé en trois sous-secteurs : Baldenheim au nord ( RI avec 2 bataillons), Elsenheim au centre ( RIF), Urschenheim au sud (1 bataillon du RI).

L'alerte est donné à partir de l'attaque allemande du . Le est récupéré et positionné en arrière du sous-secteur central d'Elsenheim jusqu'au . Après cette date, le RI est replié vers le sud-ouest de Colmar.

Les 23 et , la est remise en réserve de la armée et repliée vers les vallées vosgiennes, entre Liepvrette et Fecht. L'éphémère secteur fortifié de Ribeauvillé est dissous le à 12h et la DIF reprend possession de l'ensemble des fortifications du secteur.

Le , le secteur de couverture de la est étendu au sud à la vallée de la Lauch.

Le , compte tenu des menaces d'attaque frontale allemande vers Sélestat, sur ordre du Grand Quartier général la DI quitte les vallées vosgiennes pour se rapprocher à nouveau du Rhin. Le secteur fortifié de Ribeauvillé est recréé pour l'occasion, et le RIF à nouveau rattaché à la ... La situation des armées françaises est telle à ce moment-là que la DI ne monte pas complètement en première ligne et stationne prudemment entre l'Ill et le canal du Rhône au Rhin, en attente d'un éventuel changement. Seul le RI se place sur le sous-secteur d'Urschenheim.

Le , les armées de l'Est de la France reçoivent l'ordre de se replier et la repart en direction des Vosges. Le relève le bataillon du RI à Urschenheim.

Le , les Allemands lancent l'opération Kleiner Bär et franchissent le Rhin. La DI amorce son repli vers la crête des Vosges sous protection de la DIF.

Le , la DI est positionnée en trois groupements sur la crête des Vosges :

Groupe Nord : RI entre le col de Sainte-Marie-aux-Mines, la Lièpvrette et le Strengwald, avec un bouchon de défense à Ribeauvillé. Groupe Centre : RI au col du Bonhomme et dans la vallée de la Weiss, avec un bouchon à Kaysersberg. Groupe Sud : RI au col de la Schlucht et du Bramont, la vallée de la Fecht, avec bouchon à Turckheim. Ce groupe est chargé des premiers contacts avec l'ennemi par des patrouilles autour de Colmar.

La DIF décroche sous la pression ennemie pour se positionner sur les crêtes au sud-ouest de la DI.

Le , Colmar et Sélestat sont pris par les Allemands. Le groupe Nord combat à Kintzheim et ses bouchons doivent se replier dans la Lièpvrette. Au centre, Kaysersberg tombe dans la journée, entrainant le décrochage des éléments du bouchon. Le soir, les Allemands sont au sud à Munster-Stosswihr, et arrive sur Lapoutroie au centre.

Dans la journée du , le groupe Nord combat dans Sainte-Marie-aux-Mines. Les défenseurs décrochent vers et la ville tombe dans la soirée. Elle sera cependant évacuée dans la nuit. Le groupe Centre perd la liaison avec le groupe Nord. Le village du Bonhomme tombe à , entrainant la capture de l'essentiel du RI. Dans la soirée, le col de Bagenelles, entre Bonhomme et Sainte-Marie-aux-Mines est pris. Le groupe se replie sur le col du Bonhomme, qui est laissé à la défense du , et descend vers Plainfaing. Le groupe Sud combat à Metzeral et au pied du Hohneck. Les restes du groupe Sud sont transférés à la DIF.

Le , le groupe Nord continue les combats autour de Sainte-Marie-aux-Mines, qui est repris par l'ennemi. Dans l'après-midi, les combats se déplacent vers la crête entre la chaume de Lusse et le col de Bagenelles. Les combats du groupe Centre se déroulent maintenant sur le versant lorrain des Vosges. Plainfaing chute à puis Fraize est pris par les Allemands. Les restes du RI se positionnent à l'est de Corcieux dans la soirée.

Le , le groupe Nord ( RI), solidement installé au col de Sainte-Marie-aux-Mines, résiste toute la journée. Encerclé, le reste de la division se rend à Corcieux à midi. Le général Coradin est capturé avec son état-major. Le , le combat toute la journée au col de Sainte-Marie-aux-Mines et à Gemaingoutte et Wisembach vers l'ouest. Dans la soirée, le régiment est capturé avec son colonel vers 17 ou . La n'existe plus.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . .

Articles connexes Infanterie française pendant la Première Guerre mondiale Ordre de bataille de l'armée française en août 1914 Armée française en 1940

Liens externes

Catégorie:Division d'infanterie de l'Armée de terre française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1914