Le 45 corps d'armée est un corps d'armée de l'Armée de terre française constitué durant la Seconde Guerre mondiale. Chargé de défendre Belfort et le Jura pendant la bataille de France, il se replie en Suisse après la victoire allemande.

Créations et différentes dénominations 1939 : corps du Jura 1940 : d'armée de forteresse

Chef du d'armée 1939 - 1940 : Marius Daille

Historique En , Marius Daille a le grade de général commandant la région militaire à Besançon et en toujours, général commandant le Corps du Jura.. En 1940, il a le grade de général commandant le d'armée de forteresse qui comporte alors la division d'infanterie, la division d'infanterie et la de spahis. Il a aussi le rang de commandant de corps d'armée et l'appellation de général de corps d'armée à titre temporaire jusqu'en 1945. Durant la « Drôle de guerre » le général donne une conférence au C.H.E.M. avec comme sujet « les procédés de rupture des positions fortifiées par les Allemands ». Un général l'accuse à ce moment-là de démoraliser les troupes françaises.. Stationné en Haute Alsace, son corps d'armée doit être prêt à combattre avec l'Armée suisse, dans le cas d'une invasion du territoire suisse.

En juin 1940, le d'armée du général Daille () participe à la défense de la Trouée de Belfort. Ce corps d'armée comprend des soldats français de la d'infanterie commandée par le général Henri-Aimé Boutignon () a été grièvement blessé en se déplaçant sur le front pour galvaniser les énergies de ses troupes., des soldats polonais de la d'infanterie polonaise ( de chasseurs) commandée par le général Bronisław Prugar-Ketling et la de spahis commandée par le colonel de Torcy.. Le général Daille reçoit à son poste de commandement de Vieux-Charmont la visite du Commandant de la Armée : le général André-Gaston Prételat. La région est atteinte par l'invasion allemande dès le dans après-midi, les forces adverses arrivant au nord ouest du pays, depuis le plateau de Langres. Le d'armée est envoyé vers le sud avec mission de tenir les lignes de repli. Le , les avant-gardes du sont à Dijon, le elles entrent à Pontarlier. Ce jour-là le corps d'armée du général Daille se heurte au d'armée du (combats de la d'infanterie près de Besançon, combats à Aïssey puis sur le Dessoubre supérieur et à Pierrefontaine). Le de Spahis Algériens de la de Spahis est chargé de la couverture du d'armée ; il résiste puis succombe à Vercel au prix de lourdes pertes et jusqu'à l'épuisement de ses munitions. Au même moment, le , au matin, après une journée et demie de marche soutenue et sous les tirs de l'aviation allemande, la division polonaise arrive dans la zone du Clos du Doubs. Son objectif est de défendre une série de points stratégiques afin d'interdire à l’ennemi toutes les voies d'accès menant en Suisse et au sud de la France. Prugar-Ketling donne ses ordres aux officiers : le nord du secteur doit être défendu par le d’infanterie polonais, le sud par le . Les troupes sont rapidement sur place et commencent à fortifier leurs positions et mènent des combats de retardement. Le général Daille stoppe donc dans un premier temps l'armée allemande qui déferle sur le plateau de Maîche. et de Saint–Hippolyte à Damprichard .. Mais il est finalement encerclé par le corps blindé (Panzerdivision) du général allemand Heinz Guderian et acculé à l'Ajoie et au Jura neuchâtelois, texte réédité sous forme de plaquette en 1952. alors qu'il tente de se glisser le long de la frontière suisse en direction du sud de la France.

Le , le général Daille met en place un ultime dispositif de couverture qui comprend le de spahis algériens. Le même jour, le Conseil fédéral suisse l'autorise à entrer en Suisse avec le d'armée, près du poste douanier d'Épiquerez. , puis à traverser le Doubs à Soubey, pour des motifs humanitaires et en vertu du précédent de l'armée Bourbaki en . Le , le général Daille se présente au poste frontière du Chaufour et a un entretien avec l'autorité militaire suisse représentée par le colonel de Reynier ainsi que par le colonel Albert de Tscharner. La d'infanterie polonaise du général Prugar–Ketling entre aussi en Suisse à cette occasion, consulté le 2 août 2013. et Ces termes sont de Jean Medrala : ; voir aussi : .. Le , après l'armistice, un accord franco-allemand est ratifié, par lequel les militaires français internés en Suisse sont autorisés à rentrer dans leur pays pour y être démobilisés et renvoyés dans leurs foyers. Avec l'accord de Vichy et de Berlin, les Français sont donc rapatriés en ., tandis que les Polonais restent dans en Suisse jusqu'en 1945. Le général Daille remet à ce moment-là une médaille des services militaires volontaires à André Emlinger, qui sert sous ses ordres.

Le dernier paragraphe de l'article 12 de la Seconde conférence de La Haye n'impose pas aux autorités suisses d'accueillir des unités militaires en déroute mais prévoit leur internement en cas d'acceptation par le Conseil fédéralLes articles 11 à 15 de la Convention de La Haye concernant les droits et les devoirs des Puissances et des Personnes neutres en cas de guerre sur terre, du 18 octobre 1907 forment le chapitre II de la Convention, intitulé : Des belligérants internés et des blessés soignés chez les Neutres.. Il faut donc, dans un premier temps, désarmer, transporter puis nourrir et loger à l'improviste les français et marocains, les , mais, également, quelques détachements britanniques et , ainsi qu'un important matériel, des véhicules militaires, des voitures hippomobiles et Archives fédérales suisses, Documents Diplomatiques Suisses sur Dodis.ch [archives DDS-XIII (1939-1940) Daille Marius année 1940 volume 13 page 1008 à 1010 document ] : Lettre du Chef du Département politique, M. Pilet-Golaz au Ministre de Suisse à Vichy, W. Stucki datée du 26 novembre 1940 , consulté le février 2013..

Composition vignette|upright=0.5|Insigne de la compagnie automobile 345/7, rattachée à l'état-major du .

d'infanterie jusqu'au 8 juin d'infanterie Secteur fortifié du Jura Central d'infanterie polonaise à partir du 10 juin

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Corps d'armée français Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1939 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940