Gluiras est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les GluirassousNom des habitants de Gluiras, sur le site habitants.fr de la SARL Patagos..

Géographie Situation et description Située à d'altitude, dans les montagnes de l'Ardèche, permettant de découvrir un point de vue exceptionnellement large sur la vallée du Rhône, les Alpes, le Ventoux et le mont Blanc.

Elle est lovée entre le plateau ardéchois et la vallée de l'Eyrieux, mais appartient à la région historique des Boutières. Son paysage est modelé à la fois par une forte implantation touristique (nombreuses maisons secondaires) et par une importante activité agricole conservée (installation de jeunes agriculteurs) et de qualité.

Gluiras est dans le parc naturel régional des Monts d'Ardèche.

Huit communes sont limitrophesCarte de Gluiras sur le site Géoportail de l'IGN. :

Communes limitrophes

Géologie, relief et topographie La commune est assise sur un socle granitique mais comporte aussi un site volcanique paré de belles orgues basaltiques.

Le site qui en parle le mieux est le rocher Saint-Jean (Nord 44.839363, Est 4.539339), ce lieu témoigne aussi d'un artéfact d'une occupation médiévale, de son histoire riche lié aux épisodes des dragonnades et du protestantisme.

C'est un géosite dans le Géoparc Mondiale de l'UNESCO des monts d'Ardèche, l'un des 9 en France, il existe depuis 2014.

Hydrographie Deux rivières bordent la commune : la Glueyre, une rivière très poissonneuse de première catégorie, ainsi que l'un de ses affluents, la Veyruègne, et l'Eyrieux, un affluent du rhône, sa vallée constituant un haut lieu du tourisme ardéchois.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Moyenne vallée du Rhône » et « Sud-est du Massif Central ». Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication

Urbanisme Typologie Au , Gluiras est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (71,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,5 %), zones agricoles hétérogènes (17,3 %), prairies (11,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10,7 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques naturels Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune de Gluiras est situé en zone de sismicité (sur une échelle de 5), comme la plupart des communes situées sur le plateau et la montagne ardéchoisePréfecture du Rhône, page sur les risques sismiques. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 2Sismicité faible accélération = 1,1 m/s

Autres risques

Lieux-dits, hameaux et écarts Anilhon, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, Antériou Antrolles l'Arbre, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, Aunaves Avertoux, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, Haut Avertoux, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, Barde, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, le Bas Vernet la Baraque Bataillouse, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, le Bateau, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, Baujé Beauvène, chef-lieu de commune de la partie détachée de celle de Gluiras en 1924 Bellevue la Besse, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, le Besset Blache les Blaches le Bois le Bois de Geys la Boissière la Borne, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, la Bosse Bouchardin, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, la Boutinerie Bouvier les Bridoux, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, les Brus, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, Brusque, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, le Cellier des Ribes Chalan Chaillac Chamblas le Chambon, camping Champlovier Chapon, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, les Charriers Châteaubourg la Chave Chazel Chervil, ancien fief dépendant anciennement du Mandement de Gluiras Cheynac, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, la Chèze, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, le Coing Cols le Coulet, ancien fief (mentionné sur la carte de Cassini comme fief en ruines) la Cheminas le Cimat, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, les Clos le Colombier, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, les Combes de Mours les Combes de Plos les Basses-Combes la Coste la Croix le Don, depuis 1924 fait partie de la commune de Beauvène les Duges Echarleyre les Écluses Extrémianoux, ancienne seigneurie avec maison forte l'Eygua la Fargatte le Flacheyre Fougeyres Fougeyrolles Galovesse, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, Geys, ancienne seigneurie avec maison forte située au Coulet Giffon Gournier le Grand Chemin la Grange de Payot la Grange de Robert la Grangette le Grés, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, la Guériche le Haut Vernet Haute-Vialle depuis 1924 fait partie de la commune de Beauvène l'Hermet (La Chapelle), maison bourgeoise bâtie par Pierre-Antoine Salomon les Hutes, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, Ladreyt, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, Lanteyrac, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, Lermet Magny la Maisonnette le Mareton la Marette, ancienne seigneurie avec maison forte Margier, depuis 1924 dépend de la commune de Beauvène Marjanoux le Mas, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, la Maza le Mazel May Mours Moulancher le Moulin de Tisonèche les Nicoulaux, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, la Palisse, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène Palix Peloutier la Plaine du Coulet Plos les Plos, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, le Pral Pratnouvet, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, la Rabaste les Rancs, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, les Rancs de Fougeyrolles Rémy, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, la Rialle les Ribes la Ribeyre des Durands Rioufol, berceau de la famille Rioufol Roubuols Roumégoux la Routisse, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, la Rucharleyre Saint Jean Saint-Martin, ruines de l'église Saint-Martin de Cols Sartre, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, Serrebaud, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, la Théoule, ancienne tuilière Tisonèche Tournais, ancienne seigneurie, depuis 1924 dépend de la commune de Beauvène, fief tenu par la famille Burine de Tournais le Trible Veyrassac, dépend depuis 1924 de la commune de Beauvène, la Viale le Vivier

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Toponymie

Histoire

Moyen Âge En 1034, le cartulaire de Saint-Chaffre mentionne qu'un certain Étienne appartenant au bourg a donné à cette abbaye un domaine en échange d'un mulet et de valentinois. Ce marché est approuvé par l'évêque de Viviers et son neveu Guigues de Montagut.

En 1083, le cartulaire de Saint-Bernard fait référence à la communauté de « Gloyraz », mais le suffixe « az » indique un peuplement beaucoup plus ancien.

En 1259, le seigneurie de Gluiras est cédée à Aymar de Poitiers et entre dans la mouvance des comtes de Valentinois et appartiendra à Diane de Poitiers (1499-1566), maîtresse du roi Henri II de France.

En 1404, les Estimes dénombrent .

La première église réformée de Gluiras daterait de 1562. Cette même année des assemblées se tiennent à Rochemaure.

Temps Modernes En 1592, une compagnie de Jacques de Chambaud, gouverneur huguenot du Vivarais, est logée et complète son effectif à Gluiras.

En 1683, le temple de Gluiras est détruit.

En 1686, M. de Folleville, qui commande une troupe d'infanterie régulière, de dragons et de milices, commence son expédition punitive. Il massacre une quarantaine de personnes au fort Saint-Jean.

En 1689, Gluiras compte .

En 1694 est fait mention de la seigneurie de Marette appartenant à un notaire anobli, Durand Courtial dont la fille a été enlevée. Huit lourdes condamnations seront prononcées.

Le , Marie, dite la Boiteuse, née à Gluiras, est arrêtée dans une assemblée aux environs de Pranles.

En 1704, une véritable insurrection camisarde a lieu à Gluiras. Une centaine de jeunes gens attaquent le presbytère dans la nuit du 18 au , tuent le curé et son vicaire et incendient l'église. La troupe poursuit les insurgés qui incendient d'autres églises. Le les insurgés sont rattrapés au hameau de Franchassis (Pranles). La répression est féroce, suisses sont cantonnés sur le territoire communal aux frais des communautés. Les protestants doivent financer la reconstruction de l'église et répondront sur leur vie de toute violence contre un prêtre.

Le , une quinzaine de personnes est arrêtée lors d'une assemblée se tenant dans le moulin de Chamanche.

À partir de 1715, s'organise les assemblées clandestines du « désert » autour d'Antoine Court. De nombreuses assemblées clandestines protestantes se tiennent dont celles de 1724 , de 1739 et de 1744.

Époque contemporaine