La rue Saint-Nicaise est une ancienne rue aujourd'hui disparue du de Paris.

Situation et accès Elle a été ouverte au le long de l'enceinte de Charles V, côté ville. Partant de la rue des Orties-du-Louvre, qui longeait l'aile sud du palais du Louvre et sa grande galerie, elle aboutissait à la rue Saint-Honoré presque en face de la rue de Richelieu, après avoir bordé la place du Carrousel de l'époque sur le côté est. Elle était bâtie de plusieurs hôtels particuliers, dont :

l'hôtel de Créquy ou Créqui. Il ne faut pas confondre l'hôtel de Créquy de la rue Saint-Nicaise avec ceux des rues Coquillière, Saint-Guillaume (dit aussi hôtel de Laigue) et de la place Vendôme. Celui-ci a été construit en 1626, tient son nom de ce qu'il a été occupé par le maréchal François de Créquy de 1657 à 1687. Il porta le nom d'« hôtel du Vieux-Pont ». Reconstruit en 1755 par Catherine de Rougé, duchesse d'Elbeuf, il prit le nom d'« hôtel d'Elbeuf ». Occupé par Cambacérè puis Maret, il s'appelle également « hôtel des Cent-Suisses ». Il fut démoli en 1838Notice Rameau de l'hôtel de Créqui, data.bnf.fr. ; l'hôtel de Crussol, connu auparavant sous les noms d'« hôtel de Pisani » et « hôtel de Rambouillet » (il s'étendait alors jusqu'à la rue Saint-Thomas-du-Louvre, à l'est). Réaménagé au début du , certainement sur les plans de Catherine de Vivonne, marquise de Rambouillet, l'hôtel devint un cercle littéraire et mondain très couru dans Paris. Il passa en 1690 à Marie-Julie de Sainte-Maure, petite-fille de la marquise, qui y naquit, et qui fut mariée à Emmanuel II, comte de Crussol ; ses héritiers le vendirent en 1735 aux banquiers Arthaud qui le cédèrent à leur tour à Louis-Philippe d'Orléans en 1778 qui y installa ses écuriesNotice Rameau de l'hôtel de Crussol, data.bnf.fr. ; l'hôtel de Longueville ; l'hôtel de Beringhen, élevé au nom de Henri de Beringhen (1603-1692), et dont le dernier propriétaire représentant cette famille fut Henri-Camille de Beringhen. Vaste bâtiment qui fut avant celles de Versailles, le siège des Petites Écuries. L'hôtel sert également de lieu de vente pour des collections célèbres — Henri-Camille étant un grand collectionneur et ami des arts —, comme celle de la bibliothèque de la marquise de Vassé en 1750. En 1778, le bâtiment est cédé au jeune Louis-Philippe d'Orléans, qui y installe ses écuries. Il est rasé sous le Premier EmpireNicolas Le Roux, « La famille du "gros Allemand" d'Henri IV. Les Beringhen, protestants et courtisans », in: La noblesse protestante sous l’édit de Nantes, Rennes, PUR, 2025, ..

Origine du nom La rue porte le nom de la chapelle Saint-Nicaise qui s'y trouvait.

Historique La rue est surtout célèbre par l'attentat de la rue Saint-Nicaise qui eut lieu le , quand une machine infernale fut lancée contre le premier consul Napoléon Bonaparte. Celui-ci en réchappa, car la bombe fut lancée quelques secondes après son passage. Il y eut toutefois 22 morts et de nombreux blessés, et 46 maisons du côté de la rue Saint-Honoré furent détruites ou rendues inhabitablesPierre Larousse, Grand dictionnaire universel du , ..

La rue a été détruite en 1853 lors du prolongement de la rue de Rivoli et de l'aménagement de la cour Napoléon du Louvre.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire L'hôpital des Quinze-Vingts, situé rue Saint-Honoré à l'angle de la rue Saint-Nicaise

Notes et références

Pour approfondir

Bibliographie .

Articles connexes Liste des anciens noms de voies de Paris Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris « Paris, la rue Saint-Nicaise », huile sur panneau peinte en 1827 par Giuseppe Canella (Vente du chez Sotheby's à Paris)

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