Guînes ou Ghisnes ou Guynes ou Guysnes (en latin médiéval Ghisnae) est une ville du Nord-Pas-de-Calais, située à deux lieues de la mer. Le comté comprenait Ardres, Hardewic, Brédenarde, Tornehen, et le port de Witsan, douze baronnies et autant de pairies.
Première famille de Guînes La légende des origines scandinaves D'après les travaux de Jean-François Nieus sur les comtes de Saint-Pol (2005), la première mention sûre d'un comte de Guînes concerne , en 1065, ou un comte Manassès cité en 1056.. Les comtes plus anciens, tels le chef viking Siegfried, donnés par Lambert d'Ardres (vers 1200), « narrateur fantasque qui se trompe, déforme, invente au besoin », n'ont pas d'existence avérée.
Comtes de Guînes plus ou moins légendaires 965: dit le Danois (940 965), de Guines. Épouse en 964, Elstrude de Gand, fille de , et de Alix ou Adèle de Vermandois. Devient comte de Guînes, vassal du comte de Flandre. 966-996: dit le Posthume (Ardolfus), fils du précédent. Épouse Mathilde ou Mahaut de Boulogne (965-966 - 996) (992 ). Manassès (995 - 1035) 997-1036 : ou , épouse Rosella de Saint-Pol (995 ) Louise de Guines (1010), épouse Angot de Crespin (baron du Bec) (1016 1052-1065) Robert Blundus de Guines (Robert Blount), amiral de l’armée de Guillaume le Conquérant, seigneur d'Ixworth (Angleterre), tige de la maison Blount, dans le Suffolk.. Guillaume Blundus de Guines (William Blount), seigneur de Saxlingham (Angleterre), aussi compagnon de Guillaume le Conquérant.
1036-1052/1065 : , épouse Suzanne de Ghermines (ou de Gramines) (1015), fille de Sigers de Ghermines (1038 1091) Guillaume de Guînes, sur la destinée duquel la Chronique de Lambert d'Ardres ne s'explique pas. Ce n'est qu'en 1668 que Pierre Christyn, dans sa Jurisprudence héroïque, mentionne un ancien document daté du (don de la dîme de Bournonville) qui aurait été recouvré de l'ancien chapitre de Thérouanne, suggérant que ce Guillaume de Guînes serait le même individu qu'un certain Guillaume dit le brun, chevalier, seigneur de Bournonville, marié avec Aleydis d'Hesdin (couple auquel se rattachent les généalogies ultérieures de la famille de Bournonville.). Néanmoins, Daniel Haigneré conteste l'authenticité de cet acte de 1071 et réfute cette filiation, au motif que dans les vieux cartulaires de Thérouanne, retrouvés à la fin du , la charte en question n'y figure pas, et qu'il n'y est jamais fait mention de la dîme de Bournonville dans l'énumération des propriétés du chapitre. Il conclut : . Le principal spécialiste de la famille de Bournonville, Bertrand Schnerb, considère également que cette tentative de rattachement des Bournonville aux comtes de Guînes est Ramelin de Guînes Adèle Béatrix
Comtes de Guînes dont l'existence est attestée 1052/1065-1091 : , épouse Adèle Chrétienne de Hollande (1045 1085), fille de Gisèle de Guînes (1075), épouse vers 1101 Wenemar de Gand (1070 1120) de Gand, puis de Gand, seigneur de Bornhem. de Gand (1101 1122 Châtelain de Gand. (1101 1169 en Angleterre) Adèle de Guînes ou Alix (1080 1142), femme de Le cartulaire de Marcigny-sur-Loire. Essai de reconstitution d'un manuscrit disparu éd. J. Richard, Paris, 1953., seigneur de Semur en Brionnais dit Robert (1075 ) Foulques, partit en Terre sainte, devient Comte de Beyrouth Guy, comte de Forez (?)Guy comte de "Forois" de l'Historia comitum Ghisnensium Lire en ligne. Hugues, archidiacre
1091-1137 : dit Robert, épouse Emma de Tancarville (1080 1140) Sibylle de Guînes (1110 1137) Ardécis de Guînes (1120) (fille naturelle)
1137 : Henri de Bourbourg (1115 1168) (Châtellenie de Bourbourg), épouse Sibylle de Guînes Béatrix de Bourbourg (1133 1142 à Ardres)
1137-1142 : Albert de Guines ou « Albéric » comte de Guînes jusqu'à sa séparation de Béatrix de Bourbourg.
Seconde famille de Guînes (issue des châtelains de Gand) 1137-1169 : (fils de Wenemar de Gand et de Gisèle de Guînes), épouse Mahaut de Saint-Omer (1115) Béatrix de Guînes (1140) (1135 )
1169-1205 : , épouse Christine de Marck (1140 ) Adeline de Guînes (1160) Mabilia de Guînes (1165) (1170 1220)
1205-1220 : , châtelain de Bourbourg, seigneur d'Ardres (Seigneurs d'Ardres), seigneur de Tourcoing (1194-1220), épouse Béatrice de Bourbourg (1175 1214 Béatrix de Guînes (1220) (1200 1244), Seigneur de Bourbourg, épouse Mahaut de Fiennes (1205) de Guînes (1202 1270), Seigneur de Hames par sa femme, de Vrelengheghem, de Bonnières-lès-Guînes, de Sangatte, de Fontaines en partie, Bavelinghem en partie, les francs-alleux d'Ardres, épouse Maroite dame de Hames, père du fondateur de la maison Bonnières-lez-Guînes, Mahaut de Guînes (1225) dite aussi Marie(filiation incertaine), épouse d' ( - 1248), comte de Saint-Pol
1220-1244 : , châtelain de Bourbourg, seigneur d'Ardres, seigneur de Tourcoing (1220-1244), épouse Mahaut de Fiennes (1205) dit « le Vieux » ou « le Grand » (1225 1283) Baudouin de Guînes (1240)
1244-1283 : , châtelain de Bourbourg, seigneur d'Ardres, seigneur de Tourcoing (1244-1293) et d'Alost, épouse Alix de Coucy (1225), fille d'. En 1284, vend le comté au roi Philippe le Bel (1295), prétendant au comté de Guînes; (1255 1321), seigneur de Coucy, Montmirail et Oisy, élevé à la cour du roi d'Écosse ; Alix de Guînes, dame de Tourcoing (1293-1294) revendit le titre.
1283-1293 : , épouse Jeanne de Montmorency Jeanne de Guînes
Maison de Brienne 1293-1331 : (1302), comte d'Eu, épouse Jeanne de Guînes, petite-fille d' et prend alors le titre de comte d'Eu et de Guînes (par jugement de 1295, cassa la vente effectuée par au roi Philippe le Bel
Marguerite de Brienne, épouse de la Trémoille, vicomte de Thouars
1331-1345 : ou de Guînes (1344), comte d'Eu et de Guînes connétable de France, épouse Jeanne de Mello
Jeanne de Brienne, épouse de Gaucher de Brienne, duc d'Athènes et connétable de France, puis Louis d'Evreux, comte d'Étampes Marie de Brienne
1345-1350 : , ou de Guînes () et dernier comte de Guînes, connétable de France, fils du précédent, épouse Catherine de Savoie, fille de de Savoie. Il se fit confisquer ses terres par le roi de France, le Bon.
Famille de La Trémoille
1398-1446 : Georges de La Trémoille (), comte de Guînes. épouse Jeanne d'Auvergne. (1483), épouse Marguerite, vicomtesse de Thouars. Il fut comte de Guînes. Georges de La Trémoille, 1446 à 1481. Louise de la Trémoille ()épouse de la Tour d'Auvergne
1483-1525 : , (). Fils de , épouse Gabrielle de Bourbon. Charles de la Trémoille ( à Marignan) épouse Louise de Coëtivy.
1525-1541 : François de La Trémoille, (). Fils de Charles, épouse Anne de Montfort-Laval. , comte de Guînes. François de la Trémoille, comte de Benon et baron de Montagu (1555). Charles baron de Mauléon et baron de Marans, abbé de Saint-Laon. Georges baron de Royan et baron d'Olonne et seigneur de Saujon et seigneur de Kergolay (1584). Claude baron de Noirmoutiers et seigneur de Mornac et seigneur de Châteauneuf-sur-Sarthe et seigneur de Saint-Germain et seigneur de Buron et seigneur de La Roche-Diré (1566).
1541-1577 : , (), épouse Jeanne de Montmorency. 1577-1604 : Claude de La Trémoille (1566- ), fils du précédent; 1604-1674 : (-), fils du précédent.
Duc de Guînes
Charles Eugène Jean Dominique de Bonnières de Guînes, comte de Souastre, et de Pas-en-Artois, fils de Charles Ignace de Bonnières et de Jeanne Marie Thérèse de Créquy, (famille de Créquy), est le premier membre de la famille de Bonnières à ajouter « de Guînes », à son nom. Les de Bonnières sont considérés comme descendants des comtes de Guînes par , châtelain de Gand, époux de Gilette ou Gisle de Guînes, fille de ,sœur de et mère d', ancêtre du futur duc de Guînes.. Par lettres du , Charles Dominique Eugène de Bonnières de Guînes, comte de Souastre, mestre de camp d'un régiment de cavalerie pour le service du roi, est autorisé à acheter au nommé Gouart, la haute justice (justice seigneuriale) de la terre de La Neuville en HainautAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, , lire en ligne.. Le , le Conseil d'État rend un arrêt sur la requête de Charles Eugène Jean Dominique de Guînes, comte de Souastre, se plaignant que l'élection d'Artois l'avait poursuivi ainsi que le curé de La Madeleine d'Arras parce qu'il avait pris la qualité de haut et puissant seigneur, qualité que ses auteurs avait toujours prise… Le Conseil d'État renvoie la requête dudit Guînes de Bonnière aux États de la province, tenus de répondre dans les trois moisAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, , lire en ligne..
1776-1806 : Adrien Louis de Bonnières de Guines (1735-1806), fils de Guy Louis de Bonnières, comte de Guines, comte de Souastre, lieutenant du Roi de la province d'Artois, député de la noblesse aux États d'Artois, et de Adrienne Isabelle Louise de Melun, comte de Souastre (dit ), est fait duc de Guînes par brevet de 1776..
Sa fille Marie Louise Philippine (1796), épouse, en 1778, Charles de La Croix de Castries. Lorsque ce dernier est fait duc de Castries (duc à brevet) en 1784, il obtient du Roi la promesse de réversion du duché de Guines, promesse qui ne pourra se réaliser, Adrien-Louis de Bonnières étant mort sous l'Empire.
Notes et références
Annexes Articles connexes Liste des duchés de France ;
Liens externes
Bibliographie Lambert d'Ardres, La chronique de Guînes et Ardres, 1203. Maur-François Dantine, Charles Clémencet, Nicolas Viton de Saint-Allais, Ursin Durand, François Clément, L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments depuis la naissance de notre seigneur, 1818 Société des antiquaires de la Morinie, Le livre des usaiges et anciennes coustumes de la conté de Guysnes, 1856 J. de Herckenrode, Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne, volume 1,2 (1865), : généalogie de Guînes de Bonnières (). Georges Duby ; Dames du XIIe siècle
Guînes
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