thumb|upright=2|Une elfe selon la vision classique de la fantasy. thumb|Tauriel, une elfe imaginée pour l'adaptation cinématographique du Hobbit de Tolkien. thumb|Une elfe dans le style manga. L’elfe est, dans la littérature de fantasy et le jeu de rôle, un être humanoïde fin, élancé et d'une grande beauté, dont le milieu naturel est généralement la forêt. Leur figure est majoritairement inspirée de l'œuvre de John Ronald Reuel Tolkien, qui s'est lui-même inspiré de l'elfe de la mythologie et du folklore populaire. L'auteur britannique leur a attribué l'apparence physique précitée, de même qu'un penchant pour la mélancolie et la nostalgie en raison du déclin de leur civilisation face à celle de l'homme. Depuis, cette vision a été reprise, modifiée et largement véhiculée dans plusieurs œuvres littéraires et jeux de rôles. Les elfes sont généralement décrits comme des êtres intelligents, plus grands et plus fins que les humains, bien que dotés d'une longévité exceptionnelle (quasiment immortels). Leurs oreilles sont censées être pointues, ce qui permettrait de les reconnaître sans ambiguïté. La civilisation des elfes a ainsi acquis une réputation de grand raffinement, bien qu'elle soit en décadence ou retirée du monde. Les elfes sont souvent opposés aux nains, notamment du fait de leur physique : les elfes sont grands, fins et élancés, tandis que les nains sont petits, trapus et résistants. De nombreux auteurs ont accentué cette opposition en associant les elfes aux milieux forestiers proche de la nature, et les nains aux cavernes, aux mines et aux forges. C'est le cas par exemple dans le monde de Warhammer, ou dans les Royaumes oubliés. Les elfes sont aussi, quelquefois, représentés sous plusieurs formes ou races différentes, comme les elfes des bois, les elfes de la nuit ou même parfois les elfes de l'eau. Ces spécifications sont assez courantes dans certains jeux vidéo ou jeux de plateau.
Elfe en littérature fantasy Les elfes chez thumb|upright|Une vue d'artiste de Legolas.
Dans l'œuvre de Tolkien, les Elfes sont les Aînés des Enfants d'Ilúvatar, les Hommes étant les Cadets. Ils sont au cœur des récits du Silmarillion, mais à l'époque du Hobbit et du Seigneur des anneaux, leur race est sur le déclin. Les principaux héros elfiques sont Fëanor, Lúthien et Galadriel.
Hormis leurs oreilles pointues, ils sont d'apparence similaire aux Hommes, et peuvent s'unir à eux ; les semi-elfes sont cependant rares. Leur principale caractéristique est qu'ils ne peuvent pas mourir de vieillesse, bien qu'ils puissent être tués ou mourir de chagrin. S'ils meurent, leur esprit ne quitte pas le monde, contrairement à celui des Hommes, mais se rend dans les cavernes de Mandos pour y attendre sa réincarnation.
Il existe plusieurs langues elfiques parlées par différents groupes d'elfes à différentes époques. Les mieux attestées sont le quenya et le sindarin.
Les premiers écrits de Tolkien s'inspiraient fortement de la conception victorienne des elfes et des fées comme de minuscules créatures frivoles, mais il en vint par la suite à rejeter vigoureusement cette vision.
Les elfes dans Les Annales du Disque-monde, Terry Pratchett Dans Nobliaux et sorcières, les elfes (ou nobliaux, seigneurs…) sont beaux mais surtout méchants et cruels. Ils prennent tout et n'offrent en échange que la peur. Ils vivent dans un univers parallèle et tentent de s'introduire dans le monde des humains pour le dominer.
Les elfes ont extrêmement peur du fer, qui les prive de leurs sens. Ils sont dirigés par une reine qui se donne l'apparence d'une belle femme brune en robe rouge. Elle tente souvent de jeunes filles ayant des prédispositions pour la sorcellerie et leur propose de la laisser sortir en échange d'un grand pouvoir.
Son « mari », le roi des elfes est une des rares créatures à pouvoir s'opposer à elle. Il ressemble à un satyre et vit dans une sorte de tente nauséabonde située sous un tertre.
Les elfes de Jean-Louis Fetjaine Dans sa Trilogie des elfes (Le Crépuscule des elfes, La Nuit des elfes et L'Heure des elfes), cet auteur français mélange allègrement la légende arthurienne et l'univers de la fantasy.
Il crée un peuple d'êtres éthérés, graciles, sveltes et impudiques qui incarnent la beauté animale vers laquelle tendent les hommes.
Ce sont de grands êtres humanoïdes et intelligents, qui vouent une haine héréditaire aux nains. Leur culture est très proche de celle des druides : ils ont la connaissances des arbres, de la nature, des runes.
Il y a plusieurs types d'elfes dans cette trilogie : Les hauts-elfes, représentés par Llandon et Lliane, qui sont des elfes beaux et raffinés. Ils sont pacifiques et la réaction des hommes les déçoit beaucoup. Ils vivent dans Brocéliande. Les elfes des marais (elfes gris), leur roi est Rassul, ils sont imprévisibles, agressifs, vivent en groupe. Ce peuple n'est pas aimé des autres peuples, qui le voient même comme des bêtes. Ils détestent tout particulièrement les nains qui les ont autrefois massacrés. Les elfes verts plus petits que les autres elfes. Ils vivent dans les bois et les fourrés résultant du défrichage par les hommes. Les elfes des havres, qui ont appris la mer avec les hommes des dunesFetjaine JL, 2008, La trilogie des elfes, coll. Science-fiction, ed. Pocket, à la p.409.
Les elfes dans L'Héritage, Christopher Paolini Dans ce livre, les elfes sont les alliés des nains et du peuple humain des Vardens face à l'Empire humain du tyrannique roi Galbatorix. On les appelle « le Beau Peuple » et ils peuvent se métamorphoser à volonté par magie ; chacun d’entre eux, comme l’explique l’elfe Oromis à Eragon dans le deuxième tome du cycle, adopte au cours de sa vie l’apparence qu’il souhaite avoir. Les elfes sont très habiles et manient l'arc et l'épée avec une force incroyable. Leur endurance, leur vitesse, leurs capacités physiques sont indéniablement supérieures à celles des humains, ou de la plupart des autres races. Au lieu de couper du bois pour fabriquer des objets, ils « chantent » pour les arbres, modelant les créatures vivantes pour leur donner la forme qu’ils souhaitent obtenir. Ils ont une pilosité inférieure à celle des humains. Ils sont peu féconds : un enfant est pour eux la preuve ultime d'amour véritable. Ils sont immortels, ils ne peuvent être tués que par le fer, le poison, par magie ou à cause d'un trop profond chagrin ; malgré cela, leur nature belle, sage et forte, que ce soit en magie ou au combat se flétrit avec l'âge, c'est aussi une des raisons pour lesquelles leurs rares enfants sont presque vénérés. Les elfes sont très proches de la nature et ne se nourrissent que de plantes.
Plus que ces caractéristiques quasi physiques, les elfes dans L'Héritage, s’ils sont « le Beau Peuple », pourraient aussi être appelés « le Peuple Sage ». En effet, ils sont décrits comme dépositaires d'une sagesse centenaire si ce n'est millénaire. Avec les dragons, ils sont le peuple le plus imprégné de la magie originelle du monde, et les derniers à utiliser comme leur langue de communication principale l’Ancien langage. Ce sont eux qui ont fourni les premiers Dragonniers, eux encore qui, seuls, ont réussi, grâce à leur maîtrise de la grammarie (magie) à soustraire le monde à l'influence néfaste du parjure Galbatorix, eux enfin à qui il revient de parfaire et achever la formation d'Eragon, leur sagesse et leur maîtrise de la magie et de la nature étant sans égales.
Les elfes dans Harry Potter,
thumb|upright|Kreattur, elfe de maison dans Harry Potter. Dans l'histoire de , il n'y a pas d'elfes dans un sens proche de celui décrit plus haut. Il existe en revanche des créatures nommées elfes de maison, parfois appelés elfes tout court par commodité. Ce sont de petits êtres travailleurs et fidèles. Ils obéissent à un maître et restent souvent toute leur vie dans la même famille où ils servent plusieurs générations de sorciers : ils doivent obéissance et respect à tous les membres de l'arbre généalogique d'une famille, même si la personne se marie, à moins que le membre ait été renié de la famille : ainsi, Kreattur respecte Narcissa Malefoy (née Black), mais pas Sirius Black (renié par sa mère et radié de l'arbre généalogique). Les elfes tendent à garder du respect pour leurs anciens maîtres, même lorsqu'ils sont morts (Kreattur est un bon exemple), libérés (Dobby avait toujours du mal à dire du mal des Malefoy sans se punir) ou lorsqu'ils sont donnés à une autre personne (Kreattur parlait avec grand respect de Drago Malefoy, même en appartenant à Harry). Généralement, les elfes obéissent à leurs maîtres même s'ils ne le veulent pas. Malheureusement, certains sorciers profitent de la faiblesse de ces petits êtres pour les maltraiter et les insulter. Malgré tout, les elfes de maison sont toujours fidèles à leur maître et n'oseront que rarement les contredire. S'ils désobéissent ou disent du mal de leur maître, ils se punissent en s'infligeant des douleurs physiques. Ils sont dotés de pouvoirs magiques bien supérieurs à ceux des sorciers (Dobby est ainsi capable de transplaner dans l'enceinte de Poudlard, ce dont les êtres humains sont incapables), mais un sort les lie à leur maître, les asservissant.
Ils peuvent être libérés : seul leur maître le peut en leur offrant un vêtement. Cela n'a pas besoin d'être fait dans l'intention de leur donner la liberté, et le vêtement n'a pas à appartenir au maître : Harry est parvenu à faire libérer Dobby en amenant Lucius Malefoy à lui donner négligemment une chaussette (celle d'Harry lui-même).
La seule autre allusion à un type d'elfes est dans le sixième volume de la série lorsque le professeur Rogue ordonne à Queudver d'aller lui chercher le . Il se pourrait qu'il s'agisse d'elfes plus semblables à ceux des mythologies.
Les elfes dans Artemis Fowl, Eoin Colfer Les elfes font ici partie du Petit Peuple habitant dans les profondeurs souterraines, aux côtés des nains, lutins et autres gnomes. De petite taille (environ un mètre), leur longévité est grande, bien que due à la magie, et leur fécondité est très réduite. Le peuple (qui ne se réduit pas aux elfes) possède une technologie avancée, et a des ambitions pacifiques et écologiques. Ils s'efforcent de cacher leur existence aux humains (le peuple de boue).
Les elfes dans Arielle Queen, Michel J. Lévesque Il y a deux races d'elfes dans cette série de romans pour la jeunesse écrite par Michel J. Lévesque. Les elfes de lumière gouvernent l'Alfheim ; ils ont les cheveux longs et des vêtements amples. Les elfes noirs sont des démons libérés des prisons de l'Alfheim par le dieu maléfique Loki et sa fille Hel ; ils ont dérogé à la règle principale des elfes de lumière en donnant l'élévation elfique à des humains. D'une façon horrible, ils font manger à un humain le cœur d'un vieux serviteur kobold : le sang que contient le cœur se mélange avec le sang humain et le corrompt, puis quand le nouveau serviteur kobold a bien servi le voïvode (chef des elfes noirs) ce dernier lui donne l'élévation elfique en lui donnant un peu de son sang à boire.
Les elfes dans Le Dernier Elfe, Silvana de Mari Dans ce roman pour la jeunesse de Silvana De Mari, psychologue italienne, les elfes côtoient les humains, mais les deux races se haïssent réciproquement. Les elfes sont très sensibles à la vie, et ne comprennent pas comment l'homme peut se nourrir de créatures ayant une âme. Enfants, ils sont naïfs ; adultes, ils sont très intelligents, beaux et gracieux, et aiment se cultiver et apprendre, méprisant les humains. Les elfes considèrent les humains comme inférieurs et primitifs, alors que les humains trouvent les elfes méprisants et jalousent leurs pouvoirs spirituels. Les humains les obligent à porter du jaune, couleurs que les elfes détestent, et leur interdisent de porter du bleu, la plus belle des couleurs selon les elfes.