Saint-Ouen-le-Houx est une ancienne commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Livarot-Pays-d'Auge.

Elle est peuplée de habitantsPopulation municipale ..

Géographie

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Parochia Sancti Audoeni Lohout au (charte de Friardel, 240), Saint Ouen le Lohout 1320 (rôles d’Orbec), Sanctus Audoenus le Lohoux au , Sanctus Audoenus le Hoult au (pouillé de Lisieux, p. 57)..

Les formes anciennes excluent formellement l’interprétation du déterminant par un nom d’arbre.

Histoire Fils aîné de Claude Margeot († entre le et 1591), écuyer, sieur de Champosoult, reconnu d’ancienne noblesse par un arrêt de la cour des aides de Normandie rendu en sa faveur le Archives départementales de Seine Maritime, série 3 B7 (Informations de la cour des Aydes de Rouen), Registre du Conseil de 1567, p. 111 recto et verso., confirmé par arrêt du Conseil privé du Roi tenu à Paris le , et de sa femme noble dame Anne de Panthou (mariée par contrat passé le devant Henry et Paynel, tabellions jurés en la vicomté d’Argentan, † après le ), Jacques II Margeot (avant 1567 - entre 1606 et le ), écuyer, seigneur de Champosoult, échangea ce fief par acte passé le contre d’une part la fiefferme de Saint-Ouen-le-Hoult (Saint-Ouen-le-Houx) et d’autre part le fief de Saint-Pardoul de La Brévière, relevant tous deux de la baronnie des Moutiers-Hubert, avec Pierre Rioult, écuyer, procureur du Roi en la vicomté d’Argentan, fils aîné et héritier de Claude Rioult, des seigneurs de NeuvilleArcisse de Caumont, en sa Statistique monumentale du Calvados (Caen : Leblanc-Hardel, Paris : Derache, Didron et Dentu, 1867, tome (arrondissement de Lisieux), p. 662), donna à tort la date de 1604..

Les descendants de Jacques II Margeot possédèrent jusqu'à la Révolution les terres, fiefs et seigneuries de La Brévière et de Saint-Ouen-le-Houx. À Saint-Ouen-le-Houx, dont ils portèrent souvent le nom, les Margeot furent maintenus en leur noblesse par jugement rendu le . Ils habitaient le manoir de Saint-Ouen aussi appelé Noiremare, qu’ils firent sobrement rebâtir en vieilles briques au . À la même époque et sur la même paroisse, des membres de cette famille acquirent de la famille Costard le manoir de La Finantière, qu’ils revendirent par la suite à la famille Sauval.

François-Agnan II de Margeot de Saint-Ouen (ca 1676 - au Parc, à Grand-Camp), écuyer, seigneur de Saint-Ouen, d’Écorches, et de La Marcandière à Saint-Nicolas-du-Bosc-l’Abbé, en l’Élection de Bernay, était lieutenant dans une compagnie de dragons lorsqu’il fit enregistrer en l’Armorial général d’Alençon ses propres armes : « d’argent, à un écusson de gueules en cœur, accosté de neuf losanges aussi de gueules posés en orle, quatre, deux, deux et un ». Il est fort possible que les vestiges de la litre seigneuriale qui fut observée, déjà dépourvus de blasons, dans la nef de l’église paroissiale de Saint-Ouen-le-Houx, par Arcisse de Caumont (1801-1873) Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, Caen : Leblanc-Hardel, Paris : Derache, Didron et Dentu, 1867, tome (arrondissement de Lisieux), p. 660., fut apposée à son décès, en 1754. Ce qui est certain, c’est qu’il demeurait en la paroisse du Mesnil-Durand, fief de sa famille maternelle (les Graindorge), lorsqu’il épousa, le , en l’église paroissiale Saint-Pierre de Grand-Camp, après obtention d’une dispense de publication de bans du 18 desdits mois et an, damoiselle Marie, Anne de Mainteternes (ca 1676 - Grand-Camp, ), dame du Parc à Grand-Camp, de Toussue à Menneval, et des Bois à Conteville, près de Pont-Audemer, veuve de Pierre Lambert de Frondeville ( - Orbec, ), écuyer, seigneur du lieu, conseiller et procureur du roi au siège d’Orbec, et deuxième fille de messire André II de Mainteternes (Grand-Camp, - Menneval, ), écuyer, « seigneur, patron, chastelain et vicomte hérédital » de Menneval, sieur du Parc, des Hayes, et de Familly, maintenu noble le à Bernay, frère servant puis échevin et prévôt de la charité de Sainte-Croix de Bernay en 1670-71 puis 1672 et 1673, receveur des tailles en cette Élection dès 1672, et de sa seconde épouse damoiselle Marie du Fay de Carsix (mariée par contrat du ).

Le dernier seigneur féodal de Saint-Ouen-le-Houx fut leur petit-fils « très haut et très puissant seigneur, messire » François-Aignan IV, Prosper de Margeot de Saint-Ouen (Saint-Germain-la-Campagne, - Grand-Camp, ), chevalier, également seigneur du Parc à Grand-Camp, reçu chevalier de l’ordre de Malte par bref de minorité de 1750, qui ne quitta l’ordre qu’à la Révolution. À 8 ans et 11 mois, il mesurait et (soit ), et à 51 ans et demi, il mesurait (soit ).

C’est peut-être lui qui, sous le nom de « Margeot de Saint-Ouen », fut sous-lieutenant en pied au régiment d’Armagnac-Infanterie en 1783, sous-lieutenant en 1784, sous-lieutenant au premier régiment de cuirassiers en 1787, puis réformé en Cf. Histoire du de cuirassiers, Angers : Lachèse et Dolbeau, 1889, p. 334.. Il fut en tous les cas qualifié « de Margeot de Saint-Ouen, seigneur du Parc » lorsqu’il comparut à l’assemblée générale de l’ordre de la noblesse du bailliage secondaire d’Orbec, qui se tint le en la cathédrale d’Évreux, pour l’élection des députés aux États Généraux de 1789, et y représenta monsieur de Foucques de La Pilette de GouvixLouis de La Roque et Édouard de Barthélemy, Catalogue des gentilshommes de Normandie qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux assemblées de la noblesse pour l’élection des députés aux États-Généraux de 1789, livraison, Paris : E. Dentu et Auguste Aubry, 1864, p. 82.. Ne voulant pas émigrer, il fut élu procureur de la commune de Grand-Camp les , et . Il fut ensuite élu maire de Grand-Camp, charge qu’il exerça de 1808 à 1813. Il avait épousé avant noble damoiselle Anne-Bernardine de Cartelli (Melilli, près d’Augusta, au diocèse de Syracuse en Sicile, 1755-1756 - Grand-Camp, ), fille de don Paolo-Pietro Cartelli et de donna Guiseppa-Casimira Dominici, elle-même remariée vers à don Francisco Mangano.

Son fils, Charles Anne François Victor de Margeot, propriétaire du château du Parc, maire de Grand-Camp, et membre du conseil général de l'Eure, épousera Blanche de Liberge de Granchain, fille de l'amiral Guillaume Liberge de Granchain, membre de l'Institut, chevalier des ordres de Saint-Louis et de Cincinatus et de Marie Françoise Amélie de Mauduit de Carentonne. Leur fille, Caroline de Margeot, épousera le vicomte Alphonse de La Barre de Nanteuil. Le château du Parc à Grand-Camp restera possession de la famille de La Barre de Nanteuil jusqu'en 1959.

Seconde Guerre mondiale Lors de la Seconde Guerre mondialeLe Calvados à l’heure allemande., Saint-Ouen-le-Houx est occupé par les Allemands. Une garnison SS (deux officiers et une vingtaine de soldats) et quatre batteries de DCA sont installées dans la ferme de et , principaux propriétaires terriens de l'époque. Cette importante ferme fut réquisitionnée par les SS du fait de sa situation idéale pour intercepter les avions alliés. C'est d'ailleurs non loin de là, à Sainte-Foy-de-Montgommery, le , que deux avions de la RAF pilotés par le Français Jacques Remlinger et le Néo-Zélandais Bruce Oliver ont mitraillé le convoi allemand du maréchal Erwin RommelGérard Roger, « Le le maréchal Rommel était mitraillé par la RAF à l'entrée de Vimoutiers », 13 mai 2011.. Ce dernier sérieusement blessé est transporté dans le coma dans une pharmacie à Livarot, puis jusqu'à l'hôpital de campagne allemand de BernayLe mitraillage de Rommel : témoignage de , pharmacien à Livarot, extrait du livre En flânant dans le Pays d’Auge, par Hubert de Brye..

Les Canadiens de la d'infanterie du Canadian Corps. ont libéré le village le . Des casques, des douilles de gros calibre (), des cartouches de Mauser K98 et MG42 () et des grenades américaines retrouvées dans les maisons et terrains de Saint-Ouen-le-Houx témoignent de l'intensité des combats dans le bocage. Contraints à une retraite rapide, les Allemands abandonnèrent du matériel (munitions, casques…) dans la rivière près du lavoir.

Les libérateurs de la d'infanterie canadienne avaient débarqué à Juno Beach le , entre Saint-Aubin-sur-Mer et Courseulles-sur-Mer.

Politique et administration vignette|upright=0.8|La mairie.

Démographie

Économie

Lieux et monuments vignette|L'église Saint-Ouen.

Église Saint-Ouen, en partie du .

Activité et manifestations

Personnalités liées à la commune

Voir aussi Inventaire des archives communales sur le site des Archives départementales du Calvados Liste des communes du Calvados

Notes et références Notes

Références Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du mars 2015)

Liens externes

Saint-Ouen-le-Houx sur le site de la communauté de communes Résumé statistique de Saint-Ouen-le-Houx sur le site de l'Insee

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