Louis-Auguste d'Albert d'Ailly, , né à Saint Germain en Laye le , mort à Paris, paroisse Saint-Sulpice, le , est un militaire français, maréchal de France, des .

Biographie Louis-Auguste d'Albert d'Ailly était le cinquième fils de Charles Honoré d'Albert, duc de Luynes, duc de Chevreuse, pair de France, et de Jeanne-Marie Colbert, fille du Grand Colbert.

Étant devenu, par la mort de ses frères, le second fils, il est , en vertu du contrat de mariage de ses parents, au duc de Chevreuse, son père, dans la succession de Charles d'Albert d'Ailly, , cousin-germain de son aïeul, avec la condition, pour lui et ses descendants, de porter les nom, armes et cri de cette ancienne maison. Il prend les titres de vidame d'Amiens et de seigneur d'Ailly, attachés à la possession de la baronnie de Picquigny.

Le régiment d'infanterie du Vidame d'Amiens (1622-1649) dont il était colonel, ayant été réformé, il obtient celui de dragons, qu'avait son frère le chevalier d'Albert, tué au combat de Carpi le .

Lieutenant général en Picardie (), et aide de camp du duc de Bourgogne en 1701, il devient brigadier de cavalerie le . Il est pourvu, le suivant, de la charge de lieutenant de la compagnie des deux cents chevau-légers de la garde ordinaire du Roi (1704-), vacante par la mort de son frère aîné le duc de Montfort, tué près de Bellikem. Il se distingue par ses exploits militaires, à la bataille de Ramillies, le , comme aussi à Oudenarde et à Malplaquet, après avoir reçu le titre de maréchal de camp ().

En 1707, son portrait est peint par Hyacinthe Rigaud.

Le , rétablit en sa faveur le duché-pairie de Chaulnes, et lui accorde successivement plusieurs grades. Il est nommé lieutenant-général de l'armée d'Allemagne (il était lieutenant-général des armées du Roi depuis le ), au siège de Philippsbourg (1734) et pendant la campagne de 1735.

Il est reçu au Parlement en qualité de pair de France, le , et fait chevalier des Ordres du roi le .

Le , il est élevé à la dignité de maréchal de France

Il meurt à Paris, paroisse Saint-Sulpice, le .

Mariage et descendance Louis Auguste d'Albert d'Ailly épouse le , en l'église Notre-Dame de Versailles, Marie-Anne Romaine de Beaumanoir-Lavardin, fille de Henri-Charles, sire de Beaumanoir (1644-1701 ; marquis de Lavardin, gouverneur de Bretagne, ambassadeur extraordinaire à la cour de Rome, chevalier des Ordres du Roi), et d'Anne-Louise-Marie de Noailles (1662-1693), sa seconde épouse. Elle est la petite-fille d'Anne de Noailles, .

Née à Rome le , elle meurt le . Tous deux eurent sept enfants et quatre petits-enfants, qui, tous, moururent sans postérité :

Louis-Marie ( - Chaulnes), vidame d'Amiens, lieutenant de la compagnie des chevaux-légers de la garde ordinaire du Roi, en survivance de son père () ; ¨Charles-François ( ), comte, puis duc de Picquigny, colonel du régiment d'infanterie de Picquigny ( sur la démission du comte de Montfort, depuis cardinal de Luynes), et lieutenant de la compagnie des chevaux-légers de la garde ordinaire du Roi, en survivance de son père (). Il n'eut qu'une fille, Marie-Thérèse (1730-1736), née de sa femme Marie-Sophie de Courcillon (1713-1756 ; épousée le ; elle était la fille unique de Philippe-Egon de Courcillon, marquis de Dangeau - fils du mémorialiste Dangeau - et de Françoise, héritière de Pompadour, dame du duché de La Valette. Veuve, Marie-Sophie de Courcillon se remaria avec le duc Hercule-Mériadec de Rohan-Soubise, et mourut le ) Louis-Joseph (1713 1714), Michel Ferdinand (1714-1769), : Marie Joseph Louis (1741-1792), et dernier duc de Chaulnes, sans postérité ; Marie-Thérèse ( ), mariée, le , avec Louis de Rougé (1705-1732), marquis du Plessis-Bellière, dont deux garçons, morts en bas âge ; Marie-Françoise-de-Sales d'Albert d'Ailly ( ), religieuse bénédictine à Montargis ; Marie-Thérèse (1711 1714).

Titres et distinctions Vidame d'Amiens (avant ) ; Baron de Picquigny et comte de Vignacourt ; Duc de Chaulnes et pair de France (lettres patentes d') ; Chevalier des Ordres du roi () ; Maréchal de France (1741) ;

Armoiries Figure Blasonnement De gueules diapré de deux branches d'alisier d'argent recourbées et passées en sautoir, au chef échiqueté d'azur et d'argent de trois tires (qui est d'Ailly moderne), avec en cœur, entre les branches d'alisier, un écusson d'or, au lion de gueules armé et couronné du champ (qui est d'Albert).

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie

Articles connexes Liste des seigneurs de Picquigny Liste des vidames d'Amiens Château de Picquigny Catalogue des œuvres de Hyacinthe Rigaud

Liens externes

The Chaulnes secundogeniture (1732-1733)

Catégorie:Maréchal de France nommé sous le règne de Louis XV Catégorie:Naissance en décembre 1676 Catégorie:Naissance à Saint-Germain-en-Laye Catégorie:Naissance dans la province d'Île-de-France Catégorie:Décès en novembre 1744 Catégorie:Décès à 67 ans Louis Auguste Catégorie:Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit Catégorie:Décès dans la province d'Île-de-France Catégorie:Décès à Paris