La rue de l'Ancienne-Comédie est une voie située dans le quartier de la Monnaie dans le de Paris.
Situation et accès Longue de , elle commence au 67, rue Saint-André-des-Arts et au 1, rue de Buci et se termine au 132, boulevard Saint-Germain.
La rue de l'Ancienne-Comédie est desservie par les lignes 4 et 10 à la station Odéon.
Origine du nom Le nom de cette rue vient du théâtre qui a abrité la Comédie Française de 1689 à 1770.
Historique Présente dès le sous la forme d'un ancien chemin longeant l'enceinte de Philippe Auguste devenu en 1560 une rue, elle prend le nom de « rue des Fossés », puis « rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés », et enfin « rue de la Comédie » à la suite de la construction du premier Théâtre-Français en 1688.
Elle est citée sous le nom de « rue Neufve des fossez », « rue des Fossez Saint Germain » et « rue des Jacobins réformez » dans un manuscrit de 1636.
La rue prend son nom actuel par décret le après la relocalisation du Français au Palais-Royal en 1799Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, facsimilé de l'édition de 1844, ..
Le 27 juin 1918, durant la Première Guerre mondiale, trois bombes explosent aux rue de l'Ancienne-Comédie lors d'un raid effectué par des avions allemands Excelsior du 8 janvier 1919 : Carte et liste officielles des bombes d'avions et de zeppelins lancées sur Paris et la banlieue et numérotées suivant leur ordre et leur date de chute.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 3 : l'inventeur Roland Moreno y vécut de 1996 à 2006 ; une plaque lui rend hommage. 4 : maison de 1585, remaniée au . Appuis de fenêtres en fer forgéProtections patrimoniales, arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, à 219.. 5 : maison de la première moitié du . Appuis de fenêtres en fer forgé et mascarons à figure féminine au premier étage. 8 : plaque rappelant qu'était situé ici le restaurant Dagneau et que plusieurs personnalités (Victor Hugo, George Sand, Henry Murger, Frédéric Chopin et Théophile Gautier) le fréquentèrent. L'écrivain Pierre Bourgeade a vécu dans cet immeuble. 12 : ici vécut le révolutionnaire Fabre d'ÉglantineMorgane Bertrand, « Tribuns du peuple », , in « Votre quartier sous la Révolution », Le Nouvel Obs Paris - Île-de-France, , semaine du 5 au 11 avril 2007, .. 13 : le plus vieux café de Paris, Le Procope, fondé en 1684 et inscrit aux monuments historiques depuis 1962.. Il occupe l’emplacement d’un ancien établissement de bains que fréquentaient les joueurs de paume de l’Étoile. 14 : lieu de l'ancien jeu de paume de l’Étoile, converti en Théâtre-Français, dit « Hôtel des Comédiens ordinaires du roi », dont la façade est inscrite aux monuments historiques depuis 1928.. Sur la façade, haut-relief représentant Minerve traçant d’une main ce qu’elle voit dans le miroir de la Vérité, œuvre du sculpteur Étienne Le Hongre. Avant le remaniement de l’immeuble, vers la fin du , le fronton dans lequel figure la sculpture était situé au deuxième étage.. 16 : hôtel de Cahors, où vécut le révolutionnaire Jean-Paul Marat de 1790 au . La rue donne également accès à la cour du Commerce-Saint-André. 18 : maison du docteur Pierre Gérard Vassal (1769-1840), ancien secrétaire général du Grand-Orient de France, membre de plusieurs sociétés savantes, auteur d'un ouvrage, Cours complet de maçonnerie ou Histoire générale de l'Initiation paru en 1832. 21 : ici habita le tristement célèbre docteur Guillotin. 39 : ici était l'imprimerie où Jean-Paul Marat a publié L'Ami du Peuple (exposition permanente à l'actuel Café Procope).
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Catégorie:Rue dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636