Colin Farrell Prononciation en anglais irlandais retranscrite selon la norme API., né le à Castleknock, dans la banlieue de Dublin, est un acteur irlandais.

Il est révélé en 2000 par le film de guerre , de Joel Schumacher. Il est alors recruté pour plusieurs grosses productions : Mission Évasion (2002), Minority Report (2002), SWAT : Unité d'élite (2003), La Recrue (2003) et (2003). Il retrouve également le réalisateur Joel Schumacher pour le film concept (2003) et le film biographique Veronica Guerin (2003).

Par la suite, il est propulsé tête d'affiche, pour des projets ambitieux : il incarne Alexandre le Grand dans le biopic Alexandre (2004), d’Oliver Stone ; partage l'affiche du thriller Miami Vice : Deux Flics à Miami (2006), de Michael Mann, avec Jamie Foxx. Il incarne aussi le capitaine Smith dans la fresque Le Nouveau Monde (2006), réalisé par Terrence Malick.

Par la suite, il tourne beaucoup en Europe : Le Rêve de Cassandre (2007), Bons Baisers de Bruges (2008), Ondine (2009), Les Chemins de la liberté (2010), (2011) et Sept Psychopathes (2012). Le réalisateur grec Yórgos Lánthimos le dirige pour The Lobster (2015) et Mise à mort du cerf sacré (2017).

Parallèlement, il revient à Hollywood pour des projets commerciaux et plus légers : il participe à la comédie potache Comment tuer son boss ? (2011), la comédie d'horreur (2011). Il porte ensuite le blockbuster Total Recall : Mémoires programmées (2012), puis joue dans Les Animaux fantastiques (2016). Par ailleurs, il revient à un registre dramatique pour tenir le premier rôle masculin de la deuxième saison de la série anthologique True Detective (2015). Au cinéma, il est dernièrement apparu dans Les Proies (2017) de Sofia Coppola, Dumbo (2019) de Tim Burton, The Gentlemen (2020) de Guy Ritchie, The Batman (2022) de Matt Reeves, Treize Vies (2022) de Ron Howard et Ballad of a Small Player (2025). Il incarne depuis 2024 le personnage de John Sugar, dans la série Sugar (2024) de Mark Protosevich.

Biographie Jeunesse Colin Farrell grandit à Castlenock, une banlieue résidentielle de Dublin, en Irlande, le plus jeune de quatre enfants (un grand frère et deux grandes sœurs). Son père possédait un restaurant et tient aujourd'hui un magasin diététique ..

Dans les années 1960, son père Eamon et son oncle Tommy étaient footballeurs pour les , le club de la capitale. Enfant, il envisage de suivre leurs traces, mais l'entrée dans l'adolescence lui fait passer le goût pour les entraînements.

Il abandonne aussi l'école à . Il devient pendant huit mois danseur en ligne dans une troupe qui fait des démonstrations de dans des clubs irlandais biographie .. Il passe aussi une audition pour la formation du . Il échoue après avoir, selon ses dires, massacré de George Michael Colin Farrell décrit son embarrassante audition pour .. Il part un an en Australie avec deux copains, s'essaye à divers petits boulots alimentaires (serveur…) et connaît là-bas sa première expérience théâtrale en jouant un petit rôle dans un spectacle amateur sur la vie de Ned Kelly ..

Débuts (1995-2000) De retour en Irlande, il continue à chercher sa voie. Son frère réussit à le convaincre de prendre des cours de comédie. Il s'inscrit donc à la , qu'il abandonne assez vite car en 1998, il commence à jouer des petits rôles dans des téléfilms et des séries télévisées. Il obtient en particulier un petit rôle récurrent dans la série Ballykissangel produite par la BBC et située en Irlande. Il trouve aussi de petits rôles dans quelques films de cinéma, notamment dans le premier film que tourne Tim Roth en tant que réalisateur, The War Zone.

Alors qu'il interprète un jeune semi-autiste dans une pièce de théâtre, , l'acteur américain Kevin Spacey, de passage à Londres, le remarque et lui propose un petit rôle dans un film où il est tête d'affiche, . Le film conte l'histoire d'une bande de truands irlandais, et c'est le premier film américain dans lequel joue Farrell.

Ascension à Hollywood (2000-2004) Fort de ces expériences, il part tenter sa chance aux États-Unis, y rencontre des agents. On lui propose le de , un film de guerre réalisé par Joel Schumacher avec un budget relativement modeste. N'ayant pu se rendre au , il réalise une vidéo, et c'est grâce à cet enregistrement qu'il est sélectionné pour le premier rôle.

Le film, réalisé par Joel Schumacher, ne fait pas beaucoup d'entrées, mais ce rôle de soldat rebelle lui permet de se faire remarquer par la critique et le milieu du cinéma. En 2000, il gagne le prix de la dans la catégorie meilleur acteur.

Il s'ensuit un bouche à oreille qualifiant Farrell de « », la nouvelle révélation sur laquelle Hollywood mise gros (alors qu'il n'a encore joué dans aucun film à succès) , « ».. À partir de ce moment, les projets de films américains s'enchaînent : un western (), un rôle dans un thriller militaire avec Bruce Willis (Mission Évasion), puis en 2002, un second rôle dans de Steven Spielberg, face à Tom Cruise. Cette dernière apparition confirme le lancement de sa carrière hollywoodienne.

L'année 2003 marque ainsi un premier tournant, placé sous le sceau de l'action : l'acteur retrouve d'abord le réalisateur Joel Schumacher pour , un thriller concept où il est quasiment le seul personnage principal à l'écran, puisqu'il incarne un jeune playboy pris au piège par un psychopathe dans une cabine téléphonique. Il évolue ensuite aux côtés d'Al Pacino dans La Recrue, de Roger Donaldson, puis partage l'affiche avec Samuel L. Jackson du thriller d'action S.W.A.T.. Il continue à cultiver une ambigüité concernant son image, en prêtant ses traits au super-vilain dans l'adaptation du .

Parallèlement à cette activité cinématographique, les journaux s'intéressent à Farrell et font leur titres sur sa vie nocturne, lui prêtant des aventures avec des célébrités. Il y gagne son surnom d’« », et ses interviews décomplexées ne font rien pour infirmer cette réputation.

Son ascension dans le est fulgurante (ce que Farrell décrit en disant qu'il n'a pas gravi les échelons peu à peu mais en a sauté énormément d'un coup , « », .) : en l'espace de deux ou trois ans seulement, il entre dans le classement des acteurs les mieux payés d'Hollywood. vignette|À Cologne, en décembre 2004, pour la première d'Alexandre.

Grands réalisateurs (2004-2007) L'année 2004 lui permet de s'éloigner des productions de pur divertissement en portant le drame intimiste La Maison au bout du monde, puis en incarnant Alexandre le Grand dans un ambitieux péplum signé Oliver Stone, et dans lequel il a pour partenaire Angelina Jolie. L'exploitation en salles d'Alexandre rembourse à peine son budget énormeLe d'Oliver Stone.. D'une certaine façon, l'attente suscitée par le film, et l'ampleur du rôle, érigent néanmoins l'œuvre comme le sommet de sa carrière.

Sa performance marque ainsi le début de la seconde partie de sa carrière : celle placée sous la direction de grands cinéastes. En 2005, il joue John Smith dans une nouvelle adaptation de l'histoire de Pocahontas, Le Nouveau Monde, de Terrence Malick. Cette fresque historique et mythique impressionne la critique, mais déçoit au box-office.

De même en 2006, lorsqu'il reprend au côté de Jamie Foxx le rôle de Sonny Crockett dans Miami Vice : Deux Flics à Miami, un autre film à gros budget signé Michael Mann. Il y interprète un flic ombrageux, flirtant avec l'illégalité, et épris d'une femme d'affaires impitoyable incarnée par l'actrice chinoise Gong Li. Les résultats au sont également décevants.

Il tourne ensuite pour Woody Allen, dans le drame Le Rêve de Cassandre, où il joue un trentenaire de South London, empêtré dans des affaires de jeu, et traînant son frère incarné par Ewan McGregor dans sa quête désespérée d’ascension sociale.

Ces projets ambitieux ne rencontrent cependant pas un grand succès en salles. Farrell fait donc confiance au producteur Tom Cruise pour la romance historique sortie en 2006, Demande à la poussière, adaptée du roman le plus célèbre de John Fante, écrite et réalisée par Robert Towne. Il retente ensuite le registre du policier social avec Le Prix de la loyauté, de Gavin O'Connor, où il a pour partenaire Edward Norton. Deux échecs. Il retourne donc en Europe.

Cinéma européen (2008-2010) vignette|gauche|250x250px|Au Slamdance Film Festival 2008. En 2008, il connaît un succès critique et commercial avec Bons Baisers de Bruges, une comédie noire réalisée par le dramaturge anglo-irlandais Martin McDonagh, dans laquelle il évolue aux côtés de son compatriote Brendan Gleeson. Ce film lui vaut aussi un du meilleur acteur de comédie, devant son partenaire, nommé dans la même catégorie et pour le même film.

En 2009, il est choisi aux côtés de Jude Law et Johnny Depp pour remplacer Heath Ledger, soudainement décédé, afin d'achever le film fantastique du britannique Terry Gilliam que le comédien tournait alors : L'Imaginarium du docteur Parnassus.

En 2010, il joue dans la fresque romantique Ondine, de son compatriote Neil Jordan, qui lui permet de tourner une nouvelle fois en Irlande. Une prestation de nouveau saluée par la critique. Il continue ensuite à voyager en parcourant l'Eurasie sous la direction du réalisateur Peter Weir, pour le drame historique Les Chemins de la liberté, dont il partage l'affiche avec Jim Sturgess et Ed Harris. Cette même année, il conclut son périple hors Hollywood avec le thriller londonien , première réalisation du scénariste William Monahan, où il a pour partenaire Keira Knightley.

Retour en demi-teinte à Hollywood (2011-2015) thumb|right|250x250px|Au Festival International du Film de Toronto 2012, pour la première mondiale de Seven Psychopaths. L'année 2011 est en effet marquée par un retour aux productions américaines légères : d'abord dans la comédie, en jouant les patrons psychopathes dans la satire Comment tuer son boss ? de Seth Gordon, puis sous la forme d'un mystérieux vampire dans la parodie de film d'horreur , de Craig Gillespie.

Mais il revient surtout à l'action en 2012, avec le blockbuster de science-fiction Total Recall : Mémoires programmées, du film éponyme de Paul Verhoeven, cette fois signé Len Wiseman. La même année, il retrouve Martin McDonagh pour son deuxième long-métrage, la comédie noire Sept Psychopathes, qui lui permet de renouer avec la critique.

Ce qui n'est pas le cas en 2013 pour le thriller d'action de Niels Arden Oplev, un flop critique et commercial, et dont il est pourtant la tête d'affiche. À côté, il se contente d'un rôle secondaire dans la comédie dramatique historique Dans l'ombre de Mary, de John Lee Hancock, et mené par Emma Thompson.

L'année 2014 est marquée par deux échecs, l'amenant à jouer les prétendants séducteurs : tout d'abord la fresque fantastique Un amour d'hiver d'Akiva Goldsman, éreintée par la critique, et ne rapportant qu'à peine la moitié de son budget ; puis le plus modeste Mademoiselle Julie, d'après la pièce de Strindberg, réalisé par Liv Ullmann, qui ne convainc pas non plus, malgré la présence de Jessica Chastain dans le rôle-titre.

Regain critique (depuis 2015) vignette|droite|300px|L'acteur à la première de Les Veuves au Festival international du film de Toronto 2018. L'année 2015 semble placée sous le sceau de la renaissance : tout d'abord en intégrant la distribution principale de l'acclamée série policière True Detective : il y joue un inspecteur de police dépressif aux côtés de Vince Vaughn et Rachel McAdams. Il revient surtout au cinéma européen, en tête d'affiche du thriller romantique de science-fiction The Lobster, de Yórgos Lánthimos, qui remporte le Prix du Jury au Festival de Cannes 2015.

Cette même année, il est également à l'affiche du thriller américain Prémonitions, d'Afonso Poyart, dans lequel il incarne le serial-killer poursuivi par les enquêteurs interprétés par Jeffrey Dean Morgan et Anthony Hopkins. Ce film, qui recycle un script originellement conçu pour être la suite du film culte Seven de David Fincher, a été tourné en 2013.