René Parodi, né le à Rouen (Seine-Inférieure) et mort le à la prison de Fresnes (Seine), est un résistant français, compagnon de la Libération.
Magistrat, il entre dans la résistance en 1940, publie le journal Résistance, contribue à la fondation du mouvement Libération-Nord et dirige un groupe de résistants. Arrêté en , il meurt en prison.
Biographie Né à Rouen, René Parodi est fils du philosophe Dominique Parodi et frère du résistant et homme politique Alexandre Parodi.
René devient magistrat, et est nommé à Châlons-sur-Marne, puis à Reims et à Versailles où il est substitut..
En 1939, il est engagé volontaire.
Résistance Après l'armistice de , il reprend son activité de magistrat ; mais fin 1940, il réunit un groupe de résistants, dont le Jean Bernard., pour faire de la propagande écrite ; il édite le journal Résistance.
Il contribue avec Christian Pineau à la création du Comité d’études économiques et syndicales qui devient le mouvement Libération-Nord.. À partir de , René Parodi en est membre du comité directeur.
En , il est nommé substitut adjoint au tribunal de la Seine où il rencontre Maurice Rolland. Il cumule ce poste avec celui de Versailles et avec ses activités au sein de la Résistance qu'il a rejoint avec Rolland.
René Parodi et le groupe qu'il dirige passent à l'action concrète. Pendant l'été 1941, ils coulent des péniches et réussissent à bloquer le canal de l'Yonne.
Arrestation et décès Une première visite de la Gestapo a lieu dans le petit appartement de la rue de Verneuil en . Malgré les conseils de sa femme à quitter la ville, René Parodi est arrêté à son domicile, sur les conseils du collaborateur Maurice Gabolde., le , et emprisonné à la maison d'arrêt de Fresnes.
En , pendant qu'il est en prison, le groupe qu'il dirigeait réussit à éclairer de nuit les usines Renault de Billancourt pour qu'elles soient détruites par un bombardement anglais lors d'un raid aérien spécial.
René Parodi est torturé mais refuse de parler. Il est retrouvé pendu dans sa cellule le , Hommage anonyme dans Le Palais libre, , reproduit dans La République du Silence, Harcourt, Brace and Company, New York, 1947, ..
Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Il avait épousé Jeanne Tissot (1903-1984).
Symbole de la Résistance judiciaire René Parodi est fait compagnon de la Libération à titre posthume par décret du .
Parodi, magistrat et résistant, devient le symbole et le « martyr » de la Résistance judiciaire. À la Libération, lorsque la magistrature est mise en cause pour son attitude de collaboration et de soutien au régime vichyste, le souvenir de l'engagement et de la mort de René Parodi permettent de légitimer la magistrature entachée.
Il est le père du physicien Olivier Parodi et du magistrat Claude Parodi.
Hommages Distinctions
par décret du vignette|Le square Alexandre-et-René-Parodi, à Paris.
Autres hommages Le square Alexandre-et-René-Parodi, situé dans le arrondissement de Paris, associe son nom à celui de son frère Alexandre, lui aussi compagnon de la Libération.
La promotion 2014 des auditeurs de justice de l'École nationale de la magistrature lui rend hommage en se baptisant à son nom : .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Ouvrages . . Articles .
Articles connexes Liste des compagnons de la Libération Libération-Nord
Liens externes
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