Méréville (prononcé ) est une ancienne commune française située dans le département de l'Essonne en région Île-de-France.
Le , elle fusionne avec Estouches pour former la commune nouvelle du Mérévillois.
Ses habitants sont appelés les MérévilloisGentilé sur le site habitants.fr Consulté le 06/04/2009..
Géographie Situation vignette|Position de Méréville en Essonne.
Méréville est située à soixante-quatre kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-DameOrthodromie entre Méréville et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 24/10/2012., point zéro des routes de France, quarante-quatre kilomètres au sud-ouest d'ÉvryOrthodromie entre Méréville et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 24/10/2012., quatorze kilomètres au sud-ouest d'ÉtampesOrthodromie entre Méréville et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 24/10/2012., vingt-quatre kilomètres au sud-est de DourdanOrthodromie entre Méréville et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 24/10/2012..
Hydrographie La commune est traversée par la rivière la JuineSite SIGES - Seine-Normandie Consulté le 03/2020. Une station de mesure hydrométrique est implantée dans la communeFiche de la station de mesure hydrométrique de Méréville sur le site de la banque Hydro EauFrance. Consulté le 01/12/2010..
Relief et géologie La commune comporte un des sites de la réserve naturelle nationale des sites géologiques de l'Essonne.
Communes limitrophes
Voies de communication et transports Méréville est desservie par plusieurs lignes de bus, dont notamment les lignes 316 à 318 du réseau de bus Essonne Sud Ouest.
Occupation des sols simplifiée Le territoire de la commune se compose en 2017 de 90,98 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 3,19 % d'espaces ouverts artificialisés et 5,83 % d'espaces construits artificialisés..
Climat
Méréville, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique dégradé.
Toponymie MerezvillaHippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., Merelisvilla au Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 943, Merevillam en 1190, Mereville en 1262.
Au , le nom de la ville est rendu par le latin Merervilla, ce qui semble indiquer selon Bernard Gineste, un ancien seigneur du lieu répondant au nom d'origine germanique Merhier (mar-hari), ou Merila., bien attesté à l'époque sous la forme latine Marharius, et encore attesté comme patronyme. Le lieu est aussi nommé Merilis dans un document du et Merervilla dans le Liber testanum de Saint-Martin des Champs au début du .
La commune fut créée en 1793 avec son nom actuel.
Claude Leroy, "Bourlinguer" à Méréville, actes du colloque de Méréville (Essonne), 10-11-12 juin 1989, Lettres modernes Minard-1991, ..
La partie la plus élevée du territoire prit le nom de "Bourg Saint Père" par le fait que, pour racheter son excommunication, le seigneur de Méréville y fit installer huit moines venant de Bonneval, dont son frère (d'où "les saints pères" ?). Le territoire de la vallée (château) et celui de la butte (Saint Père), délimités par une croix toujours en place (croix de la Camuse), se réunifieront plus tard.
Histoire Antiquité et Moyen Âge La ville de Merervilla au semble tirer son nom de celui d'un ancien seigneur Merier.
"Merevillam" de son nom latin, selon une charte de Philippe Auguste de 1198 entérinant le partage d'héritage de Gauthier de Villebéon, était déjà à l'époque de la charte une vieille châtellenie vicomtale. Au elle appartenait aux vicomtes du Puiset qui y possédaient un manoir bien fortifié, dont Henri s'empara à la Saint-Jean de l'été 1042 et dont il démantela les remparts aux dépens du seigneur Hugues Bardoul.. Ayant confisqué la seigneurie, il la donna aux vicomtes d'Étampes.
Mais les du Puiset retrouvèrent plus tard Méréville, car en 1104 une fille de Marc d'Étampes, Liesse, la reçut en dot pour son mariage avec Gui du Puiset, troisième fils du vicomte de Chartres Hugues Blavon, qui prit alors le nom de Gui de Méréville. Son fils Hugues de Méréville lui succéda vers 1144 et décéda en 1186. Ses deux fils, Gui II et Hugues II, se fixèrent du côté de Saint-Denis. Puis Gauthier de Villebéon-Nemours acquit Méréville entre 1186 et 1190.
En fait, Orson, le fils de Gautier, était marié à une Liesse de Méréville ; il est fort plausible que cette Liesse, qui portait le prénom de la dame de Méréville rencontrée plus haut, ait été la fille de Gui II - même si son père est parfois cité comme « Guillaume »Liesse de Méréville sur geneanet.org. - et que Gautier de Villebéon ait racheté les parts des cohéritiers de sa bru pour que cette dernière et son époux Orson/Urs(i)on de Nemours jouissent pleinement de Méréville.
En 1255 Jeanne de Méréville, une (arrière)-petite-fille d'Orson et Liesse, en hérita. Par son mariageUn diplôme inédit de Philippe-Auguste - Acte de partage des biens du chambellan Gautier fondateur de Nemours. Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais, 1906. avec Guillaume IV de LinièresJeanne de Nemours sur geneatnet.org., Méréville passa alors dans la famille de Lignières en Berry., où elle resta jusqu'au milieu du , notamment dans la branche cadette fondée par Godemar (II) de Linières († ap. 1386), sire d'Aschères et Rougemont, Marans, Mennetou et Nançay, fils cadet du baron de Lignières Godemar († 1340) et de sa femme Marguerite de Précigny-Laleu, dame de Marans et de Bridoré ; Godemar était lui-même le fils de Guillaume IV de Linières et de Jeanne de Nemours-Méréville.
Godemar (II) de Linières sert notamment en 1367 sous son beau-frère le maréchal Boucicaut ; de sa femme Jeanne, fille de Louis de Brosse de Boussac, il a entre autres enfants : Godemar (III) († 1396 au voyage de Hongrie qui mena au désastre de Nicopolis) ; Jean de Linières, évêque de Viviers en 1406-1442 ; et Isabeau, épouse de Jean de Châteauneuf.
Godemar (III) et sa femme Agnès Trousseau, fille du vicomte de Bourges Jacques Trousseau et de Philippe de La Châtre, ont Godemar (IV) († ap. 1405) ; Marguerite (x Jean d'Argenton) ; Françoise (x Jean de Gamaches de Rosemont) ; et l'héritière Jeanne de Linières, dame de Mennetou et de Méréville vers 1401, qui marie 1° 1411 Jean de Brisay, puis 2° Dreux de Voudenay/de Vaudenay, sire de la Motte-S(e)ully (ou La Motte-Feuilly, plutôt que la Motte-Sully à Beaujeu ; les Voudenay tenaient cette terre d'une alliance avec les Sully-Beaujeu-La Cordille).
Les Voudenay héritèrent donc de Mennetou, mais pas de Méréville, que Jeanne de Linières avait dû vendre en 1446 à Aignan II de Saint-Mesmin pour payer ses dettes et procès. Les Saint-Mesmin ne gardèrent pas Méréville, qui dès 1456 passa aux Reilhac de Brigueil, dits désormais vicomtes de Mérinville, suivis par leurs descendants des Monstiers (ou des Moustiers ; à cette famille appartenaient les évêques Charles-François et René)..
Époque moderne Au début du , Louis XII accorde au seigneur Bertrand de Reilhac, le droit de tenir quatre foires annuelles ainsi qu'un marché par semaine.
Il y eut encore une cession en 1688, au profit des Delpech (dont Jean Delpech, † 1737, conseiller de Grand'Chambre au Parlement) qui devinrent marquis de Mérinville en 1709 (le titre de comte de Mérinville restant attaché depuis 1775 à une possession languedocienne des Monstiers, Rieux).
Au le château est racheté, à la veille de la Révolution française, par le riche financier Jean-Joseph de Laborde et connaît un grand rayonnementCh. Lansel, Méréville, son château et son parc, Paris, Éd. J. Dumaine, 1877.
Jean-Luc Maeso, Jacqueline Salmon (photographe), Sensations vagabondes à Méréville, dans Le Monde 2, , supplément au Monde du samedi 4 décembre 2004, ., dû en particulier à l'aménagement d'un jardin de type anglo-chinois, dirigé par le peintre Hubert Robert.
Époque contemporaine
Méréville est occupée par les Allemands du au Georges Ferrand (maire de Méréville): "Sur l'Occupation et la Libération de Méréville (notes du 6 septembre et du 4 décembre 1944)", in Corpus Etampois.
En 1945, paraît un roman d'un jeune professeur, enfant du pays, Jean-Louis Bory. Mon village à l'heure allemande retrace la vie des Mérévillois durant les six derniers mois de l'Occupation. Avec le soutien de la Grande Colette, il obtiendra le prix Goncourt 1945.
Fusion de communes Les communes de Méréville, Estouches et Monnerville ont envisagé en 2016 de fusionner en formant une commune nouvelle.. Si le conseil municipal de Monnerville a finalement refusé de participer à la fusion, ceux de Méréville et Estouches ont confirmé en leur volonté de constituer la commune nouvelle du Mérévillois au .. Le , le préfet de l'Essonne a signé l'arrêté de création de la commune nouvelle « Le Mérévillois » entre les communes de Méréville et Estouches.
La commune nouvelle est effective au ., et Méréville est devenue à cette date une commune déléguée du Mérévillois.
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Antérieurement à la loi du Loi du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de l'Essonne après un transfert administratif effectif au . Elle est rattachée à l'arrondissement d'Étampes.
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription de l'Essonne.
La ville était depuis 1801 le chef-lieu du canton de Méréville. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton d'Étampes.
Intercommunalité La commune, qui n'était jusqu'alors membre d'aucune intercommunalité à fiscalité propre, intègre le la communauté de communes de l’Étampois Sud-Essonne créée en 2008. Cette-ci, qui se transforme le en communauté d'agglomération sous le nom de communauté d'agglomération de l'Étampois Sud-Essonne
Tendances et résultats politiques
Élections présidentielles,
Résultats des seconds tours : Élection présidentielle de 2002 : 81,06 % pour Jacques Chirac (RPR), 18,94 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 82,72 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 11/08/2009.. Élection présidentielle de 2007 : 61,27 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 38,73 % pour Ségolène Royal (PS), 85,08 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 11/08/2009.. Élection présidentielle de 2012 : 57,25 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 42,75 % pour François Hollande (PS), 81,23 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 08/05/2012.. Élection présidentielle de 2017 : 56,45 % pour Emmanuel Macron (LREM), 43,55 % pour Marine Le Pen (FN), 87,78 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2017 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 4 mars 2020..
Élections législatives
Résultats des deuxièmes tours : (sauf pour 2007 : ) Élections législatives de 2002 : 64,49 % pour Franck Marlin (UMP), 35,51 % pour Gérard Lefranc (PCF), 61,22 % de participationRésultats de l'élection législative 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 11/08/2009.. Élections législatives de 2007 : 58,65 % pour Franck Marlin (UMP) élu au premier tour, 15,84 % pour Marie-Agnès Labarre (PS), 62,06 % de participationRésultats de l'élection législative 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 11/08/2009.. Élections législatives de 2012 : 65,43 % pour Franck Marlin (UMP), 34,57 % pour Béatrice Pèrié (PS), 55,18 % de participationRésultats de l'élection législative 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 22/06/2012..
Élections européennes
Résultats des deux meilleurs scores :