Jean-François Escudier, né le à Solliès-Toucas (Var), mort le à Toulon, est un homme politique de la Révolution française.

Biographie Jean-François Escudier naît le à Solliès-Toucas. Il est le fils de Jean Escudier et de Cécile Ramel.

Mandat à la Convention En , Escudier, alors juge de paix à Toulon, est élu député du département du Var, le premier sur huit, à la Convention nationaleArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, p. 60..

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple. Il est absent au dernier appel nominal sur le sursis à l'exécution. En , il vote contre la mise en accusation de Jean-Paul MaratArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793, p. 535.. En mai de la même année, il vote contre le rétablissement de la Commission des DouzeArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793, p. 71..

En , il rejoint aux côtés du député Gasparin les armées des Alpes et d'Italie. Il participe ainsi au siège de Toulon au sein de l'armée du général Carteaux et fait globalement preuve de modération au cours de sa mission. Cependant, alors que le général anglais Charles O'Hara fait pendre chaque jour des Toulonnais, Escudier le prévient qu'en cas de poursuite de ces exécutions, il agira de même avec les officiers anglais prisonniers.

Lors de son retour à la Convention, il s'oppose avec François Granet aux démolitions d'édifices ordonnées par Louis Fréron à Toulon et Marseille, et obtient gain de cause.

Après la chute de Robespierre, Escudier rejoint les rangs des « derniers Montagnards ». Lors de l'insurrection du 12 germinal an III (), il signe la demande d'appel nominal. Il est décrété d'arrestation le 8 prairial (). Il bénéficie de l'amnistie décrétée lors de la séparation de la Convention.

Mise en retrait et exil Jean-François Escudier se tient dès lors totalement à l'écart des affaires publiques, se contentent d'exercer la profession d'intendant de la santé à Toulon. Veuf de Marie-Anne Lemoine en 1807, il se marie en secondes noces, le à Toulon, avec Marguerite Agnès Pourquier.

Son passé le rattrape cependant en 1815 avec la Restauration. La loi du 12 janvier 1816 le condamne à l'exil comme régicide ayant soutenu les Cent-Jours. Il tente d'abord de s'installer à Nice (redevenue partie du royaume de Sardaigne), mais il en est expulsé sans ménagementBliard, P. (1913). Les conventionnels régicides d'après des documents officiels et inédits. France: Perrin et cie., p.410. Il se rend alors à Gênes, dont il est également chassé, puis à Livourne, où la police locale le somme de quitter immédiatement la Toscane. Ce n'est finalement qu'à Tunis qu'il est accueilli.

Une ordonnance royale de décembre 1818 lui permet finalement de rentrer en France. Il revient s'installer à Toulon, où il meurt peu après, le , à l'âge de 59 ans.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Liste des députés du Var

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