André FriederichParfois orthographié « Friedrich ». ou Andreas Friederich, né le à Ribeauvillé et mort le à Strasbourg, est un sculpteur français.
Actif à Strasbourg, il réalisa de nombreux monuments funéraires et statues de personnalités en grès rose.
Biographie vignette|redresse|Émile Haberer et Édouard Hubert, A. Friedrich, couché et dormant (1867), Strasbourg, bibliothèque nationale et universitaire. André Friedrich (Friederich) est le fils de Xavier Friedrich, sculpteur sur bois, mort à Rouffac le , et de Marie-Thérèse Ruhlmann, morte à Soultzmatt le .
André Friederich est d'abord sculpteur sur bois comme son père. À , il poursuit son enseignement à Strasbourg auprès du sculpteur Landolin Ohmacht. En 1815, il est en Suisse, puis à Stuttgart et à Munich. Il se rend ensuite à Vienne où il travaille auprès du sculpteur Johann Martin Fischer. Il continue son voyage à Dresde et travaille pendant trois ans auprès du sculpteur Franz Pettrich et suit les cours sur l'art antique de Karl August Böttiger. Il se rend à Berlin en 1819, où, sur la recommandation de Johann Gottfried Schadow, il restaure les statues du palais de l'arsenal. En 1820, il est à Paris dans l'atelier de François-Joseph Bosio, en 1824, à Rome, où il réalise chez Bertel Thorvaldsen la statue Alsa qu'il a rapporté et donné au Musée de Strasbourg. Il revient s'établir en 1826 à Strasbourg où il réalise la plupart de ses œuvresGustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, Hachette, 1858, (extrait en ligne).Fédération des Sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace : François-Joseph Fuchs, Friedrich (Friederich) André, 1988Agnès Acker (dir.), Encyclopédie de l'Alsace, vol. 7, Éditions Publitotal, ..
Sa première épouse, Maria Anna (1807-1838), meurt des suites de l'une des premières césariennes pratiquées à Strasbourg en 1838Cimetière Sainte-Hélène, Guide des cimetières de la Ville de Strasbourg, 2009, .. Le nouveau-né ne survécut pas. Un monument sculpté par André Friederich perpétue leur mémoire au cimetière Sainte-Hélène de Strasbourg.
Il épouse en secondes noces Marie-Antoinette Momy (morte le ) qui lui donne une fille, Amélie (1834-1858). L'artiste réalisa pour elle un monument funéraire qui abrite aussi sa propre sépulture et celle de sa femmeCimetière Sainte-Hélène, , .. Leur tombe se trouve également au cimetière Sainte-Hélène.
Œuvres Travaux pour la halle de la source et la salle de danse (1822) au parc de l'hôtel thermal du château de Bonnefontaine près d'Altwiller (Bas-Rhin)Base Mérimée.. Le Baptême de Clovis et La Conversion de Bathilde par saint Florent (1827), église Saint-Louis de Strasbourg. Monument à Turenne (1828), granit, près de Salzbach (Bade-Wurtemberg)Alfred Dantès, Tables biographiques et bibliographiques des sciences, des lettres et des arts indiquant les œuvres principales des hommes les plus connes en tour pays et à toutes les époques avec mention des éditions les plus estimées, Delaroque, 1866, (extrait en ligne). où le général fut tué le . Portrait de l'abbé Sieyès (1829), médaillon en plâtre, musée des Beaux-Arts de StrasbourgRoland Recht et Marie-Jeanne Geyer (dir.), Le portrait dans les musées de Strasbourg, Les musées de la ville de Strasbourg, 1988, .. Monument commémoratif d'Abraham Chenal ( du ), à l'hôpital du même nom à Sainte-Marie-aux-Mines (Bas-Rhin)Base Palissy.. Fontaine de la Licorne (1837), Saverne, d'abord érigée sur l'ancienne place du Marché, elle se trouve aujourd'hui entre la place du Général-de-Gaulle et le canal de la Marne au Rhin, le long de la Grand-Rue. Depuis 1970 elle est remplacée par une copie due à Claude MetzmeyerFiche détaillée Petit Patrimoine.. Monument à l'archevêque Boll, cathédrale Notre-Dame de Fribourg. Mausolée du poète Herber. Femme à genoux sur un tombeau, statue en marbre (Salon de 1839), localisation inconnue. Statue de l'évêque Werner de Habsbourg (1840), cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, en face de l'horloge astronomique. Hora, la déesse du temps, (1841) : elle ornait autrefois une fontaine de la rue de la Gare à Saverne et portait à son flanc un cadran solaire aujourd'hui disparu. Elle orne maintenant la Grand-RueFiche détaillée Petit Patrimoine.. Mère tenant son enfant endormi, statue en marbre (Salon de 1942), localisation inconnue. Monument à l'architecte Erwin de Steinbach (1842), Steinbach, aujourd'hui un quartier de Baden-Baden. Une mère et son enfant (1842), localisation inconnue. Le Fossoyeur, don fait au musée de Baden-Baden. Tombeau de Léopold de Bade. Monument à Pfeffel (1859), réalisé à l'origine par André Friederich pour le musée Unterlinden de Colmar. Une copie de la statue, exécutée par Charles Geiss en 1927, est érigée dans la Grand Rue à ColmarOffice de tourisme de Colmar.. Buste d'homme (1869), musée des Beaux-Arts de Strasbourg. La Ville de Ribeauvillé du , ( du ), statue allégorique de la ville de Ribeauvillé érigée sur une fontaine de la villeInventaire général du patrimoine culturel inventaire.culture.gouv.fr.. Monument à Jean Hültz, Strasbourg Michael Puls, « Strassburg - Köln und retour : André Friedrichs Denkmal für Johann Hültz in Köln (1846-1847) und sein Geschick », in Kölner Domblatt : Jahrbuch des Zentral-Dombau-Vereins, 2002, ..
Le cimetière Saint-Gall de Strasbourg (Koenigshoffen) abrite plusieurs monuments funéraires de Friederich, dont ceux des dramaturges Ehrenfried Stoeber (1779-1835) et Georges Daniel Arnold (1780-1829), pionniers du théâtre alsacien en langue dialectale, mais également le cénotaphe de Louis Charles Henri Knoderer, un enfant mort en 1850 à l'âge de . La décoration de ce monument se distingue par un globe terrestre finement gravé de méridiens et un enfant entouré d'un voile qui monte vers le cielStrasbourg-Koenigshoffen. Cimetière Saint-Gall, Ville de Strasbourg, 2008, , 60 et 76..
Distinctions En 1842 André Friederich reçut du grand-duc Léopold la décoration du Lion d'or du Zaehringen.
Élèves Gustave Brion (1824-1877)
Iconographie Auguste Wittman (mort en 1841) lui consacra deux huiles sur toile, Portrait du sculpteur André Friederich et Portrait du sculpteur André Friederich dans son atelier (1837) où il représenté de manière non conformiste dans le désordre de son atelier à colombages, entouré de son matériel et de réminiscences de sa formation auprès du statuaire anatomiste de Vienne et de Boettiger à DresdeLe portrait dans les musées de Strasbourg, , et 324.. Les deux œuvres sont conservées au musée des Beaux-Arts de Strasbourg.
Théophile Schuler réalise son portrait à la plume en 1855, conservé à Strasbourg à la bibliothèque nationale et universitairecalames.abes.fr..
Publications Cathédrale de Strasbourg et ses détails, mesurés et dessinés par A. Friederich et gravés sur pierre par K. Sandmann, 1839. Restauration du chœur de la Cathédrale de Strasbourg (s. d.)
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Louis Ludes, « Les monuments d'André Friederich dans les cimetières de Strasbourg et environs », in: Cahiers alsaciens d'archéologie, d'art et d'histoire, XLI, 1998, , 111 et 112. Hans Haug, L'Art en Alsace, Grenoble, Arthaud, 1962, Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, notice rédigée par François Joseph Fuchs, vol. 12, . Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, Hachette, 1858, (extrait en ligne).
Liens externes
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