Saint-Georges est une ville canadienne au Québec, chef-lieu de la MRC de Beauce-Sartigan, dans la région de Chaudière-Appalaches.
Située dans la vallée de la rivière Chaudière, en Beauce, cette ville est la plus grande municipalité beauceronne et un centre économique régional important. Saint-Georges se trouve d'ailleurs dans un axe routier important qui relie la ville de Québec avec l'État du Maine. Avec plus de habitants, la ville de Saint-Georges est classée au Canada et au Québec en 2019 parmi les villes les plus entrepreneuriales selon la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).
Toponymie Le nom de la ville, qui fait référence à Saint Georges, a été premièrement donné à la paroisse catholique en 1835 puis à la municipalité de Saint-Georges en 1856 pour honorer le marchand allemand Johann Georg Pfotzer, plus connu sous le nom de George Pozer, qui se porta acquéreur de la seigneurie Aubert-Gallion en 1808.. La Rivière Pozer traverse la seigneurie en question.
Histoire L'histoire georgienne commence avec des Algonquins francophones et catholiques qui s'installent aux abords de la rivière Famine et fondent le village de Sartigan, qui est aujourd'hui le secteur de l'ancienne gare de Saint-Georges, et cela aux environs de 1679. Au début du , les deux seigneuries situées sur le site de la future ville de Saint-Georges, les seigneuries Aubin-De L'Isle et Aubert-Gallion, sont concédées respectivement à Nicolas-Gabriel Aubin De L'Isle et Marie-Thérèse de Lalande-Gayon.. En 1856, la paroisse de Saint-Georges est créée. Par contre, la ville actuelle est née en 2001 par la fusion de la ville de Saint-Georges, de la municipalité d'Aubert-Gallion et des municipalités de paroisse de Saint-Georges-Est et de Saint-Jean-de-la-Lande.. Les amérindiens et le régime seigneurial L'histoire de Saint-Georges remonte au début de la Beauce soit vers la fin du ; les premiers habitants de Saint-Georges étaient alors principalement des Amérindiens vivant dans la région. Le premier Européen à parcourir la Beauce est le père Gabriel Druillettes, jésuite et missionnaire. Il fait trois voyages : en 1646, en 1650 et finalement en 1651. Cependant, aucun établissement colonial n'est créé à la suite de ses voyages, il faut attendre près d'un siècle avant qu'une véritable communauté ne soit créée alors que deux seigneuries sont établies sur le territoire actuel de Saint-Georges : Aubin-de-l'Isle et Aubert-Gallion. En 1760, la seigneurie Aubert-Gallion passe aux mains de Marie-Anne Josephte de l'Estrigant de St-Martin et à sa fille Charlotte-Marie-Anne-Joseph Aubert de la Chesnaye. Les deux seigneuresses vendent la seigneurie, en 1768, à William Grant, un Anglais qui cherchait à devenir un grand propriétaire au Canada. Il meurt en 1807 et la vente de la seigneurie a lieu en 1808. C'est alors l'Allemand Johann Georg Pfotzer, considéré comme le véritable fondateur de Saint-Georges, qui achète la seigneurie. En 1835., l'érection canonique de la paroisse catholique a lieu puis, en 1856, c'est la paroisse qui est érigée civilement (voir municipalité de paroisse).
Le fief Cumberland est créé sur ordre de la Cour, par subdivision de la seigneurie Aubin-De L'Isle en 1782. Le fief change de mains à plusieurs reprises, ce qui retarde son peuplement : s'en porte acquéreur en 1782, mais ne l'occupe pas; il le cède en 1790 à Andrew Philip Skene, qui le revend au marchand lévisien Edward Harbottle. Ce dernier revend le fief à William Torrance en 1819, mais l'acquiert de nouveau vers 1823. Le défrichage du fief est entamé vers 1830. Harbottle construit un moulin dans le secteur de Cumberland Mills qui permet de transformer le bois en 1840.
Le développement d'un centre économique régional gauche|thumb| Ancien couvent des sœurs du Bon-Pasteur à Saint-Georges, congrégation fondée en 1881 par Marie-Josephte Fitzbach (1806-1885)Les Sœurs du Bon-Pasteur arrivent en Beauce en 1881. et y ouvrent un couvent.. De 1900 à 1902, l'église de Saint-Georges est en construction, David Ouellet en est l'architecte.. Le , le village de Saint-Georges-Est se sépare de la paroisse de Saint-Georges-d'Aubert-Gallion. 25 ans plus tard, la paroisse catholique de Saint-Jean-de-la-Lande est érigée canoniquement puis en 1933, la municipalité de paroisse de Saint-Jean-de-la-Lande est créée. En tant que centre économique et industriel régional, Saint-Georges se caractérise par plusieurs compagnies fondées à Saint-Georges comme la St-George Woolen Mills fondée en 1928 par Édouard Lacroix pour créer des emplois pendant la grande dépression. La Dionne Spinning Mills Company est fondée en 1940 par Ludger et Arsène Dionne. L'année 1943 marque la séparation de la municipalité de village de Saint-Georges-Ouest. En 1946, le village de Saint-Georges-Est devient la ville de Saint-Georges, alors que deux ans plus tard le village de Saint-Georges-Ouest devient une ville. Également en 1946, le Petit Séminaire de Saint-Georges de Beauce est fondé, devenu le Cégep Beauce-Appalaches en 1990. L'Hôtel-Dieu Notre-Dame de Beauce est ouvert en 1950 tenu par les Augustines de la Miséricorde de Jésus de l'Hôtel-Dieu de Québec. Une école d'infirmières, le pavillon Marillac (anciennement Maria) construit en 1950 a diplômé entre 1957 jusqu'à la fermeture en 1972, 330 infirmières et infirmiers.. Une École primaire supérieure (Québec) était situé du côté ouest. Cette école fut érigée en 1952 et inaugurée en . Les écoles supérieures enseignaient la 8e et 9e année, et pouvaient mener à un « certificat d'étude primaire cours supérieur » permettant de continuer dans différentes branches.. Depuis 1946 l'école primaire supérieure ajoutait une 10e, et 11e année. une 12e année permettait l'admission a l'université. Le nom fut changé pour Écoles publiques secondaires En 1966, Marcel Dutil fonde Manac qui deviendra plus tard le Groupe Canam Manac et ensuite le Groupe Canam se divisera du groupe lorsque Manac deviendra une compagnie privée et gardera son identité.
Saint-Georges continue d'accueillir d'autres compagnies et en 1971, Raymond Dutil fonde le Groupe Procycle. En 1990, les villes de Saint-Georges et de Saint-Georges-Ouest fusionnent et gardent le nom de la première. En 2001, la nouvelle ville de Saint-Georges voit le jour ; la ville de Saint-Georges, la municipalité d'Aubert-Gallion et les paroisses de Saint-Georges-Est et de Saint-Jean-de-la-Lande fusionnent.
Chronologie juillet 1845 : Érection de la municipalité d'Aubert-Gallion. septembre 1847 : Fusion de plusieurs entités municipales et érection du comté de Dorchester. juillet 1855 : Division du comté de Dorchester en plusieurs entités municipales dont la municipalité d'Aubert-Gallion. 11 décembre 1856 : La municipalité d'Aubert-Gallion devient la paroisse de Saint George. 12 décembre 1907 : Érection du village d'Est de Saint-George de Beauce par la scission de la municipalité d'Aubert-Gallion. 28 octobre 1933 : Érection de la paroisse de Saint-Jean-de-la-Lande. janvier 1943 : Érection du village de St-Georges-Ouest par la scission de la municipalité d'Aubert-Gallion. janvier 1947 : Érection de la paroisse de St-Georges-Est par la scission de la municipalité d'Aubert-Gallion. 17 avril 1948 : Le village de Saint-Georges-Est de Beauce devient la ville de St-Georges. 18 septembre 1948 : Le village de Saint-Georges-Ouest devient la ville de Saint-Georges-Ouest. 15 mars 1969 : La ville de St-Georges devient la ville de Saint-Georges, la paroisse de Saint-Georges devient la municipalité d'Aubert-Gallion, la paroisse de St-Georges-Est devient la paroisse de Saint-Georges-Est. 23 mai 1990 : La ville de Saint-Georges-Ouest est annexée à la ville de Saint-Georges. 26 septembre 2001 : La municipalité d'Aubert-Gallion, la paroisse de Saint-Georges-Est et la paroisse de Saint-Jean-de-la-Lande sont annexées à la ville de Saint-Georges.
Héraldique
Géographie Saint-Georges est situé à au sud de Québec, à au nord-est de Sherbrooke et à au nord de l'État du Maine. Les autres villes d'une certaine importance aux alentours, Sainte-Marie et Thetford Mines, sont situées respectivement à au nord et à au nord-ouest de Saint-Georges. Saint-Georges partage ses frontières avec Saint-Honoré-de-Shenley au sud-ouest, avec Saint-Benoît-Labre et Saint-Alfred à l'ouest. Notre-Dame-des-Pins, Saint-Simon-les-Mines et Saint-Benjamin sont les municipalités limitrophes au nord. La frontière est partagée avec Saint-Prosper, Saint-Philibert, Saint-Côme–Linière alors que le sud-est est partagé avec Saint-Martin et Saint-René.
Le noyau urbain principal s'étend sur les deux rives de la rivière Chaudière au centre du territoire; un autre noyau urbain, le village de Saint-Jean-de-la-Lande est situé au sud-ouest du centre-ville. Saint-Georges est installé au nord de la MRC de Beauce-Sartigan dans la région administrative de la Chaudière-Appalaches. Les trois paroisses, L'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, Saint-Georges et Saint-Jean-de-la-Lande, font partie de l'archidiocèse de Québec. La ville est intégrée à la sous-région touristique de la Beauce qui se situe dans la région touristique de la Chaudière-Appalaches.
Hydrographie La rivière Chaudière traverse la municipalité du sud au nord. Les Pozer et Famine confluent avec la rivière Chaudière au nord de la municipalité et la Rivière du Loup au sud. La rivière Cumberland conflue avec la rivière Famine au nord-est de la municipalité.
Municipalités limitrophes
Démographie
Administration Les élections municipales se font en bloc et suivant un découpage de six districts.
Saint-GeorgesMaires depuis 2001 Élection Maire Qualité Résultat 1990 Paul-Henri Lacasse Médecin, lieutenant-colonel - 1994 Roger Carette Administrateur scolaire - 2001 Voir 2005 Voir 2009 François Fecteau Voir 2013 Claude Morin Député adéquiste de Beauce-Sud de 2007 à 2008Candidat libéral de Beauce en 2011 Voir 2017 Voir 2021 Voir 2025Manon BougieVoir Élection partielle en italiqueDepuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises
Découpage municipal Lieux Quartiers 1 St-Georges Saint-Georges Est · Saint-Georges Ouest · Jersey Mills 2 Fusion à St-Georges Aubert-Gallion · Saint-Jean-de-la-Lande
Entreprises Saint-Georges est reconnue comme l'épicentre de l'entreprenariat Beauceron. Son fondateur, Georges Pozer, avec son moulin à farine a été le premier d'une longue lignée d'entrepreneur. Au début des années 1900, ce sont Édouard Lacroix et Ludger Dionne. Ils seront suivis dans les 1960 par Marcel Dutil. Depuis, de nombreux gens d'affaire auront fait leur marques: Hervé Pomerleau, Michel Gendreau, Pierre Thabet, Roland Veilleux (Groupe RGR - inactif).
En mai 2026, le journal Les Affaires publie son classement des 300 plus grandes entreprises du Québec. 5 ont leur siège social à Saint-Georges: +Rang (selon nombre de travailleurs au QuébecNomEmployés au CanadaSecteurFamille16Pomerleau7457ConstructionPomerleau71Canam2174Composantes métalliquesDutil123Manac997Fabricant de semi-remorquesDutil182Garaga1083Portes de garageGendreau246Mirage540Plancher de bois francThabet
Climat
Patrimoine L'église de Saint-Georges a été érigée en 1900-1901 selon les plans de l'architecte David Ouellet. Devant l'église, une statue représentant saint Georges terrassant le dragon a été sculptée par Louis Jobin en 1909. Elle est classée par le ministère de la Culture et des Communications depuis 1986, tout comme le socle la soutenant. Le noyau paroissial est complété par un presbytère et un cimetière.
L'église de Saint-Jean-de-la-Lande a été érigée en 1931. Le site comprend un presbytère et un cimetière.
La municipalité compte également sur son territoire un lieu de culte protestant (1860-1870) et l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie (1950-1952). Cette dernière est entourée d'un presbytère et d'un cimetière.