Saint-Narcisse-de-Beaurivage est une municipalité de paroisse située dans la municipalité régionale de comté de Lotbinière, au Québec (Canada), dans la région administrative de Chaudière-Appalaches. Elle compte en 2026.

Toponymie

Le nom de Saint-Narcisse-de-Beaurivage rappelle notamment Narcisse Dionne, un bienfaiteur de la paroisse originaire de Saint-Gilles. L'élément « Beaurivage » renvoie à la seigneurie de Beaurivage, dans laquelle se trouvait une partie du territoire de la municipalité. La paroisse est érigée canoniquement en 1872 et la municipalité de paroisse est constituée en 1874.

Une source patrimoniale locale associe également le nom de la paroisse à Narcisse de Jérusalem.

Le bureau de poste local ouvre sous le nom de « Newbois » en 1874 et adopte la forme « Neubois » en 1912. Selon une tradition rapportée par la Commission de toponymie du Québec, ce nom pourrait provenir de « Neuf-Bois » et faire référence à une jeune forêt de bouleaux ayant poussé après un important incendie.

Une autre tradition locale rattache plutôt le nom Neubois à un village alsacien du même nom situé près de la frontière franco-allemande. Dans les années 1930, certains paroissiens auraient également entrepris, sans succès, des démarches afin de modifier le nom de Saint-Narcisse, notamment parce que la fête de saint Narcisse était célébrée le 2 janvier, immédiatement après le jour de l'An.

Les habitants de la municipalité sont appelés les Narcissiens et les Narcissiennes.

Histoire

La majeure partie du territoire de Saint-Narcisse-de-Beaurivage faisait autrefois partie de la seigneurie de Beaurivage, tandis qu'une partie relevait de l'ancienne seigneurie de Lauzon. Le peuplement du territoire commence dans les premières décennies du . L'ouverture du chemin Craig en 1810 favorise l'arrivée de colons dans le secteur, notamment des familles irlandaises, canadiennes-françaises, allemandes et anglo-saxonnes.

Une bonne partie du territoire relève alors de la paroisse de Saint-Gilles. Les habitants des rangs Iberville, Saint-Noël, Saint-Thomas et Fiddler Green doivent parcourir une longue distance afin d'assister aux offices religieux à Saint-Gilles. Les crues de la rivière Beaurivage peuvent compliquer ces déplacements. Cette situation contribue aux démarches entreprises auprès de l'archevêché de Québec afin d'obtenir un curé résident et de créer une nouvelle paroisse.

La paroisse de Saint-Narcisse est érigée canoniquement en 1872. Son territoire est formé à partir de portions de Saint-Gilles, Saint-Patrice-de-Beaurivage, Saint-Lambert-de-Lauzon et Saint-Bernard. Au moment de sa fondation, la communauté compte 84 familles, trois moulins à scie et deux magasins généraux. Quatre écoles sont présentes l'année suivante et la population atteint 622 habitants lors du recensement de 1876.

Saint-Narcisse et Saint-Gilles doivent initialement partager le même curé, dont la résidence est établie à Saint-Narcisse. Les relations entre les deux paroisses sont alors difficiles. En 1876, un décret prévoyant la suppression de la paroisse de Saint-Gilles est lu lors de la messe du dimanche de Pâques. À la suite des démarches des habitants de Saint-Gilles, cette décision est révoquée au mois de juin de la même année.

Le 25 août 1972, quelques jours après leur évasion du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul, le criminel français Jacques Mesrine et son complice québécois Jean-Paul Mercier braquent des caisses populaires à Saint-Bernard de Dorchester puis à Saint-Narcisse de Lotbinière afin de financer leur cavale.

Au début des années 2000, la municipalité entreprend une modernisation importante de ses infrastructures d'aqueduc et d'égout. Un ouvrage municipal d'assainissement des eaux usées est mis en service en octobre 2004. Ces développements accompagnent également l'expansion de secteurs résidentiels et industriels de la municipalité.

En 2022, la municipalité souligne le anniversaire de l'érection canonique de la paroisse.

Chronologie

– Érection canonique de la paroisse. – Constitution de la municipalité de paroisse.

Géographie

Saint-Narcisse-de-Beaurivage couvre une superficie terrestre d'environ .

Les rues et rangs comprennent notamment la rue Principale, la rue Saint-Louis, la rue de l'École, la rue Bélanger, la rue Moore, le rang Sainte-Anne, le rang Saint-Thomas, le rang Saint-Michel, le rang Saint-Joseph, le rang Iberville, le rang Sainte-Hélène et le rang Saint-Aimé.

Géologie et géomorphologie

Le territoire de Saint-Narcisse-de-Beaurivage conserve des traces laissées par les glaciers qui ont autrefois recouvert la région. Lorsque la glace se déplace, les roches et les débris qu'elle transporte peuvent rayer, polir ou arracher la surface rocheuse. Ces marques, appelées notamment stries glaciaires et marques de broutage, permettent aux géologues de reconstituer les déplacements anciens de la glace.

À Saint-Narcisse-de-Beaurivage, un site étudié présente deux générations superposées de marques glaciaires. Les plus anciennes sont orientées approximativement selon un axe de 070°, tandis qu'une série plus récente est orientée autour de 160°. La superposition de ces marques montre que l'orientation du mouvement glaciaire a changé au cours du temps dans ce secteur.

Hydrographie

Le territoire de Saint-Narcisse-de-Beaurivage comprend plusieurs éléments hydrographiques, dont le Bras d'Henri, le Petit bras d'Henri et le lac Fraser. Ces trois toponymes sont répertoriés par la MRC de Lotbinière pour la municipalité.

La cartographie de la MRC montre notamment le Petit bras d'Henri traversant une partie du territoire municipal ainsi que le lac Fraser près de la limite avec Saint-Gilles.

La totalité du territoire de Saint-Narcisse-de-Beaurivage se trouve dans le bassin versant de la rivière Chaudière. L'Atlas des eaux souterraines du bassin versant de la rivière Chaudière rattache entièrement le territoire municipal au secteur de la Basse-Chaudière.

Le Comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC) effectue des suivis environnementaux sur le Bras d'Henri à Saint-Narcisse-de-Beaurivage. Selon les résultats présentés par l'organisme en 2023, la santé biologique du cours d'eau à la station de Saint-Narcisse varie de précaire à mauvaise selon les années.

Municipalités limitrophes

Démographie

Selon le décret de population du gouvernement du Québec, Saint-Narcisse-de-Beaurivage compte en 2026.

Lors du recensement de 2021, la municipalité comptait , comparativement à en 2016, soit une augmentation de 4,2 %.

Administration

Denis Dion a dirigé la municipalité pendant plusieurs mandats consécutifs avant de quitter la vie municipale en 2025. Le , il préside sa dernière séance du conseil municipal après 25 ans d'implication dans la vie municipale. Le conseiller Yves Joly quitte également ses fonctions en 2025 après 29 ans de service.

Depuis 2025, la mairesse est Manon Mercier. Le conseil municipal est également composé de six conseillers : Michel Bolduc, Mario Picard, Matthew Poulin, Mireille Caux, Roger Samson et Sonia Leclerc. Les sept membres du conseil ont été élus sans opposition lors des élections municipales de 2025.

Saint-Narcisse-de-BeaurivageMaires depuis 2002 Élection Maire Qualité Résultat 2002 Denis Dion Voir 2005 Voir 2009 Voir 2013 Voir 2017 Voir 2021 Voir 2025 Manon Mercier Voir Élection partielle en italiqueDepuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises.

Circonscriptions électorales provinciale et fédérale

Saint-Narcisse-de-Beaurivage fait partie de la circonscription électorale fédérale de Lévis—Lotbinière.

Au niveau provincial, la municipalité fait partie de la circonscription de Lotbinière-Frontenac.

Infrastructures

Eau potable

Saint-Narcisse-de-Beaurivage possède un réseau municipal de distribution d'eau potable alimenté par des eaux souterraines provenant de puits tubulaires. Le répertoire du ministère de l'Environnement indique que ce réseau dessert environ 778 personnes.

L'installation municipale de production d'eau potable utilise notamment la chloration, la filtration, l'enlèvement du fer et du manganèse ainsi que l'adoucissement de l'eau.

La municipalité publie annuellement les bilans de qualité de son eau potable.

Assainissement des eaux usées

La municipalité possède un ouvrage municipal d'assainissement des eaux usées mis en service en octobre 2004. Le système utilise des étangs aérés à parois verticales et son milieu récepteur est le Petit bras d'Henri.

Sécurité publique

La municipalité dispose d'un service de sécurité incendie. La sécurité policière du territoire est assurée par la Sûreté du Québec.

Transport

Aucune route provinciale numérotée ne traverse directement le territoire de Saint-Narcisse-de-Beaurivage. Le réseau routier local est principalement constitué de rues, de rangs et de chemins reliant la municipalité aux localités voisines.

Éducation

Éducation primaire et secondaire

L'école l'Arc-en-Ciel de Saint-Narcisse est une école primaire du Centre de services scolaire de la Beauce-Etchemin située dans la municipalité.

Pour l'enseignement secondaire, Saint-Narcisse-de-Beaurivage fait partie du secteur de la Polyvalente Benoît-Vachon, située à Sainte-Marie.

Éducation collégiale

Parmi les établissements d'enseignement collégial situés à proximité de Saint-Narcisse-de-Beaurivage figurent le campus de Sainte-Marie du Cégep Beauce-Appalaches et le Centre d'études collégiales de Lotbinière, rattaché au Cégep de Thetford et situé à Saint-Agapit.

Santé

La municipalité oriente notamment ses résidents vers le CLSC de Laurier-Station pour des services du réseau public de santé.

Médias

Le Narcissique est le journal municipal de Saint-Narcisse-de-Beaurivage.

Le Peuple Lotbinière couvre également l'actualité de Saint-Narcisse-de-Beaurivage et des autres municipalités de la MRC de Lotbinière.

Patrimoine

gauche|vignette|Église de Saint-Narcisse-de-Beaurivage.

Une première église est construite en 1872, mais elle est détruite par un incendie sept ans plus tard. Un bâtiment temporaire servant à la fois d'église et de presbytère est alors construit.

L'église actuelle de Saint-Narcisse-de-Beaurivage est construite entre 1879 et 1880. Elle est dessinée par l'architecte Siroy Lafleur.

En 1890, son décor intérieur est réalisé par le sculpteur François Dion et l'entrepreneur Jacques Fradet.

L'activité artisanale et agricole a également laissé des traces patrimoniales. L'atelier du charpentier-menuisier Emmanuel Loignon est situé à l'arrière d'une maison construite dans les années 1940.

Une grange-étable et plusieurs hangars ont également été inventoriés par le Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

Loisirs et culture

Le Festival de la Gargouille est un organisme à but non lucratif fondé en 1983. Le festival se déroule en saison estivale et sa programmation comprend notamment des activités sportives, des spectacles et une démolition automobile qui clôt traditionnellement le festival.

La municipalité dispose notamment d'une bibliothèque municipale, d'un centre communautaire, d'une piscine extérieure, d'une maison des jeunes, de terrains sportifs, de sentiers de ski de fond et d'une patinoire couverte. Le centre sportif municipal porte le nom de Yanni Gourde, qui a grandi à Saint-Narcisse-de-Beaurivage.

Le complexe récréatif est construit à la fin des années 2000 et inauguré en 2010. Il regroupe notamment une patinoire couverte et des installations récréatives utilisées par la population.

Économie

L'agriculture occupe historiquement une place importante dans l'économie locale. Dès la fondation de la paroisse, la localité compte notamment des moulins à scie et des commerces généraux, et son développement est étroitement lié aux activités agricoles.