Saint-Charles-de-Bellechasse est une municipalité du Québec située dans la municipalité régionale de comté de Bellechasse dans la région administrative de la Chaudière-AppalachesRépertoire des municipalités : Saint-Charles-de-Bellechasse. Elle est à environ au sud-est de Lévis. Elle est nommée en l'honneur de l'évêque Charles Borromée.

Toponymie Histoire Toutes les informations suivantes proviennent du site internet de la Municipalité St-Charles-de-Bellechasse

1717

Démembrement de la municipalité de St-Étienne-de-Beaumont. Ouvrons maintenant les archives pour y amener brièvement quelques traits historiques de la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse. Elle est un démembrement de la municipalité de St-Étienne-de-Beaumont. On peut donc dire qu’elle est la fille de cette dernière. À partir de 1717, les premiers colons établis sur ce territoire dépendaient de Saint-Étienne-de-Beaumont. Le , MM. De Vaudreuil et Bégin concédaient à Sieur Charles Couillard fils, une augmentation d’une lieue et demie de  profondeur en arrière de la Seigneurie de Beaumont, M. Couillard ne se pressa pas d’abord de concéder des terres dans cette augmentation. C’est surtout à partir de 1723 que l’augmentation de Beaumont commença à se peupler. Les terres y étaient bonnes et, en moins d’un quart de siècle, les habitants y étaient devenus assez nombreux pour former une nouvelle paroisse.

1758

Peuplement de la seigneurie Brassard-Deschenaux, ancien secrétaire de l’intendant Bigot, avait succédé au fameux Péan, comme seigneur de Livaudière. Deschenaux s’occupa activement de peupler sa seigneurie de la Livaudière. Il mit surtout à profit, pour cela, l’émigration acadienne qui s’opéra à cette époque du côté de Québec, et c’est ainsi que plusieurs familles acadiennes vinrent s’établir à Saint-Charles-de-Bellechasse et tout particulièrement au rang de l’Hêtrière. Les familles acadiennes avaient fait l’objet d’une attention toute spéciale de la part de Mme Péan, Marie-Angéline Renaud-Devesnes des Méloises, alors qu’elle était encore au Canada. «On leur procura toutes les aisances qu’on put, dit un chroniqueur ; on alla même jusqu’à leur entretenir un chirurgien». Ce n’était pas sans besoin. «Grand nombre de ses familles acadienne avaient apporté des germes de maladies et la mortalité dans la municipalité atteignit en 1758, le chiffre énorme de «quatre-vingt-dix».

6 août 1748

L'Église vignette|gauche|Église Saint-Charles

Le , le seigneur Charles Couillard, pour contribuer et faciliter de bâtir une église pour l’utilité des habitants établis en des profondeurs des terres de la rivière Boyer, des seigneuries de Beaumont, Péan et la Martinière, pour procurer ainsi aux curés et missionnaires qui desserviront la nouvelle paroisse, les moyens d’y être établis selon qu’il leur convient et à leur état, donnait aux syndics de la paroisse qu’on voulait détacher de Beaumont un terrain d’un arpent de front sur 42 arpents de profondeur.  Ce n’est que deux ans plus tard en 1749, que Mgr de Pontbriand, évêque de Québec, détacha une partie des seigneuries de Beaumont, Péan et de la Martinière de la municipalité de Saint-Étienne-de-Beaumont et érigea une nouvelle paroisse, lui donnant pour patron Saint-Charles Borromée, en l’honneur du seigneur Charles Couillard.  Il est noter :  «J’ai fini de desservir la rivière Boyer de Beaumont, le et M. Sarreau s’en est chargé et a pris possession de ladite paroisse qui a été érigée ce jour où on a chômé la fête de Saint Charles qui est le patron de ladite paroisse. Je l’ai servi 30 ans et six mois».

30 mai 1760

Après la bataille de Sainte-Foy Le , un mois après la bataille de Sainte-Foy, qui n’a guère adouci l’humeur des conquérants, un habitant de Saint-Charles-de-Bellechasse, le capitaine Joseph Nadeau, est pendu devant sa propre maison, soupçonné d’avoir encouragé ses concitoyens à la révolte et poussé quelques miliciens de sa compagnie à joindre l’armée française.

Le général Murray, paraît-il, veut répandre la terreur dans cette région pour «se venger des habitants de la côte sud qui ont protégé les maraudeurs de Lévis pendant l’hiver.»

Le capitaine Nadeau était aimé et respecté, il avait quelque instruction et bien souvent fut remarquée sa belle et large signature dans les registres de Saint-Charles-de-Bellechasse. Meunier de profession, il était propriétaire d’un moulin à vent. Son état de meunier l’exemptait d’aller à l’armée, par la nécessité de ne pas laisser mourir de faim les femmes, les enfants et les vieillards du voisinage. Il fallait laisser quelqu’un qui pût mouturer le peu de grain qu’on pouvait échapper au feu, au pillage, à la dévastation générale.

1775

Invasion des bostonnets Pour dire la vérité, écrit à ce sujet l’auteur de la Seigneurie de Lauzon, les habitants de la Pointe-de-Lévy, de Saint-Nicolas, de Saint-Michel et de Saint-Charles-de-Bellechasse, s’étaient montrés fort sympathiques au troupe du Congrès pendant tout le temps que dura le blocus de Québec.

D’après Monseigneur Briand, presque toute la colonie désirait que Québec fut pris par les américains.

Quelques-uns même avaient embrassé avec tant d’enthousiasme la cause de l’indépendance qu’ils ne voulurent jamais revenir sur leur pas malgré les menaces des autorités, les sollicitations de leurs pasteurs et même les excommunications lancées contre eux par l’évêque.

Cependant, à Saint-Charles-de-Bellechasse, M. le curé Sarault, par sa sagesse, ses bons conseils, sa vigilance toujours aux aguets pour prévenir le mal, parvient à apaiser tous les paroissiens.

1847

Commission scolaire En 1847, les marguilliers cèdent aux Commissaires l’usage des maisons d’écoles pour faciliter les moyens de répandre l’éducation.  À aucune époque, même dans les jours les plus sombres de notre histoire, la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse n'a manqué d’école, soit rétribuée par des contributions, soit la plupart du temps gratuite.

Au début de 1910, la Commission scolaire retient les services des Frères de l’Instruction chrétienne pour l’école des garçons et en 1913, les dépendances de l’école furent considérablement augmentés.  L’école compte quatre (4) classes et dispense l’enseignement à tous les degrés du cours primaire, de la première à la douzième années.

1854

Chemins de fer En 1854, la voie ferrée est établie sur la rive sud du Saint-Laurent pour communiquer avec les grands centres du pays et il fut versé 40 louis au Curé de l’époque pour le terrain cédé à cette fin. Le chemin de fer est en grande partie responsable de l’essor considérable qu’a connu Saint-Charles au début du siècle puisque les paroisses de Saint-Gervais, Saint-Damien et autres devaient venir à Saint-Charles.

1883-1887

Chapelles Il est procédé à l’érection de deux (2) chapelles la première au sud-ouest du village en 1883 et la seconde en 1887 au nord-est du village.

1914

Salle publique La maison Perras devient salle publique en 1914 sur le terrain de la Fabrique, au sud de l’église.

1917

Séparation C’est depuis qu’il y eut une municipalité du Village et une municipalité de la Paroisse car, avant cette date, il n’y avait qu’une seule municipalité comme ça l’est maintenant. Ce changement eut lieu suite à un conflit pour du macadam dans le rang Sud.

23 octobre 1923

Électricité Le , à 5 heures du soir, Saint-Charles fut doté de l’électricité. La municipalité du village l’a fait installer dans ses rues presqu’aussitôt.

1945

Industries Le Meuble Idéal érigé en 1945, brûlent en 1955 ; il fut reconstruit quelques neufs mois plus tard à l’endroit actuel et il emploie environ 150 personnes. Nous avons quelques autres industries ce qui nous permet de contrer l’exode qui se fait vers les villes et nous permet de maintenir le niveau de population que nous avons.

1945

Jardin de Capri En 1945, les jeunesses demandèrent à Eugène Frenette de leur organiser une salle de jeux dans son atelier de la rue de la Gare. Quelques mois plus tard, des danses carrées étaient organisées et comme ça devint passablement populaire, les voisins se plaignirent du bruit et il décida d’aller s’installer dans le garage qu’il avait dans le bas du nord et qui n’était pas très rentable puisque fermé durant l’hiver. Le tout brûla en 1948 et il décida alors de reconstruire mais pour avoir une salle de réception pour les banquets de noce ( du couvert et la salle se louait ),  Par la suite il fit venir des artistes dont Jean Roger, Alice Roby, Olivier Guimont, Jeanne-d’Arc Charlebois, Richard Verreault, Ti-Gus et Ti-Mousse, Michel Louvain, Marcel Martel et bien d’autres. Quand il n’y avait pas d’artistes ou de noces, il y avait de la danse, occasion rêvée pour les jeunes de rencontrer le sexe opposé. Les gens venaient de 50 milles à la ronde. Des autobus descendaient de la ville (jusqu’à 3 par jour). Certaines des orchestres faisant les frais de la musique devinrent très connues comme Jules Lord et Roland Martel. Certains soirs, il y avait jusqu’à 750 personnes. Vu que la vente de boisson n’était pas permise, les jeunes allaient prendre leur rasade de bravoure à leur auto ou en achetait des plus profiteurs. Le stationnement était bondé et il fallait parfois se stationner à plus d’un kilomètre. Le café et la liqueur se vendaient et les hot-dogs et les sandwiches .

1980

Aréna L’aréna à été construite en 1980 à l’aide de souscriptions populaires et quelques subventions gouvernementales et surtout du travail de nombreux bénévoles.  L’édifice est relié à la polyvalente Centre-Éducatif par une passerelle pour permettre aux élèves d’avoir accès au gymnase de l’aréna car celui de l’école ne suffit pas.  Les élèves proviennent des différentes paroisses avoisinantes.

1983

Centre d’accueil La Résidence Charles-Couillard a été érigé en 1983 et agrandi en 1989, il accueille 42 personnes retraitées ou en perte d’autonomie.  Environ 15 personnes y travaillent.

1993

Réunification des 2 municipalités

En 1993, le maire M. Charles-Eugène Blanchet, avec l'accord du conseil municipal, réunifira les 2 municipalités (village et paroisse) pour créer la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse.

1996

Bibliothèque Jacques-Labrie La bibliothèque municipale est désignée sous le nom de Jacques-Labrie en l’honneur d’un fils de Saint-Charles : le docteur Jacques Labrie, célèbre historien et publiciste.  Elle a été construite, en 1996, dans une annexe au couvent avec en plus un gymnase et tous les services y afférents pour les élèves du primaire.

Géographie Le village est traversé par le chemin de fer du CN, les routes 218 et 279 et la rivière Boyer. La municipalité est accessible par l'autoroute 20, aux sorties 337 et 341. Le territoire comprend deux étendues d'eau, les lacs Saint-Charles et Beaumont.

Hydrographie La rivière Boyer traverse la municipalité du sud-ouest au nord-est, la confluence de la rivière Boyer Nord et de la rivière Boyer Sud, qui est la source de la rivière Boyer, situe à la limite sud et le Bras Saint-Michel délimite le sud-est de la municipalité.

Municipalités limitrophes

Démographie

Administration Les élections municipales se font en bloc et suivant un découpage de six districts.

Saint-Charles-de-BellechasseMaires depuis 2001 Élection Maire Qualité Résultat 2001 Charles-Eugène Blanchet Voir 2005 Voir 2009 Martin Lapierre Voir 2013 Dominic Roy Voir 2017 Martin Lacasse Voir 2021 Pascal Rousseau Voir Élection partielle en italiqueDepuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

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