Théodore-Pierre Bertin, né le à Provins et mort le à Paris, est l'auteur du renouveau de la sténographie en France.
Biographie
Théodore-Pierre Bertin étudie la méthode Taylor à Londres. À son retour à Paris en 1791, il traduit le livre An essay intended to establish a standard for an universal system of Stenography, or Short-hand writing de Samuel Taylor. Il publie sa traduction sous le titre Système universel et complet de Stenographie ou Manière abrégée d'écrire applicable à tous les idiomes, dont la première édition date de 1792.
Grâce à son adaptation du système de Taylor, Bertin contribue de façon décisive à l'introduction de la sténographie en France, un art développé depuis le début de l'époque moderne en Grande-Bretagne (shorthand systems), largement utilisé à des fins religieuses, littéraires et scientifiques, mais peu connu sur le continent.
En 1795, la Convention lui assigne une subvention annuelle. Il est alors en compétition avec Jean Coulon de Thévenot et son système tachygraphique. Plusieurs éditions du système de Bertin sont publiées, en 1792, 1795, 1796 et en 1803.
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En France, les systèmes sténographiques sont d'abord éprouvés au sein de l'arène parlementaire par les disciplines et compétiteurs de BertinDelphine Gardey, Écrire, calculer, classer. Comment une révolution de papier a transformé les sociétés contemporaines (1800-1940), Paris, La Découverte, 2008..
Doué aussi d'un esprit inventif, il invente aussi la lampe docimastique, l'ancêtre de la lampe à souder.
Une notice biographique lui est consacrée (Pierre Bertin, sténographe, littérateur et inventeur, par Ernest Choullier, 1886).
Alphabet Bertin
Théodore-Pierre Bertin a conservé les signes de Taylor avec ses mêmes valeurs, en ajoutant certains pour symboliser les voyelles à la fin du mot. Sa méthode a été la première méthode qui a permis d'unir les signes entre eux sans lever la plume.
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La méthode Bertin est améliorée par Hippolyte Prévost puis par Albert Delaunay, tous deux sténographes parlementaires. Concurrençant cette lignée et ces usages, l'Abbé Emile Duployé propose une méthode simplifiée qui ouvre la porte à la sténographie commerciale à la fin du .
Traductions de l'anglais au français Vie de Bacon de Mallet (1788 ) Satyres de Young (1798) Système de sténographie de Taylor (1792 et 1803) Le Newton de la jeunesse (1808 et 1825), sorte de "leçon de choses" pour enfants Les Misères de la vie humaine ou les gémissements et soupirs de James Beresford (1809)
Références
Voir aussi Bibliographie Ernest Choullier, Pierre Bertin, sténographe, littérateur et inventeur (1751-1819), L. Frémont, Arcis-sur-Aube, 1886. Archives départementales de Seine-et-Marne Archives de Paris
Delphine Gardey, Écrire, calculer, classer. Comment une révolution de papier a transformé les sociétés contemporaines (1800-1940), Paris, La Découverte, 2008, en particulier le chapitre 1. "Prendre en note: de l'éloquence à la démocratie". Delphine Gardey, "Une culture singulière ? Short-hand systems et abréviation de l’écriture en Angleterre à l’époque moderne". In: Documents pour l’histoire des techniques, 2010, vol. 19, p. 73‑84. Delphine Gardey, "Turning Public Discourse into an Authentic Artefact : Shorthand Transcription in the French National Assembly". In: Making Things Public: Atmospheres of Democracy. [s.l.] : MIT Press, 2005. p. 836‑843. Delphine Gardey, "Enregistrer" et rendre les débats publics en Grande-Bretagne et en France. La sténographie comme exigence et révélateur de la démocratie parlementaire ?" In: Faire parler le Parlement. Méthodes et enjeux de l"analyse des débats parlementaires pour les sciences sociales. Paris : Librairie Générale Droit et Jurisprudence, 2013. p. 73‑89. (Droit et société. Recherches et Travaux).
Liens externes
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