Chaource est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est, à au sud de Troyes en Champagne méridionale.

Géographie Situation Chaource est un bourg de la Champagne humide dans le Pays d'Armance

La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Troyes ainsi que dans sa zone d'emploi, et dans le bassin de vie de Bar-sur-Aube

Communes limitrophes

Géologie et relief La Champagne humide où se trouve le bourg est un vaste région concentrique du Sud-Est du Bassin parisien. Cette région argileuse, située entre les environs calcaires de Troyes et les plateaux plus secs du Tonnerrois, présente des sols argileux qui expliquent les étangs et les espaces favorables aux pâturages et aux forêts de feuillus.

L'altitude moyenne de la commune est de . La surface du territoire communal est de .

Hydrographie

vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de ChaourceLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Généralités L'Armance prend sa source à Chaource et coule vers l'ouest sur une longueur de pour se jeter dans l'Armançon à Saint-Florentin. Elle est alimentée par de nombreux cours d'eau pour le canton de Chaource : - sur la rive droite : le ru de Bailly, le ru d'Anneau et le ruisseau de Brévan. - sur la rive gauche : le ru du Croc du Gré, le ru de Sainte-Syre, le ru d'Hallier, le ruisseau de la Bande, le Landion (cf 1.2.2) et le ru de Bernon (dit aussi ru Deniot).

La faible pente de l'Armance est à l'origine de méandres favorisant les atterrissements, et nuisant ainsi à l'écoulement des eaux qui, en hiver, débordant de leurs rives, inondaient les riches pâturages du bassin d'Armance. Le flottage des bois pour l'alimentation de Paris y était fréquent au début du . Il faut attendre 1980 pour qu'un syndicat d'aménagement de la vallée de l'Armance se constitue avec des élus des départements de l'Aube et de l'Yonne, intéressant l'ensemble du cours de l'Armance.

Le syndicat intercommunal d'aménagement de la vallée de l'Armance

En 1959, par arrêtés préfectoraux de l'Aube et de l'Yonne, le syndicat intercommunal d'aménagement de la vallée de l'Armance est créé, regroupant 14 communes de l'Aube et 5 de l'Yonne. Il a pour but d'assurer un écoulement régulier des eaux du bassin versant dans le collecteur naturel qu'est l'Armance en régularisant son profil en long et la section utile d'écoulement de l'eau. Ces travaux furent effectués par tranches à partir du confluent de l'Armançon. Ils consistèrent en faucardement, nettoyage du lit, reprofilage du plafond, protection des rives selon besoins, calibrage du profil en travers, rectification du tracé par suppression des boucles trop prononcées, enlèvement des atterrissements.

Ces travaux sont effectués de 1988 à 1992.

Ce syndicat est intégré dans un plan global d'amélioration de l'eau à la suite de la loi sur l'eau, lequel plan est piloté par le SIRTAVA.

Alimentation des moulins De nombreux moulins existaient encore sur l'Armance et ses affluents au début du , certains depuis fort longtemps (au moins le ).

La source de l'Armance donne naissance à un plan d'eau qui alimentait le moulin d'En-haut encore en fonctionnement en 1892. Il est alors racheté par le vicomte Chandon de Briailles qui installe une turbine et un bélier hydraulique, permettant l'alimentation en eau et électricité du domaine de la Cordelière situé à plus de deux kilomètres. Ce moulin en murs de briques du pays a été démoli en 1938. La grange et un petit lavoir ont été démolis vers 1950.

Le moulin d'En-bas, propriété du comte Chandon de Briailles, était encore en activité jusqu'en 1923 environ. Il est ensuite utilisé comme laiterie-fromagerie dans les bâtiments annexes jusque vers 1965-1966. Il appartient maintenant à un particulier qui l'a judicieusement restauré.

Le moulin de la Roque, situé sur l'Armance à la limite des finages de Chaource et de Metz-Robert, dont la trace remonte à 1549, était dénommé moulin caduse. Il était encore en exploitation jusque vers 1930. Complètement rénové et embelli, il est maintenant une propriété privée.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chessy-les-Prés à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Paysages

L'agglomération est entourée de collines couvertes, .

L'élevage était particulièrement développé ; .

Urbanisme Typologie Au , Chaource est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022..

Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (64,3 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (32,4 %), forêts (31,2 %), terres arables (29,3 %), zones urbanisées (3,1 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,3 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Lieux-dits, hameaux et écarts Parmi les 24 dénombrés, seuls sont présentés ici ceux encore existants en 2010 et suffisamment à l'écart du bourg. Commençons leur inventaire depuis le nord est, non loin du parc du château de la Cordelière puis faisons le tour de Chaource dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

Cette dispersion de l'habitat peut s'expliquer ainsi : le défrichement des forêts à l'époque moderne s'est accompagné, semble-t-il, d'une spécialisation dans l'élevage, pour le lait et la viande, ce qui expliquerait aisément la pratique de prés enclos et la dispersion des fermes autour de ces lieux. Les défrichements ont été menés dès le Moyen Âge, à partir de fermes tout naturellement installées au centre des terres gagnées sur la forêt. Un habitat isolé se constitue ainsi, lié aux grandes exploitations entourées de leurs terres. Elles peuvent vivre en autarcie, organiser leur système de culture et d'élevage à l'écart des contraintes collectives du village centre. Leur éloignement les autorise à ne pas joindre leurs bêtes aux troupeaux communs.

Les Baillys

À l'origine, fut fondé vers 1414 un ermitage, sous le vocable de l'Annonciation et autorisé par le duc de Bourgogne. Il était constitué d'une chapelle et d'un logement. Deux ermites l'habitaient, dont l'un était visiteur particulier. Cet ermitage possédait des bois et un jardin d'un demi-arpent () dont moitié en vigne. Les habitants de Chaource se chargeaient de l'entretien. Cet ermitage se trouvait vraisemblablement auprès de la fontaine dite de l'ermitage qui donne naissance au ru du même nom, au lieu-dit le Vieux fourneau (au nord de la ferme des Baillys et à l'ouest de l'ancienne ferme des Bailly-aux-bois). Il semble qu'il ait été abandonné dans la seconde partie du .

Le hameau des Baillys, à l'emplacement de l'actuelle ferme, comptait au , 20 feux et 28 communiants. Il ne reste plus qu'une propriété (ancienne ferme) avec son pigeonnier. Sous l'ancien régime, les Baillys étaient un fief dont le seigneur le plus connu fut le célèbre poète Amadis Jamyn (1540-1593).

Les Bruyères

Curieusement, ce hameau relativement important n'est pas mentionné dans les documents anciens. Il n'est pas porté non plus sur la carte de Cassini datant de la fin du . Les constructions les plus anciennes pourraient donc dater du tout début du . Il s'agit sans doute d'une contrée qui a fait l'objet d'un défrichement, la forêt devait être au Moyen Âge beaucoup plus proche de Chaource.

Les Povots Ce nom était orthographié autrefois Provosts, Poveau, Pouvot et est sans doute tiré du mot "pauvre". Il y avait là une maladrerie qui soignait les lépreux. Cet établissement était doté d'une chapelle dite de Saint-Lazare ou Saint-Ladre. Au , ses biens furent transférés à la Maison-Dieu de Bar-sur-Aube ; son activité avait dû cesser à cette époque. Au , la chapelle n'existait plus. En 1788, on recensait aux Povots : 10 feux et 24 communiants.

Les Petites Loges

Situé au nord des Povots et quoique proche de la commune des Loges Margueron, ce hameau fait partiellement partie de la commune de Chaource. Ce nom de "loges" signifie "huttes", "cabanes", et fait référence à un habitat isolé. Isolement qui serait à mettre à l'actif des défricheurs qui rompaient avec le village du fait de l'éloignement.

La Feulie En 1788, ce hameau comptait 11 feux et 24 communiants. En 1884, on y comptait 24 habitants. Ce hameau était anciennement un fief. En 1689, Charles Pascot, seigneur de Maison Neuve, y habitait, peut-être dans la maison à étage, qui est sans conteste une maison de notable.

Les Poteries