La Feria d'Arles est une fête populaire centrée sur la tauromachie se tenant chaque année à Arles (Bouches-du-Rhône). Elle est organisée depuis 1965 par le Comité de la Feria pour accompagner les spectacles taurins par diverses manifestations de rue, festives, populaires, gratuites et ouvertes à tousprogramme.
Historique Les courses de taureaux avant 1965 thumb|left|Arènes d'Arles lors d'une corrida au début du En Camargue, où le capitaine Gaucher de Ventabren s'est illustré en affrontant des « taureaux furieux » dès le siècle, ce sont les rois qui ont donné ses lettres de noblesse à la course à la cocarde. Dès le s, Catherine de Médicis puis Henri IV président une course donnée en leur honneur à Arles. Après eux, dans la même ville, ce sera Louis XIII qui présidera la fête, puis Charles X, puis Louis XVIII .
La première course de taureaux eut lieu à Arles en 1830. Cette année-là, les arènes venaient d'être dégagées des constructions qui l'encombraient depuis le Moyen Âge. Cette corrida eut lieu pour fêter la prise d'Alger. Ce fut le point de départ de la renommée des Arènes d'Arles comme plaza de toroUne plaza de toros dans les arènes d'Arles. L'aménagement des gradins et de la piste se fit progressivement jusqu'en 1990. Gradins et tribunes permettent d'accueillir environ 16 000 spectateurs.
Dès la seconde moitié du s l'engouement pour la tauromachie à l'espagnole va se répandre en France et plus spécialement dans le Sud du pays. Dès 1854, des corridas furent organisées à Nîmes et Arles, mais c'est surtout à partir de 1884 que ces deux villes, tirèrent avantage du prestige de leurs arènes romaines pour présenter des corridas intégrales avec des vedettes au programme : Ángel Pastor ou Frascuelo. Cependant à Arles, aucun taureau ne fut estoqué avant le . Les corridas s'y déroulèrent régulièrement, en plus ou moins grand nombre selon le contexte économique. À partir de 1950, Pierre Pouly devint le directeur des arènes où il avait pris l'alternative le .
Les courses de taureaux après 1965 thumb|Programme de la première feria pascale en 1965 La première réunion du Comité d'Organisation de la Feria de la ville d'Arles eut lieu le . Son objectif était de mettre en place une structure pour harmoniser les festivités pascales et mettre au point les diverses manifestations prévues pour ce qui allait être la première feria d'Arles à Pâques 1965Le comité de la feria d'Arles.
Plusieurs rencontres furent nécessaires pour éditer le premier programme qui répertoriait les festivités. Il sortit des presses de l'imprimerie Ricard et il était . En 1966 le format fut modifié et la couverture fut imprimée en quadrichromie. L'illustration de la une fut modifiée l'année suivante, par contre son illustration resta identique pendant de longues années.
L'afición française, se divise entre les partisans des toros (caste, bravoure) et des toreros (art, finesse et grâce). Les premiers ont Vic-Fezensac comme place forte. Les seconds préfèrent Arles devenu au fil de ses ferias le temple des toreros en habit de lumière, grands techniciens de la cape et de la muleta, pratiquant éminents du classicisme ou du romantisme dans l'art de toréerChristophe Chiclet, La nouvelle tauromachie, 2006. Selon l'article de Christophe Chiclet il y aurait
Présentation Feria de Pâques thumb|Feria de Pâques à Arles en 2009.
La feria pascale se tient chaque année en avril. Elle ouvre la saison tauromachique française et attire visiteurs pour aficionados qui assistent aux corridas dans les arènes romaines de la ville Ferias et corridas, Ville d'Arles, consulté le 18 octobre 2010. Des abrivados et jeux taurins sont organisés lors de la Feria. Les peñas, bodegas (bars en plein air ou en caves avec musiques festives) et bandas font vivre le centre-ville et des concerts sont planifiés pour animer la ville en fêteToros et ferias à Arles sur le site arlestourisme.com.
En 1969, lors de la corrida des fêtes du dimanche (Puerta, El Viti, Hernando) sont réalisées les prises de vue du film "Heureux qui comme Ulysse" avec Fernandel. thumb|left|Andy Cartagena à Arles lors de la feria de Pâques en 2010. Au fil des ferias, Arles s'est beaucoup investie dans les corridas à cheval qui font désormais arènes combles. Ces rejóns allient la tauromachie et le spectacle équestre. Un des meilleurs rejoneadors est Andy Cartagena. De nombreuses femmes pratiquent cet art notamment : Julie Calvièreen 2003, Julie Calvière remplace Marie Sara, Patricia Pellenen 1005, sortie à hombros de Patricia Pellen, Marie Sara née Marie Bourseiller . ou Léa VicensFiche Léa Vicens sur Mundotoro.. Les arènes d'Arles ont aussi accueilli les jeunes toreros comme Mehdi Savalli qui a reçu le prix du meilleur novillero. Savalli est un italo-algérien né dans les quartiers d'Arles. Il a pris l’alternative en dans les arènes de sa ville natale. En même temps, Morenito d'Arles, de son vrai nom Rachid Ouramdam, a obtenu le prix du meilleur banderillero, lui aussi, maghrébin d’Arles.
En 2015, la feria de Pâques a rendu hommage au matador Manzanares avec la participation de ses deux fils : le matador Manzanares (José María Dolls Samper) dont La Provence a salué les exploitsLire le compte rendu dans La Provence, et le rejoneador Manuel Manzanares cité par Corrida-Franceune oreille pour Manuel Cette année là, plus de 180 000 participants sont recensés lors de la Feria..
Feria du Riz thumb|Diego Ventura lors de la feria du Riz 2009. left|thumb|Un peón en habit goyesque lors de la corrida goyesque à Arles, le 11 septembre 2010 thumb|Le torero Juan Bautista effectuant des passes de cape lors de la corrida goyesque d'Arles en septembre 2010.Agrandir Fête du terroir arlésien et de la culture tauromachique, la Feria du Riz prend place à la mi-septembre de chaque année. Elle est le théâtre d'une traditionnelle corrida goyesque mais d'autres courses de taureaux prennent place dans les arènes d'Arles, arènes classées . Le Festival du Cheval et Camargue Gourmande, sont aussi organisées au même moment par l’Office de TourismeFeria du Riz sur le site arlestourisme.com.
Depuis 2005, la corrida goyesque est devenue le grand événement de la Feria du Riz. Elle mêle des arts multiples, tant par le décor que par la musique. Des créateurs, décorateurs, peintres, architectes d renommée internationale y sont intervenus comme Christian Lacroix, Jean-Paul Chambas, Lucien Clergue, Jean-Pierre Formica, Ena Swansea, Claude Viallat, Loren ainsi que Rudy Ricciotti. Le déroulement de cette corrida est identique à celui d'.
. Autre particularité de cette corrida arlésienne, la musique. Elle est omniprésente avec la chorale Voce, une chanteuse soprano et l'orchestre Chicuelo II qui accompagnent toutes les faenas des toreros.
Notes et références
Bibliographie
(préface Jean Lacouture et François Zumbiehl)
Voir aussi
Articles connexes Tauromachie Feria de Nîmes Feria de Béziers
Arles Catégorie:Fête traditionnelle en Provence-Alpes-Côte d'Azur Catégorie:Culture à Arles