, parfois appelé Sakuma Zōzan, est un politicien et un érudit japonais de l'époque d'Edo. Fils d'un samouraï, il naît à , aujourd'hui dans la préfecture de Nagano.

À 23 ans, il se rend à Edo où il étudie les pendant dix ans. Il étudie ensuite les sciences occidentales (rangaku) à partir de 33 ans, avec l'aide de l'érudit . En 1844 il acquiert une traduction hollandaise de l'encyclopédie écrite par le Français Noël Chomel, ouvrage avec lequel il apprend comment faire du verre, des aimants, des thermomètres, des appareils-photo et des télescopes. L'encyclopédie a plus tard été traduite en japonais par sous le titre .

En 1849, il étudie l'électricité avec le livre du et crée le premier télégraphe du Japon, trois ans avant le cadeau d'un tel télégraphe par le commodore Perry en 1854. Il invente également des machines électriques dérivées de l'elekiter.

En 1842, après une analyse de la défaite de la Chine contre la Grande-Bretagne dans la guerre de l'opium et de la diffusion de l'influence occidentale en Asie, Shōzan Sakuma propose activement l'introduction des méthodes militaires occidentales au Bakufu et la création d'une marine, par son livre . Ce texte lui apporte la renommée et il devient professeur de plusieurs futurs chefs de file de la modernisation (Yoshida Shōin, Kaishū Katsu, Ryōma Sakamoto).

Quand Yoshida Shōin est arrêté en 1853 pour avoir tenté de monter secrètement à bord d'un des bateaux de Perry pour étudier les façons de faire occidentales, Sakuma est également condamné pour , qui dure 9 ans. Pendant cet isolement, il continue à étudier les sciences occidentales, les diverses machines électriques basées sur l'elekiter et la pile Daniell, la première sonde séismique du Japon, et il travaillait aussi à des améliorations des pistolets.

Après sa libération, Shōzan Sakuma continue à conseiller aux ports japonais de s'ouvrir aux commerçants étrangers et conseille au Bakufu de se renforcer par la collaboration avec l'administration impériale (Kōbu gattai). Il est dit que le gouvernement lui accorde une certaine confiance et écoute ses conseils mais que sa véhémence lui attire l'hostilité de ses pairs les plus conservateurs : il s'agit d'une époque où plus la conscience politique est élevée, et plus on est inquiet pour l'avenir de son pays, et tous ces gens là sont armés, Sakuma ne faisant pas exception.

Shōzan est tué par un assassin, ou hitokiri, appelé Kawakami Gensai qui abat Shozan au grand jour.

Shōzan Sakuma a inventé l'expression, toujours utilisée, pour illustrer la manière dont le Japon doit manipuler la modernisation.

Le fils unique de Shōzan, Miura Keinosuke, fut membre du Shinsen Gumi.

Notes et références

Liens externes Photo et biographie sur le site de la bibliothèque nationale de la Diète

Notes et références

Catégorie:Inventeur japonais du XIXe siècle Catégorie:Personnalité politique japonaise assassinée Catégorie:Naissance en mars 1811 Catégorie:Décès en août 1864 Catégorie:Décès à 53 ans Catégorie:Mort assassiné au Japon