Le cromlech de CastleriggLe nom est parfois épelé « Keswick Carles », « Carles », « Carsles » ou « Castle-rig ». est un cromlech situé sur le territoire de la commune britannique de Keswick, dans le comté anglais de Cumbria. Il est le cromlech le plus touristique de Cumbria. et fait partie des propriétés de l’.

Description Situation Le cromlech est situé sur le plateau dégagé de Castlerigg, au sommet de la colline de Chestnut. On peut voir depuis le site les plus hauts pics de Cumbria : Helvellyn, Skiddaw, et .

Description matérielle Le cercle, aplati, mesure à son plus grand diamètre et à son plus court ; il est formé de exactement selon le . Cependant, certaines petites pierres étaient peut-être enterrées en soutien des grosses, apparaissant avec l’érosion ; ainsi, selon la méthode de calcul, on obtient entre 38 et . vignette|gauche|Vue aérienne du cromlech le 2005, . À l’estL’Est étant ainsi mis en valeur, il a été noté que le soleil se lève, à l’équinoxe, juste au-dessus de la colline de , à ., 10 pierres supplémentaires forment un enclos rectangulaire, à l’intérieur du cercle, utilisant trois pierres de ce dernier comme petit côté ; ce lieu est appelé « le sanctuaire ». Le plus grand espacement entre deux pierres est orienté nord-est, mais l’ présente un trou de du côté nord comme étant l’entrée.

, une roche métamorphique, présente dans la région. La plus lourde pierre est estimée à , et la plus haute mesure environ .

Un agriculteur a, au début du , déterré à au sud-ouest du site une pierre massive (voyez cette illustration), dont on ne sait si elle faisait partie du cercle.

Description historique Déterminer l’âge des cromlechs est difficile, et peu d’études ont été menées sur celui de Castlerigg. Il semble cependant que ce soit l’un des plus anciens de Grande-Bretagne, daté selon certains de .. et selon d’autres., dont l’Sur le panneau dressé sur le site, l’ annonce pourtant que les cromlechs de Grande-Bretagne ont été dressés entre 2500 et ., de , pendant le Néolithique.

Les raisons de la construction de Castlerigg, ainsi que ses différents usages dans le temps, ne sont pas connus. Au , deux haches de pierre et un bâton du même matériau ont été trouvées. Cela laisse penser qu’il a peut-être été associé à la production de haches de : en raison de l’utilisation rituelle des haches dans toute la Grande-Bretagne, on suppose que leur échange ou leur vente devait s’associer à un rituel ; une telle cérémonie aurait pu être associée à un tel cromlech, dans lequel se passeraient les échanges ou ventes.

Analyses Anciennes descriptions Aucun des deux premiers archéologues à visiter la Cumbria pour ses sites mégalithiques ne mentionnent celui de Castlerigg.. Le premier est William Stukeley (), en 1725. Ses notes sont publiées à titre posthume dans en 1776 :

droite|vignette|upright=1.4|« », . Stukeley considérait qu’il ne manquait pas de pierre ; l’on peut constater cependant de larges espacements, qui font penser que, comme le cercle n’a pas évolué ces trois derniers siècles, certaines pierres ont été au cours des millénaires précédents déplacées (par exemple après s’être effondrées) ou même retirées.

La remarque sur l’existence d’un second cercle, qu’il ne décrit pas, reste inexpliquée ; il peut s’agir d’une invention, ou peut-être de la description d’un élément naturel. Ce qu’il décrit comme une tombe ne s’est pas révélé en être une, bien qu’on ne sache pas ce à quoi correspond ce « sanctuaire » rectangulaire.

Période romantique vignette|droite|upright=1.4|Panorama depuis le cromlech. Le paysage préservé dans lequel s’inscrit le cromlech de Castlerigg a été une source d’inspirations pour les poètes et peintres romantiques au .

Samuel Taylor Coleridge s’y rend en 1799 avec William Wordsworth, et écrit qu’à un mile et demi (deux kilomètres et demi) de Keswick se trouve « un cercle druidique [où] les montagnes se tiennent les unes derrière les autres, en rang ordonné comme si elles étaient évoquées par et attentives à une assemblée de sorciers en veste blanche ».

Le passage de l’épopée Hyperion de John Keats, , a probablement été inspiré par son passage ici.

Moitié du droite|vignette|alt=Gravure à l’ambiance romantique, le cercle au premier plan, cinq sapins fantomatiques derrière, les collines en arrière-plan.|« », illustration de . Robert Sears fait en 1843 une description du cromlech de Castlerigg, dans son livre . Il y cite une autre description par Ann Radcliffe (). Ils s’arrêtent tous deux sur la magnificence des lieux, inspiration selon eux des druides. Sears continue :

La fin du voit une croissance du nombre de recherches sur Castlerigg. s’y rend en 1878 et 1881, et produit le premier plan des pierres. Il marque la position de l’un des cairns internes, montrant qu’il était encore clairement visible à cette époque, mais manque les deux autres relevés par Benjamin Williams. en 1856, seule mention de ces deux éléments.

Seule fouille, en 1882 vignette|droite|redresse|Pierres du cromlech, en . W. K. Dover effectue la seule fouille archéologique de Castlerigg en 1882, un an avant la protection () du site. Elle se concentre sur l’enclos rectangulaire à l’est. Son compte-rendu est bref et se mêle à des détails du voyage au cromlech du 1882 par les membres de la ; il est publié en 1883. :

Ce qui est arrivé aux exemples de « bois brûlé ou charbon de bois » et de « sorte de terre sombre et onctueuse » est inconnu. Le cromlech est protégé () dès 1883., en faisant des îles britanniques. En 1913, le chanoine Hardwicke Rawnsley coorganise une souscription publique pour racheter le domaine où se trouve le cromlech, avant de le donner au , qu’il avait cofondé.

Actions contemporaines Aucune fouille n’a été menée depuis le , et la compréhension globale des cromlechs n’a pas avancé. En 1985, l’ a lancé une étude géophysique., dont le rapport complet n’a jamais été publié.

En 2004, Margarita Díaz-Andreu, du Département d’archéologie de l’université de Durham, a commandé une étude sur les pierres de Castlerigg, pour vérifier si de l’art rupestre préhistorique pouvait être découvert. Une technique d’enquête pionnière a été employée, se servant d’un laser pour enregistrer des images tridimensionnelles des pierres ; seuls des graffitis récents ont été trouvés.

Informations externes

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Lecture complémentaires J. Dyer, , Shire, 2001. D. Fraser, C. Howard-Davis, V. Winchester et A. David, () : J. Michell, , Thames and Hudson, Londres, 1982. A. Thom, A. S. Thom et A. Burl, « », , 81, , Oxford, 1980. I. Trinks, M. Díaz-Andreu, R. Hobbs et K. E. Sharpe, « », , 2005, . J. E. Wood, , Oxford, 1980.

Bibliographie . . . . . . .

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Sources

Compléments

Traductions

Notes

Catégorie:Site mégalithique en Angleterre Catégorie:Parc national du Lake District Catégorie:English Heritage Catégorie:Cromlech