Maurice Georges Marie de Courson de La Villeneuve () est un officier général français. C'est l'un des 13 généraux français morts au combat durant la bataille de France.

Biographie Né à Fontevrault en Maine-et-Loire, il est le fils d'un officier du d'infanterie, Arthur Eudoxe Marie vicomte de Courson de La Villeneuve et de Marie Sophie DutfoyActe de naissance de la commune de Fontevraud-l'Abbaye. Consulté le 4 octobre 2019..

Il se marie dans le de Paris, le avec Marie de la Forest d'Armaillé.

Carrière Engagé au de chasseurs d'Afrique en 1900, il est admis trois ans et demi plus tard à l'École de cavalerie de Saumur. De 1912 à 1914, il sert à l'escadron de spahis sénégalais. Passé aux spahis marocains lorsque la Première Mondiale guerre éclate, il est promu capitaine en 1915, mais ils se morfond loin des champs de bataille français où servent ses frères et ses cousins. À sa demande insistante, il est affecté sur le front en France où il combat dans les rangs de l'infanterie (Division marocaine en particulier) où sa conduite héroïque lui vaut d'être cité à plusieurs reprises à l'ordre de la division et de l'armée. Terminant la Grande Guerre décoré de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre avec huit citations, il est promu chef d'escadrons en .

Entre 1919 et 1928, il sert alternativement au Levant français (Syrie et Liban) et au Maroc. Après sa promotion au grade de lieutenant-colonel en 1927, il est affecté en France le . Il rejoint dix mois plus tard en Afrique du Nord le régiment étranger de cavalerie puis le régiment de spahis tunisiens.

Le , il est nommé attaché militaire en Turquie et promu colonel le suivant. Ces nouvelles fonctions l'amenèrent à participer aux négociations franco-turques sur le Sandjak d'Alexandrette. Atteint par la limite d'âge, il reçoit les étoiles de général de brigade dans la .

Seconde Guerre mondiale

Il est rappelé à l'activité le et prend le commandement du groupe de dépôts de cavalerie à Lunéville. À partir du , il organise la défense de la ville contre des incursions motorisées allemandes. Cependant, sur ordre, le , ses dépôts de cavalerie doivent évacuer Lunéville, qu'il choisit de quitter le dernier.

Le , à Arc-les-Gray, le convoi dans lequel sa voiture s'est intégrée est arrêté par des blindés allemands. Au cours de l'action, son officier d'ordonnance, le capitaine Pierre Dupuy, est tué, son chauffeur et lui-même sont blessés. Après s'être fait panser dans une maison voisine, le général refuse de rester passif alors qu'on se bat autour de lui et sort dans la rue. Mis en joue par trois soldats allemands et sommé de se rendre, le général de Courson porte la main à son revolver, il est alors abattu d'une rafale de pistolet mitrailleur.

Il est l'un des treize officiers généraux français morts au cours des opérations de mai-juin 1940.

Il est enterré à Navenne.

Postérité Sur proposition d'un de ses arrière-petits-neveux, qui en faisait partie, une promotion d'élèves officiers de réserve (EOR) de l'École de cavalerie de Saumur fut baptisée en du nom de « Général de Courson de La Villeneuve ».

Dans un style précis et coloré, Maurice de Courson a laissé une correspondance rassemblée par son frère dans un recueil publié à compte d'auteur à destination de sa famille, et dédié à la mémoire des de sa famille proche morts pour la France au cours des conflits du .

Affectations Au de chasseurs d'Afrique en 1900. À l'École de cavalerie de Saumur en 1903. À l'escadron de Spahis Sénégalais en 1912. Au Spahis Marocains en 1914. Il fut affecté à l'infanterie sur le front en France en 1915. Entre le et le , il servit alternativement au Levant et au Maroc. Il fut ensuite affecté en France le . Il rejoint le Régiment Étranger de Cavalerie en 1929. Il servit ensuite au de spahis tunisiens. Il fut nommé attaché militaire en Turquie à partir du . Il fut rappelé en activité le et prit le commandement du groupe de dépôts de Cavalerie à Lunéville.

Décorations 106px106px106px106px106px106px106px106px

Décorations françaises Légion d'honneur: Chevalier le . Officier le . Commandeur le pour prendre rang le . Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes, une étoile d'argent et une étoile vermeil. Médaille commémorative du Maroc avec agrafe « Maroc »'. Médaille coloniale avec agrafe « Sahara et Maroc »'.

Décorations étrangères Chevalier de l'ordre d'Isabelle la Catholique (Espagne). Officier de l'ordre du Nichan Iftikhar le (Tunisie). Chevalier de l'ordre de l'Aigle blanc (Serbie). Officier de l'ordre du Ouissam alaouite (Maroc).

Sources

Annexes

Bibliographie Revue historique des Armées, 1979, , p

Articles connexes Familles subsistantes de la noblesse française Liste des treize officiers généraux français morts au cours des opérations de mai-juin 1940

Liens externes

Références

Catégorie:Naissance en août 1879 Catégorie:Naissance en Maine-et-Loire Catégorie:Décès en juin 1940 Catégorie:Décès en Haute-Saône Catégorie:Décès à 61 ans Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Militaire français mort lors de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Titulaire de la médaille coloniale Catégorie:Chevalier de l'ordre d'Isabelle la Catholique Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1938 Catégorie:Officier de l'ordre du Ouissam alaouite Catégorie:Élève de l'École de cavalerie de Saumur