, dit Robert de Craon, sire de Craon, fils de Renaud le Bourguignon et d'Ennoguen de Vitré est un croisé. Il est le deuxième maître de l'ordre du Temple, de 1136-1137 jusqu'en , ..

Biographie Né sans doute à la fin du ou au début du , et d'origine angevine, il est le fils de Renaud de Craon et d'Ennoguen de Vitré, fille de , et le frère cadet de , seigneur de Craon. Il s'installe en Aquitaine et est fiancé à la fille d'un seigneur de l'Angoumois. Peut-être à la suite d'une déception amoureuse, il quitte l'Occident en 1125 et part pour la Terre sainte. Il y devient rapidement Templier.

Robert n'est pas présent au concile de Troyes, réuni pour légiférer sur l'ordre du Temple. Toutefois, il est de retour en Occident en 1132. À ce moment, il est sénéchal du Temple, ce qui permet d'attester que, déjà à l'époque, une hiérarchie était en place. On remarque que sénéchal est un titre qui sera ensuite réservé au Temple en Orient : on pourrait en déduire qu'alors l'ordre n'était pas assez implanté en Occident pour distinguer les hiérarchies. Or donc, Robert est en Occident en 1132, probablement pour faire connaître l'ordre. Il y retourne en 1136..

Il s'impose à la fois par sa valeur militaire, mais aussi par sa piété. Aussi est-il désigné maître, sans doute en , à la mort du fondateur de l'ordre, Hugues de Payns. Il se révèle un brillant organisateur et fait de l'ordre du Temple un acteur majeur des États latins d'Orient. Son rôle législatif interne est considérable et, le , le pape , par sa bulle « Omne datum optimum », accorde à l'ordre un certain nombre de privilèges. Ainsi, les Templiers sont exemptés de la dîme, de la juridiction épiscopale (ce qui signifie que l'ordre a ses propres ecclésiastiques, qui ne relèvent pas des évêques), et ils sont habilités (1147) à arborer leur signe exclusif, la fameuse croix de gueules (rouge) pattée sur champ d'argent (blanc).

Robert de Craon est moins heureux sur le plan militaire. À peine élu, il bat l'émir d'Alep, mais laisse ses chevaliers se livrer aux pillages. L'émir se retourne alors contre eux et les taille en pièces. Robert de Craon autorise les Templiers d'Espagne à lancer une expédition importante (près de 70 vaisseaux) contre Lisbonne, mais c'est aussi un échec. En 1140, les Templiers résistent avec héroïsme à une armée de Turcs bien plus nombreuse à la bataille de Teqoa.

Le chroniqueur Guillaume de Tyr le cite comme participant en 1148 à la deuxième croisade, notamment au cours du siège de Damas. Il semble que Robert de Craon soit mort le . L'obituaire de la commanderie de Reims signale en effet sa mort le jour des ides de janvier, soit le 13, et son successeur, Évrard des Barres, est déjà en place en .

Ascendance

Les hommes de son temps Au cours de sa vie et en tant que maître de l’ordre du Temple, Robert de Craon a côtoyé de nombreuses personnalités importantes de son époque.

Voir aussi

Articles connexes Famille de Craon

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Famille de Craon Catégorie:Maître de l'ordre du Temple au XIIe siècle Catégorie:Croisé du XIIe siècle Catégorie:Mayenne médiévale Catégorie:Personnalité de la deuxième croisade Catégorie:Décès en 1147