André René Celestin Herbelin ( au Havre - à CourbevoieArchives départementales de la Seine-Maritime, commune du Havre, année 1889, acte de naissance , vue 481/612 (avec mention marginale de décès)) est un militaire et as de l'aviation français de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il remporta onze victoires aériennes homologuées. Il participera également à la défense de son pays pendant la Seconde Guerre mondiale, en s'engageant dans la Résistance contre l'Allemagne nazie..
Il est enterré au cimetière de Brasse à Belfort.
Biographie
André Herbelin est le fils de Charles Herbelin, maître d'hôtel, et de Thérèse Beck. À Belfort, d'où le père est originaire et où la famille s'est installée, sa jeunesse est imprégnée de sport ; il participera notamment aux tours de France 1909 et 1910. Il s'engage en au régiment d'infanterie de Belfort, et y devient sergent fourrier en . Victime d'une thrombose pulmonaire, il est reformé le . À son retour à la vie civile, il travaille dans une imprimerie et maison d'édition, et épouse Marie Canal le ..
Première Guerre mondiale Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, pourtant libéré de ses obligations militaires, il parvient à réintégrer l'armée et devient , le . Affecté au du train des équipages avec le grade de maréchal des logis, il y restera deux ans, avant d'être transféré dans l'aviation. Il commence sa formation de pilote à Avord, le , et reçoit le brevet de pilote 3088 le . Il part suivre un entrainement complémentaire à Pau (voltige, en juin) et Cazaux (école de tir, en juillet), qu'il terminera le , et intègre l'Escadrille 102 stationnée en Lorraine le (le , selon David Méchin).
C'est aux commandes d'un Nieuport 12, qu'il a décoré d'un squelette maniant une faux, qu'il remporte sa première victoire aérienne contre un Aviatik C le , un succès qui sera suivi par deux nouvelles victoires les 16 et . Il est promu au grade d'adjudant le . Le , Herbelin est transféré près de Belfort à l'Escadrille 81, équipée également de Nieuports, qui participe à la bataille du Chemin des Dames. Le , il reçoit la Médaille militaire en plus de la croix de guerre reçue précédemment. Il remportera de nouvelles victoires en en abattant trois avions allemands, dont l'une sera partagée avec Gabriel Guérin et Marcel Hugues, lui aussi originaire de Belfort. Fin août, En septembre, il remporte deux victoires, qui ne pourront toutefois pas être homologuées. Puis, le , il est brièvement hospitalisé. Alors qu'il est en convalescence, il est promu sous-lieutenant le 20 du même mois. Le , il rejoint son escadrille. En , Herbelin fait à nouveau équipe avec Marcel Hugues, Jacques Leps, et l'adjudant Levecque avec lesquels il remporte deux victoires, atteignant le nombre de à la fin de l'année 1917.
Sa neuvième victoire a lieu le , et sa dixième le , juste avant que ne débute l'offensive allemande du printemps 1918. Un mois plus tard, le , il est nommé Chevalier de la Légion d'honneur. , il est muté à l'Escadrille 97 , le ; il vole désormais sur des SPAD. Le , il remporte sa dernière victoire lors de l'offensive ennemie autour de Reims. Il est transféré, le , au centre d'essai de Romilly . À la fin de la guerre, André Herbelin totalise onze victoires homologuées, cinq probables (non homologuées) et heures de vol de jour, dont sur l'ennemi et de nuit. thumb|Spad Mk VII, 1919. Après la Guerre, il continue à voler sur des avions civils. La liste des pilotes français de l'aviation civile établie en 1920 indique qu'Herbelin opérait alors sur des SPAD VII, dont le code était F-ABEI et F-ABEJGolden Years of Aviation : Civil Aircraft Register - France Consulté le 6 septembre 2010.Golden Years of Aviation : CoR index - France Retrieved on 6 September 2010..
Effectuant régulièrement ses périodes de réserve, il est nommé sous-lieutenant le , puis lieutenant le . Divorcé de sa première épouse en , il se remarie deux fois : avec Stanislava Evgraff de Smirnoff () puis, après un divorce rapide, avec Suzanne Marguerite Malhat (). .
Entre-deux guerres
En 1928, Eugène Ricklin, président du mouvement autonomiste Heimatbund d'Alsace-Lorraine, alors emprisonné, se porte candidat aux élections législatives. Il est élu avec Rossé, un autre député autonomiste, dans la circonscription d'Altkirch. André Herbelin fait imprimer une affiche dans laquelle il appelle les anciens combattant à protester .thumb|Caudron C.59, 1929.
Plus tard, il s'installe à Paris, travaille à la Société anonyme de fabrication industrielle du caoutchouc et reste dans le monde aéronautique. Il s'occupe ainsi d'une affaire de pièces détachées, vole en aéroclub, participe à un rallye aérien (1930) et reprend ses activités de réserviste, s'entraînant sur Caudron C.59 et Nieuport 62. Élevé au grade de capitaine en , il est promu officier de la Légion d'honneur le .
Seconde Guerre mondiale Lorsque la guerre éclate en , le capitaine Herbelin est mobilisé et commande d'abord une section d'« avions estafettes ». Ce groupe est rapidement dissout et, en , il rejoint successivement les bases de Marignane et de Cazaux. Démobilisé après l'armistice de , il rentre dans sa région de Belfort le suivant, .
André Herbelin rejoint la Résistance intérieure française et, recherché par la Gestapo en 1943, il prend la clandestinité. Devenu capitaine des Forces françaises de l'intérieur (FFI) dans le maquis Lorraine-ballon d'Alsace, il se battra contre les occupants de la fin 1943 à . Il est promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur le , et élevé la même année au grade de .
Herbelin a rempli les fonctions de secrétaire de l'Association des as français , jusqu'à sa mort le .
L’Académie française lui décerne le prix Eugène-Carrière en 1942.
Distinctions Prix Eugène-Carrière
Bibliographie
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Références
Liens externes Biographie détaillée, liste des victoires aériennes et profils couleurs de ses appareils http://www.theaerodrome.com/aces/france/herbelin.php http://www.wwiaviation.com/aces/ace_Herbelin.html
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